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jeudi 3 février 2011

Haïti-Aristide : Pression maintenue en faveur d’un passeport diplomatique pour l’ancien président

P-au-P, 02 fév. 2011 [AlterPresse] --- Plusieurs dizaines de partisans de l’ancien président haïtien Jean Bertrand Aristide ont tenu un sit-in ce mercredi 2 février devant le Ministère des Affaires Etrangères pour réclamer un passeport diplomatique pour leur leader afin qu’il puisse revenir en Haïti.
« Nous espérons que le passeport sera délivré dans le plus bref délai et que le président Aristide sera là avant le 7 février » a fait savoir Maryse Narcisse, porte-parole de l’ancien chef d’État.
Selon un communiqué du Ministère de l’Intérieur « un passeport périmé ne constitue pas un obstacle au retour d’un citoyen haïtien dans son pays natal », mais les partisans de Jean Bertrand Aristide n’en démordent pas et continuent de réclamer un passeport diplomatique.
« Ce serait extrêmement vexant que le chef d’Etat le plus populaire, cet homme politique qui a tant de dignité soit obligé de traverser tous les océans avec un passeport périmé », a laissé entendre le sénateur Lavalas Gerald Gilles, qui prenait part au sit-in.
« Nous pensons que le président Aristide doit obtenir un passeport diplomatique. Et qu’importe la position de la communauté internationale…nous allons continuer à nous mobiliser », a-t-il martelé.
Alors que ses partisans ont enclenché une mobilisation en faveur de son retour, des rumeurs ont fait croire à la présence d’Aristide à Cuba, soit à quelques encablures du territoire national. Ces rumeurs ont été vite démenties.
Les autorités haïtiennes se sont par la suite empressées d’annoncer que Jean Bertrand Aristide était libre de retourner en Haïti quand il le souhaite et qu’elles étaient prêtes à lui fournir les documents nécessaires, pourvu qu’une demande ait été formulée en ce sens.
« Depuis cette déclaration faite par les autorités, le dossier a été déposé devant un cabinet d’avocats. Le dossier suit son cours », a déclaré Maryse Narcisse, réitérant le souhait que « les gouvernements haïtien et sud-africain rentrent en contact pour faciliter rapidement le retour » d’Aristide.
Selon Lionel Etienne, ex-député Lavalass, le retour d’Aristide est « incontournable ».
« Nous vivons dans un pays en pleine crise de leadership et le plus grand leader, le plus grand interlocuteur du peuple, c’est Jean Bertrand Aristide. Il faut qu’il revienne pour mettre les points sur les ‘i’. Aujourd’hui certains ont les résultats [des élections] mais ne peuvent les révéler. Ils ne savent pas quelle décision il faut prendre. Le président Aristide va venir mettre les points sur les i », a-t-il martelé.
Dans une récente intervention, Jean Bertrand Aristide avait pour sa part nié toute volonté de faire de la politique si jamais il revenait dans son pays. Il avait plutôt évoqué des raisons de santé et le désir de s’investir dans l’éducation. [kft gp apr 2/02/2011 14 :40]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article10605

Commentaire
Demander a Aristide de revenir en Haïti, c'est supplier un chat de venir surveiller un bol de lait. A moins qu'on puisse domestiquer un chat, ce qui est une tache assez ardue surtout quand l'arbre est déjà trop tordu.

Haiti-Elections : Le délai de la publication des résultats définitifs se prolonge

