2011 Jan 22 - 08:05
•
Chers amis de la presse,
Je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation de ce jour et saisis cette opportunité qui m'est offerte de m'adresser a mes concitoyens.
Très brièvement, je vous dirai combien j'ai été favorablement impressionné par l'accueil qui m'a été réservé depuis l'Aéroport International François Duvalier pour cette visite, surtout par cette foule de jeunes qui ne m'ont pas connu.
Cela donne chaud au cœur. M di yo mèsi anpil, m'te kontan viv moman sa-a. (Je leur dis merci beaucoup, j'ai été heureux de vivre ce moment là)
Cela dit, je sais à quel point nombre de vous sont curieux de savoir l'objet de mon retour à Port-au-Prince après un quart de siècle d'absence. Cette question est sur toutes les lèvres.
En effet, j'ai voulu rendre un hommage aux nombreuses victimes du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 qui a fait, selon des estimations officielles, 316.000 morts. Malheureusement, je ne suis pas arrivé à temps pour cette commémoration.
Chers compatriotes,
Me voici revenu vous témoigner de ma solidarité en cette période extrêmement difficile de la vie nationale où vous êtes encore des centaines de milliers à vivre à la belle étoile, au milieu des ruines. Dès l'instant que j'ai pris la décision de revenir en Haïti pour commémorer avec vous, dans notre pays, ce triste anniversaire, je m'attendais à toute sorte de persécutions ; mais croyez-moi, le désir de participer à vos côtés, à cette Konbit pour la reconstruction nationale, dépasse de loin les tracasseries auxquelles je pourrais être confronté… Peu importe le prix à payer, l'essentiel pour moi étant de me trouver avec vous. Et j'affirme qu'à ce titre, tous les Haïtiens et Haïtiennes de bonne volonté ont le droit de vouloir y prendre part.
Je saisis cette occasion pour présenter publiquement mes sympathies à mes millions de partisans qui, après mon départ volontaire d'Haïti, afin d'éviter un bain de sang et de faciliter le dénouement rapide de la crise politique, en 1986, ont été livrés à eux-mêmes. Des milliers ont été lâchement assassinés, boucanés, grillés, suppliciés au « pè lebrun », mot devenu tristement célèbre ; leurs maisons, leurs biens pillés, déchoukés , incendiés. Et tout cela, sous les feux des caméras du monde entier.
Je saisis aussi cette occasion pour exprimer, une fois de plus, ma profonde tristesse à l'endroit de mes compatriotes qui se reconnaissent, à juste titre, d'avoir été victimes sous mon gouvernement.
Jeunesse de mon pays,
Durant mon long séjour en France, j'ai toujours été attentif à vos cris et à vos malheurs. J'ai vécu vos moments difficiles avec beaucoup de peine et de chagrin. C'est à vous, futurs leaders de ce pays, qu'il convient d'assumer la relève et montrer au monde que l'âme haïtienne est bien vivace et forte.
Et comme pour parodier le Révérend Martin Luther King : « quand vous ferez en sorte que la cloche de la réconciliation nationale puisse résonner dans tous les cœurs et que nous la laissions carillonner dans chaque commune, dans chaque ville, dans chaque quartier , dans chaque foyer, alors, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants d'Haïti, hommes et femmes, vieux et jeunes, riches et pauvres, ceux de l'intérieur comme ceux de la diaspora, puissent marcher la main dans la main sans exclusion et participer ensemble à la renaissance d'Haïti ».
Tel est le message de mon retour.
Vive Haïti ! Que Dieu nous bénisse !
Merci
Commentaire
La justice, si elle se respecte, prendra au mot M. Duvalier et le portera (l'obligera)a rendre les fonds enleve au pays pendant son mandat. C'est le moins qu'on puisse demander a l'ex-president a vie ainsi qu'aux autorites haitiennes, non?
Vivre dans un pays sans loi, c`est vivre dans l`esclavage de la peur. (Renos Dossous)
Nombre total de pages vues
samedi 22 janvier 2011
Duvalier n'a plus l'allure d'un homme malade
Haïti: C'est un Jean-Claude Duvalier totalement revigoré qui s'est présenté devant la presse ce vendredi. Oublié l'homme d'allure malade de dimanche. L'entourage de l'ancien président s'est épaissi après le ménage fait dans ses rangs pour en éloigner les porte-paroles trop zélés. De nouveaux visages ont fait leur apparition, particulièrement des Américains, avocats, ancien congressman et agent de sécurité.