P-au-P., 3 févr. 2011 [AlterPresse] --- Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) informe qu’il continue à travailler tôt ce 3 février en vue de publier les résultats définitifs du premier tour des élections du 28 novembre 2010.
A l’expiration du délai prévu pour l’annonce de ces résultats prévue la veille, le directeur de communication de l’institution électorale, Pierre Thibault Junior, déclare à la presse que « la permanence est décrétée » jusqu’à ce que l’issue de la compétition électorale soit connue.
Le CEP doit notamment déterminer les deux candidats présidentiels qui iront au second tour programmé pour le 20 mars, ainsi que les postulants en ballotage qui concourront en vue de compléter le sénat et la chambre des députés.
La population continue d’attendre avec appréhension les données qui doivent être rendues publiques et les dispositifs de sécurité ont été renforcés, particulièrement à Port-au-Prince.
La nuit demeure calme à la capitale, en dépit d’incidents isolés qui ont été rapportés, comme à Bel-Air, quartier située à proximité du centre administratif où un employé civil de la police et une personne qui l’accompagnait ont été tués par balles.
La publication des résultats préliminaires des élections le 7 décembre 2011, avait provoqué d’importants troubles à travers le pays et au moins 4 personnes avaient été tuées.
Mirlande Manigat venait en tête de la présidentielle avec 31,37 %, suivie du candidat du pouvoir Jude Celestin (22,48%) et Michel Martelly (21,84%).
Ces résultats, rejetés par divers secteurs, ont été l’objet d’évaluation par une mission de l’OEA, sur demande du président René Préval.
L’OEA a préconisé la mise à l’écart de Celestin et un second tour entre Mirlande Manigat et Michel Martelly. Les pressions internationales se sont multipliées contre le pouvoir en place durant les dernières semaines et le parti officiel, Inite, a du faire retrait de sa participation dans la course à la présidence. [gp apr 03/02/2011 01 :00]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article10607

Commentaire
Comment ne pas soupçonner ces comédiens dont la culture est marquée par une tendance sauvage à pratiquer la fraude après tant de tergiversations? Y a-t-il un mystère à déchiffrer dans ces votes? Préval aurait-il donné un contrordre après avoir fait appel lui-même à l'OEA pour éviter (encore une fois) que la lumière soit faite sur sa fraude électorale? Pourquoi ces personnages néfastes jouent-ils avec le feu, sachant qu'ils ont des dettes morales envers un pays qu'ils ont sali dans la boue (au sens propre et au sens figuré) et qui ne demande qu'à survivre? Faut-il que la devise de ces hommes politiques troglodytes soit toujours "après moi le déluge"?
La Tunisie, l’Egypte, le Yémen ne leur rappellent-ils pas quelque chose ? N’y a-t-il pour eux aucune leçon à tirer de ces faits ou sont-ils aveugles au point de ne rien retenir de tout cela ? Pourquoi attendre qu’il soit trop tard ?

mercredi 2 février 2011

Haïti-Elections-Crise

Haïti attend avec appréhension les résultats définitifs des présidentielles
Tandis que la Police Nationale et la mission onusienne se préparent à contrecarrer d’éventuelles réactions violentes de candidats malheureux ou de leurs partisans, une aile de l’opposition adopte une déclaration visant à imposer à la fois l’annulation du scrutin controversé de novembre, le départ le 7 février du Président Préval et son remplacement par un pouvoir de transition


mardi 1er février 2011,

Radio Kiskeya

A quelques heures de la proclamation des résultats définitifs du premier tour des présidentielles et législatives controversées de novembre attendue mercredi avec suspense et appréhension, le bureau du contentieux électoral national (BCEN) était engagé dans une course contre la montre en vue de statuer sur tous les cas de contestation entendus.
Avec l’assistance des conseillers juridiques du CEP et d’une mission technique de l’Organisation des Etats américains, les juges en siège devaient rendre le verdict du tribunal électoral suprême sur 108 contestations après huit jours de plaidoiries.
Les résultats des délibérations seront rendus publics en même temps que ceux des élections, ainsi en ont décidé les conseillers électoraux afin d’éviter "des fuites ou des mésinterprétations".
Les observateurs s’attendent à l’annonce d’un second tour, prévu le 20 mars prochain, entre Mirlande Manigat, vainqueure du premier tour, et Michel Martelly, au détriment du représentant du pouvoir, Jude Célestin, conformément aux recommandations de l’OEA fortement appuyées par la communauté internationale.
Aucun des membres de l’institution électorale, pas plus que son président Gaillot Dorsinvil, n’a voulu s’exprimer sur la journée fatidique de mercredi qui fait craindre à beaucoup d’éventuelles réactions violentes des perdants.
En prévision d’un tel scénario, les forces de sécurité haïtiennes et onusiennes ont adopté des mesures exceptionnelles pour empêcher la répétition des graves violences qui avaient suivi début décembre la publication des résultats préliminaires des présidentielles.
Si aux abords du siège central du CEP à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) aucun dispositif de sécurité n’était remarqué, en revance, à Delmas (nord-est), devant les locaux de la direction des opérations électorales, quatre blindés légers de la MINUSTAH étaient en stationnement.
Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, a promis que le gouvernement prendrait "toutes les mesures pour garantir un climat de paix et de tranquillité dans le pays" dans un contexte marqué par des attaques criminelles en série contre la police ayant fait huit morts et une dizaine de blessés graves parmi les agents de l’ordre.
En décembre, la deuxième place de Jude Célestin, derrière sa rivale démocrate-chrétienne Mirlande Manigat et devant le chanteur Michel Martelly, avait entraîné des déchaînements de violence et la paralysie pendant trois jours des principales villes du pays alors livrées au chaos.
Mardi, plusieurs centaines d’opposants réclamant l’annulation des élections entachées de fraudes et d’irrégularités ont manifesté pacifiquement en faveur du départ du Président René Préval, le 7 février, et de l’installation d’un gouvernement de transition. Cette marche a été précédée d’un forum au cours duquel quatre Sénateurs, douze des candidats à la présidence et les dirigeants des plateformes Alternative, Libération, Rasanble et Ucadde ont adopté une déclaration prônant l’intronisation d’un Président issu de la cour de cassation ou désigné par les candidats à la Présidence et la formation d’un gouvernement de consensus, d’un conseil d’Etat de 30 membres et le maintien du Sénat.
Soumis ces derniers jours à de fortes pressions internationale sur la résolution de la crise post-électorale, le chef de l’Etat sortant, qui a reçu dimanche la visite de la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, entend rester au pouvoir si possible jusqu’au 14 mai (date à laquelle il avait prêté serment en 2006) pour céder son fauteuil seulement à un successeur légitime. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7474

Commentaire
Preval et Aristide etant les seuls a tirer profit d`un environnement chaotique dans ce pays, ce sont les deux personnages qui doivent etre rendus responsables de tout ce qui affecte Haiti. Les manifestations, les destructions que des vandales finances traditionnellement par ceux qui n`ont rien a perdre car ils ont tout a l`exterieur du pays, sont sur le compte de Preval et d`Aristide qui tot ou tard doivent rendre compte a ces dix millions d`affames. Des gens qui ne demandent qu`a travailler pour elever leurs enfants et vivre dans la dignite.

Le gouvernement est sur le point de délivrer un passeport à Aristide

Mardi, 1 février 2011 10:51
Le gouvernement haïtien n'entend plus faire obstacle au retour de Jean Bertrand Aristide. Les ministres de l'intérieur Gabriel Bien Aimé et des affaires étrangères Marie Michèle Rey ont au cours d'une même journée fait part de leur détermination à enclencher une procédure célère pour la délivrance d'un passeport diplomatique a l'ancien dirigeant lavalas.
Cette démarche du gouvernement de René Préval intervient deux semaines après le retour de l'ex dictateur Jean Claude Duvalier. En dépit des multiples manifestations des militants de Fanmi Lavalas, les membres du gouvernement avaient maintenu un profond silence sur ce dossier.
Le gouvernement haïtien est prêt à accorder un passeport à l'ex-président Jean-Bertrand Aristide pour son éventuel retour en Haïti. Mais dans le cas ou cela impliquerait des pays tiers, l'ex-président doit obtenir une autorisation de ces pays, indique une note du Ministère de l'Intérieur, organe de tutelle du Service d'Immigration.
Les avocats d'Aristide auraient transmis hier lundi la requête de passeport diplomatique formulée par l'ex président lavalas en exil depuis 2004 en Afrique du Sud. La requête a été adressée au ministre des affaires étrangères, Marie Michèle Rey.
Interrogée par des medias haïtiens, Mme Rey, ancienne ministre d'Aristide, a précisé qu'il n'y avait pas encore de demande formelle pour renouveler le passeport diplomatique de Jean-Bertrand Aristide. Mme Rey qui fait état d'interventions de proches d'Aristide par téléphone et courrier, rappelle que ceci ne constitue nullement une demande formelle. Elle assure que si la demande arrivait demain, elle serait traitée comme toutes les demandes.
Une source proche du ministère des affaires étrangères explique que l'absence de mission diplomatique haïtienne en Afrique du Sud contribue à compliquer la tache pour Aristide. Le gouvernement haïtien aurait la semaine dernière autorisé l'ex président Aristide à formuler une demande par document électronique.

LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18737

Commentaire
Tant qu`Aristide sera vivant, il empechera le pays d`avancer. Il ne pardonnera jamais aux Haitiens de s`etre passe de sa bonte qui a coute plusieurs dizaines voire des centaines de morts a ce pays qui voyait tout son avenir a travers ce pretre. Ce personnage, le plus nefaste dans l`histoire de ce pays, est tellement desequilibre qu`il est incapable de comprendre qu`on ne s`impose pas par le feu et le sang a un pays qui n`a plus besoin de vous. C`est un signe d`absence de decorum que de s`imposer la ou l`on ne fait pas defaut, M. Aristide! Et c`est du machiavelisme bon marche, M. Preval, de punir un peuple en creant cet affrontement Duvalier-Aristide dans un pays devaste pourvu que vous arriviez a pecher en eau trouble! Pourquoi souhaiter a Preval que Lavalasse (l`avalanche)l`emporte? Il a deja fait l`experience d`etre le second d`Aristide et meme la presidence ne lui a pas restitue la dignite, la personnalite qui caracterise, en general ceux qui sont integres et ne se vendent ni ne s`achetent au prix ou il l`a fait, la genuflexion.


Devenez quelqu`un pour faire quelque chose! (Raoul Follereau ?)

Bambou ou polystyrène: à la recherche d'idées créatives pour rebâtir Haïti

Haïti: Utiliser du chanvre, du bambou ou du polystyrène, recycler les débris qui jonchent encore les rues: les idées ont fusé cette semaine pour rebâtir les quelque 200.000 habitations et bâtiments détruits par le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010.
Longtemps retardée, une conférence organisée cette semaine a rassemblé des centaines d'entreprises du monde entier, venues aider le pays à "reconstruire mieux".
Installés à l'extérieur de l'hôtel Karibe, constructeurs locaux et étrangers ont pu faire partager leurs idées.
"C'est tout simplement du polystyrène renforcé par du ciment sur le côté extérieur", explique Kim Christiansen, président de Scandia Pacific, une entreprise basée dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), en montrant un matériau fabriqué par sa société.
David Mosrie, dont l'entreprise baptisée Push Ahead est installée en Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis), propose un matériau à base de fibres de chanvre moulées combinées avec un dérivé calcaire.
Est-ce que des petits malins pourraient avoir envie de fumer sa maison de chanvre? "Il faudrait en fumer l'équivalent d'une tonne pour planer, alors bonne chance!" répond-il en riant.
Mais si les entrepreneurs présents ont pu échanger leurs cartes de visite, ils ont surtout eu l'occasion de se parler entre eux et peu de projets concrets ont vu le jour.
Gabriel Verret, directeur de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), accuse la communauté internationale de ne pas tenir sa promesse d'aide à la reconstruction d'Haïti.
"Tout le monde ne parle que de dégager les décombres, qu'est-ce que je suis censé faire? Les retirer à mains nues?" dit-il à l'AFP. La CIRH a alloué 52 millions de dollars pour dégager les décombres, alors qu'il en faudrait 600 millions, dit-il.
Et pourtant, l'utilisation des décombres fait justement partie des idées innovantes présentées lors de cette foire à la reconstruction.
Hugh Brennan, consultant pour Haven, une ONG irlandaise, travaille sur un projet consistant à trier les décombres, les compacter dans des coffrages de fil de fer pour faire les murs de la maison avant d'y ajouter un toit en ciment.
Ses quatre premières maisons doivent être construites à Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince, financées par l'ONG Oxfam America. Chacune coûtera 10.000 dollars, et il espère faire passer le coût à 5.000 dollars.
Les idées abondent. Tim Cornell, de Polehouses.com, propose des cadres en métal adaptables qui peuvent être complétés par du bois, du bambou ou du polystyrène.
Moshe Saldinger, dont la firme Ashtron Building Systems est basée en Jamaïque, propose des maisons en ciment sous forme de cubes. Un studio est fait d'un cube, un deux-pièces de deux cubes.
Andres Duany, qualifié de leader du "néo-urbanisme", présent pour le compte de la Fondation du Prince de Galles, propose de laisser les décombres et de construire par dessus, ce qui rendrait les nouvelles constructions moins vulnérables aux inondations.
Mais "quelles que soient les idées que vous avez, si elles ne sont pas réalisables rapidement, elles ne valent rien", selon lui.
Au final, Moshe Saldinger est sceptique sur les retombées de la conférence. "Ce ne sont que des beaux costumes, des conversations, des études et tout ça. Mais dehors, ils vivent dans des sacs en plastique".
Le ministre du Tourisme Patrick Delatour défend le gouvernement. "Je suis obligé de considérer la vue d'ensemble", dit-il. "Et il semble que nous soyons en train de parler d'un effort de construction qui va durer 20 ans".