Comme à son habitude du temps où il était au pouvoir, Duvalier à fait attendre la presse, ne s'est pas excusé de son retard et n'a pas accepté la moindre question. Après la lecture de son texte, il s'est éclipsé avant de réapparaître pour saluer la foule du balcon de sa nouvelle résidence à Le Château Phoenix, à Montagne noire.
Visiblement, les poursuites judiciaires n'inquiètent pas l'ex-dictateur qui se prépare à un retour graduel en politique si l'on en croit les propos que s'échangeaient ses sympathisants sur la cour de sa résidence.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88161&PubDate=2011-01-21
Comment veut-on qu'une fois sur le terrain il affiche la mysterieuse maladie puisqu'elle n'avait pour fonction, cette maladie, que de justifier le retour. Le retour ayant eu lieu...Et comme Aristide est malade de la folie des grandeurs, se croyant plus intelligent que tout le monde, il entend recourir au meme stratageme. A-t-on vu mascarade plus ehontee?
Haïti: C'est un Jean-Claude Duvalier totalement revigoré qui s'est présenté devant la presse ce vendredi. Oublié l'homme d'allure malade de dimanche. L'entourage de l'ancien président s'est épaissi après le ménage fait dans ses rangs pour en éloigner les porte-paroles trop zélés. De nouveaux visages ont fait leur apparition, particulièrement des Américains, avocats, ancien congressman et agent de sécurité.
Comme à son habitude du temps où il était au pouvoir, Duvalier à fait attendre la presse, ne s'est pas excusé de son retard et n'a pas accepté la moindre question. Après la lecture de son texte, il s'est éclipsé avant de réapparaître pour saluer la foule du balcon de sa nouvelle résidence à Le Château Phoenix, à Montagne noire.
Visiblement, les poursuites judiciaires n'inquiètent pas l'ex-dictateur qui se prépare à un retour graduel en politique si l'on en croit les propos que s'échangeaient ses sympathisants sur la cour de sa résidence.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88161&PubDate=2011-01-21
Comment veut-on qu'une fois sur le terrain il affiche la mysterieuse maladie puisqu'elle n'avait pour fonction, cette maladie, que de justifier le retour. Le retour ayant eu lieu...Et comme Aristide est malade de la folie des grandeurs, se croyant plus intelligent que tout le monde, il entend recourir au meme stratageme. A-t-on vu mascarade plus ehontee?
René Préval subit des pressions en cascade
Le Département d'Etat américain a annoncé ce vendredi la suppression de visas d'officiels du gouvernement Préval/Bellerive. Selon le porte-parole américain du Département d'Etat, Philip Crowley, cette mesure vise à « faire pression sur le pouvoir ». Le Canada et l'Union européenne se mettent aussi de la partie en faveur d'élections « libres, crédibles et transparentes » en tenant compte des conclusions du rapport des experts de la mission de l'OEA.
Haïti: Les Etats-Unis ont révoqué les visas d'un nombre indéterminé de "responsables gouvernementaux" haïtiens, a annoncé le département d'Etat vendredi, réitérant l'appel de Washington à un processus électoral "libre, juste et crédible" dans l'île.
"Nous avons décidé d'agir contre un certain nombre de citoyens haïtiens et nous continuerons à évaluer la situation", a déclaré le porte-parole Philip Crowley, soulignant qu'il était tenu par les lois américaines sur le respect de la confidentialité en matière de visas.
Invité à préciser de quelle catégorie de "citoyens" il s'agissait, il a répondu: "Des responsables gouvernementaux".
Des médias haïtiens avaient rapporté auparavant qu'une dizaine de membres du parti de Jude Célestin, le candidat du parti du pouvoir à l'élection présidentielle haïtienne, avaient vu leurs visas d'entrée aux Etats-Unis révoqués.
L'Organisation des Etats américains (0EA) recommande d'exclure du second tour M. Célestin, considéré comme très proche du président sortant René Préval et arrivé tout juste deuxième à l'issue du premier tour du 28 novembre, marqué par de nombreuses fraudes électorales. Les Etats-Unis ont appelé à suivre l'avis de l'OEA.