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88592&PubDate=2011-02-02

Commentaire
M. Delatour, Haiti n`etant ni a vous, ni a Preval, ni a personne d`autre qu`au peuple haitien, il est normal que le travail commence par vous, si vous le commencez, soit poursuivi par un autre. Que cela exige 5, 10 ou 20 ans, cela ne devrait pas etre votre principale preoccupation. Personne n`est a vie. Duvalier croyait l`etre et il n`est plus au pouvoir. Preval n`etant pas bon eleve, on ne peut rien lui conseiller, mais c`est la lecon qui devrait retenir son attention. Dire qu`il aurait pu passer a l`histoire comme ayant ete au moins passablement democratique!

mardi 1 février 2011

Haïti prêt à laisser rentrer au pays l'ancien président Aristid

Haïti: Le gouvernement haïtien s'est dit prêt lundi à accorder un passeport à l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, pour lui permettre de rentrer au pays dont il a été chassé par un coup d'Etat en 2004.
Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales a indiqué qu'il était prêt à donner un passeport à l'ex-président, qui vit en exil en Afrique du Sud, si la demande en était faite.
"Le gouvernement de la République donne l'assurance qu'aussitôt produite, une telle demande sera honorée avec célérité", dit le texte, démentant au passage qu'une demande de passeport ait été refusée à M. Aristide.
Selon un de ses avocats à Miami, Ira Kurzban, M. Aristide a écrit lundi à la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Marie-Michele Rey, pour lui demander de lui remettre immédiatement un passeport diplomatique.
Dans un communiqué diffusé mi-janvier, l'ancien président avait expliqué vouloir rentrer au pays pour des raisons médicales et aussi "pour contribuer à servir mes frères et soeurs haïtiens en tant que simple citoyen dans le domaine de l'éducation".

Commentaire
Pour aider ses freres et soeurs dans le domaine de l`education, il faudrait qu`Aristide ait d`abord lui-meme de l`education. Quelle moquerie face a une population qu`il a decimee par ses atrocites et depouillee par la corruption et le commerce de drogue! Un loup habille (deguise) en agneau. Comme Preval d`ailleurs!
(il y a un petit probleme d`accent)

Commentaire
Le masque est tombe! Le maladroit politicien qu est Preval fait une nouvelle menace. Il a fait venir Duvalier pour faire diversion. La preuve? Un conseiller de Duvalier, Rony Gilot l`est aussi de Jude Celestin, le candidat de Preval. Maintenant, sachant qu`Aristide, bourreau et rapace, est un mal de tete pour le pays, donc pour la communaute innternationale, menace de lui rouvrir la porte. Pourquoi? Pour se venger par ce que le coup d`etat qu il pensait infliger a la democratie n a pas ete enterine par le pays ni par la communaute internationale. C`etait visible a l`oeil nu. Le rire beat, inflige a Madame Clinton lors de leur rencontre laissait presager une autre espieglerie. Il n`a pas la moindre sensibilite, la moindre gene face a tout ce mal qu`il a inflige au pays et qu`il lui inflige encore. Il ne pense qu`a son profit personnel. Heureusement pour le pays qu`Aristide serait le premier a se venger de lui, son frere-ennemi jumeau! D`ailleurs, il sait que Duvalier et Preval sur un meme terrain s`affronteraient et que le peuple ferait les frais de cet affrontement. Il n`est donc ni loyal envers Duvalier qui lui a offert l`occasion de faire diversion, ni touche par la punition qu`il infligerait au pays en faisant venir son patron qui s`est enrichi des deniers publics en moins de temps et a un plus fort volume que Duvalier. Se sont-ils promis un partage equitable des ressources publiques sur le dos du petit peuple qu`il torture depuis vingt ans si l`on fait la somme de ses annees et de ceux de son frere jumeau?