"Notre attention se concentre à l'heure actuelle sur le fait d'assurer un processus électoral libre, juste et crédible en Haïti. (...) Nous n'hésiterons pas à prendre les mesures appropriées quand il y aura des individus liés à des épisodes de violence ou de corruption", a déclaré M. Crowley, suggérant ainsi que la révocation des visas visait à faire pression sur le pouvoir sortant.
"Il y a de bonnes raisons de croire que les résultats (du 1er tour) annoncés ne reflètent pas la volonté du peuple haïtien", a poursuivi le porte-parole.
Ottawa : « le temps presse »
Le Canada de son côté a exhorté vendredi le gouvernement haïtien à "accepter" et suivre les recommandations formulées par la mission de l'Organisation des Etats américains (OEA), et donc à organiser "le plus tôt possible" le 2e tour de la présidentielle sans le candidat du pouvoir.
L'OEA, saisie par le président haïtien René Préval, a prôné le retrait du favori du gouvernement, Jude Célestin, arrivé selon elle en troisième position à l'issue du premier tour, alors que le Conseil électoral (CEP) l'avait classé deuxième. Mais le CEP s'est contenté de faire savoir cette semaine qu'il prendrait "en considération" cet avis "dans le cadre du traitement des contestations". Continuer >
Près de deux mois après le premier tour de l'élection présidentielle, Ottawa -- l'un des principaux bailleurs de fonds avec près de 390 millions de dollars promis pour la reconstruction -- "prie instamment le Conseil électoral provisoire d'accepter et de mettre en oeuvre les recommandations du rapport et par conséquent de passer aux prochaines étapes du processus électoral".
"Le temps presse", a souligné dans un communiqué le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon. Le mandat de M. Préval se termine le 7 février.
"Le Canada exhorte de nouveau les leaders politiques d'Haïti à s'acquitter de leurs obligations démocratiques", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, souhaitant que "la transition démocratique puisse s'achever le plus tôt possible".
"Pour renforcer la démocratie en Haïti, il faut absolument que le processus et les résultats soient crédibles et transparents", a-t-il martelé, faisant valoir que "la communauté internationale ne peut pas tout faire seule pour reconstruire Haïti".
L'UE souhaite que les conclusions du rapport de l'OEA soient prises en compte
Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce vendredi la déclaration suivante: "Je salue le travail accompli par la mission de vérification de l'Organisation des États américains (OEA) pour évaluer l'élection présidentielle organisée le 28 novembre 2010 en Haïti. J'estime qu'il s'agit là d'une étape importante pour préserver et renforcer la confiance de la population haïtienne dans le processus électoral. Je tiens à féliciter les autorités du pays qui ont coopéré avec la mission de l'OEA et ont facilité son travail.
J'espère que les conclusions de la mission seront pleinement prises en compte par les autorités haïtiennes et qu'elles se reflèteront dans les décisions juridiques établissant les résultats définitifs du premier tour du scrutin et définissant la poursuite du processus électoral. Le second tour de l'élection doit se dérouler dans le respect de la Constitution, de l'État de droit et de la volonté démocratique de la population haïtienne.
Je suis très préoccupée par le nombre d'irrégularités qui ont été signalées lors du premier tour et je plaide pour la transparence et le respect des normes électorales les plus élevées lors de la prochaine étape du scrutin. L'UE est prête à continuer d'apporter son soutien aux autorités haïtiennes dans le processus électoral en cours. La stabilité politique et des institutions démocratiques fonctionnant de manière satisfaisante sont des conditions sine qua non de la reconstruction et du développement d'Haïti.
Tous les groupes politiques d'Haïti ont le devoir de coopérer pour mettre fin à l'impasse électorale et orienter le processus de reconstruction. Je déplore le recours à la violence pour contester les résultats du vote et engage la population haïtienne à rester calme à l'heure où le processus électoral entre dans sa phase suivante."
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
Avec AFP
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88145&PubDate=2011-01-21
Commentaire
Un seul Haitien qui mourrait comme consequence de la situation actuel doit etre porte a l'actif de Preval qui en a un tres dense. La pression doit continuer car, comme Sophocle nous l'a appris, "il n'est point de pays qui soit a un seul homme". En chassant Preval, l'illegitime, on renforce l'argument selon lequel Duvalier doit etre poursuivi. C'est la corruption de la justice qui mine la confiance des citoyens dans la democratie.