(le meme probleme d`accent)

La Suisse bloque les fonds de Duvalier sur la base d`une nouvelle loi

Haïti: La Suisse a bloqué mardi les avoirs de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier à la suite de l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi qui devrait permettre de les restituer à Haïti, a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
"Cette loi ayant été acceptée par le Parlement lors de sa session d'automne 2010, elle est entrée en vigueur le 1er février 2011", indique le département des Affaires étrangères (ministère) sur son site web.
"Les fonds Duvalier ont alors été bloqués sur la base" de cette nouvelle loi, précisent les autorités helvétiques.
La loi a été surnommée "Lex Duvalier" car elle a été adoptée pour pallier un manque apparu dans la longue bataille judiciaire sur la restitution au peuple haïtien de quelque 6 millions de francs suisses (4,6 millions d'euros), déposés par la famille Duvalier sur des comptes suisses.
La loi fédérale sur la restitution des valeurs patrimoniales d'origine illicite de personnes politiquement exposées (LRAI) permet au gouvernement helvétique de rendre aux populations spoliées des fonds illicites bloqués dans la Confédération, même si l'entraide judiciaire avec l'Etat concerné ne peut aboutir, ce qui n'était pas possible jusqu'à présent.
Après l'entrée en vigueur, "une procédure en confiscation pourra être ouverte par la Confédération devant le tribunal administratif fédéral", indique le ministère. "Une fois confisqués, les fonds pourront être restitués à Haïti dans le but d'améliorer les conditions de vie de la population de cet Etat".
"Les valeurs patrimoniales confisquées seront restituées par la Confédération au bénéfice de la population du pays d'origine, par le financement de programmes d'intérêt public".
Selon Enrico Monfrini, avocat en Suisse pour les autorités haïtiennes, la nouvelle loi permettra d'accélérer la restitution des fonds de "Bébé Doc", une affaire jonchée de moult rebondissements.
Le dernier en date remonte à mars quand Jean-Claude Duvalier a introduit un nouveau recours devant la justice suisse pour récupérer des millions de dollars gelés sur des comptes en Suisse depuis vingt-quatre ans sur décision du gouvernement helvétique.
Il contestait la décision de Berne de bloquer à nouveau les fonds après un jugement de la plus haute instance judiciaire helvétique, le tribunal fédéral.
Ce dernier avait annulé en février 2010 la restitution prévue à Haïti d'une partie des avoirs de M. Duvalier.
Le tribunal avait confirmé un jugement antérieur de la justice helvétique selon lequel ces avoirs avaient été obtenus de manière criminelle. Mais puisque le droit suisse prévalait dans cette affaire en raison de l'absence d'un traité d'entraide judiciaire entre Haïti et la Suisse, il avait relevé que les crimes commis étaient prescrits depuis 2001, conformément au code pénal helvétique.
Il a en conséquence conclu que Berne ne pouvait s'appuyer sur cet argument pour restituer les fonds au peuple haïtien, comme il avait prévu.
Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur, qui avait succédé en 1971 à son père François, élu président en 1957.
Après 25 ans d'exil en France, Jean-Claude Duvalier est revenu en Haïti à la mi-janvier, assurant vouloir aider à la reconstruction du pays après le séisme du 12 janvier.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88528&PubDate=2011-02-01

Commentaire
C`est vraiment une excellente chose que le pays peut chercher a recuperer son argent mal acquis par les Duvalier. Souhaitons qu`une connivence ne s`etablisse pas entre les autorites en place et celles qui viendront pour empecher le pays de recuperer ce qui lui appartient. Car l`on sait que tres souvent, c`est par manque de volonte politique que ces demarches-la n`aboutissent jamais.
(nous faisons face a un petit probleme d`accent)