Le Département d'Etat américain a annoncé ce vendredi la suppression de visas d'officiels du gouvernement Préval/Bellerive. Selon le porte-parole américain du Département d'Etat, Philip Crowley, cette mesure vise à « faire pression sur le pouvoir ». Le Canada et l'Union européenne se mettent aussi de la partie en faveur d'élections « libres, crédibles et transparentes » en tenant compte des conclusions du rapport des experts de la mission de l'OEA.
Haïti: Les Etats-Unis ont révoqué les visas d'un nombre indéterminé de "responsables gouvernementaux" haïtiens, a annoncé le département d'Etat vendredi, réitérant l'appel de Washington à un processus électoral "libre, juste et crédible" dans l'île.
"Nous avons décidé d'agir contre un certain nombre de citoyens haïtiens et nous continuerons à évaluer la situation", a déclaré le porte-parole Philip Crowley, soulignant qu'il était tenu par les lois américaines sur le respect de la confidentialité en matière de visas.
Invité à préciser de quelle catégorie de "citoyens" il s'agissait, il a répondu: "Des responsables gouvernementaux".
Des médias haïtiens avaient rapporté auparavant qu'une dizaine de membres du parti de Jude Célestin, le candidat du parti du pouvoir à l'élection présidentielle haïtienne, avaient vu leurs visas d'entrée aux Etats-Unis révoqués.
L'Organisation des Etats américains (0EA) recommande d'exclure du second tour M. Célestin, considéré comme très proche du président sortant René Préval et arrivé tout juste deuxième à l'issue du premier tour du 28 novembre, marqué par de nombreuses fraudes électorales. Les Etats-Unis ont appelé à suivre l'avis de l'OEA.
"Notre attention se concentre à l'heure actuelle sur le fait d'assurer un processus électoral libre, juste et crédible en Haïti. (...) Nous n'hésiterons pas à prendre les mesures appropriées quand il y aura des individus liés à des épisodes de violence ou de corruption", a déclaré M. Crowley, suggérant ainsi que la révocation des visas visait à faire pression sur le pouvoir sortant.
"Il y a de bonnes raisons de croire que les résultats (du 1er tour) annoncés ne reflètent pas la volonté du peuple haïtien", a poursuivi le porte-parole.
Ottawa : « le temps presse »
Le Canada de son côté a exhorté vendredi le gouvernement haïtien à "accepter" et suivre les recommandations formulées par la mission de l'Organisation des Etats américains (OEA), et donc à organiser "le plus tôt possible" le 2e tour de la présidentielle sans le candidat du pouvoir.
L'OEA, saisie par le président haïtien René Préval, a prôné le retrait du favori du gouvernement, Jude Célestin, arrivé selon elle en troisième position à l'issue du premier tour, alors que le Conseil électoral (CEP) l'avait classé deuxième. Mais le CEP s'est contenté de faire savoir cette semaine qu'il prendrait "en considération" cet avis "dans le cadre du traitement des contestations". Continuer >
Près de deux mois après le premier tour de l'élection présidentielle, Ottawa -- l'un des principaux bailleurs de fonds avec près de 390 millions de dollars promis pour la reconstruction -- "prie instamment le Conseil électoral provisoire d'accepter et de mettre en oeuvre les recommandations du rapport et par conséquent de passer aux prochaines étapes du processus électoral".
"Le temps presse", a souligné dans un communiqué le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon. Le mandat de M. Préval se termine le 7 février.
"Le Canada exhorte de nouveau les leaders politiques d'Haïti à s'acquitter de leurs obligations démocratiques", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, souhaitant que "la transition démocratique puisse s'achever le plus tôt possible".
"Pour renforcer la démocratie en Haïti, il faut absolument que le processus et les résultats soient crédibles et transparents", a-t-il martelé, faisant valoir que "la communauté internationale ne peut pas tout faire seule pour reconstruire Haïti".
L'UE souhaite que les conclusions du rapport de l'OEA soient prises en compte
Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce vendredi la déclaration suivante: "Je salue le travail accompli par la mission de vérification de l'Organisation des États américains (OEA) pour évaluer l'élection présidentielle organisée le 28 novembre 2010 en Haïti. J'estime qu'il s'agit là d'une étape importante pour préserver et renforcer la confiance de la population haïtienne dans le processus électoral. Je tiens à féliciter les autorités du pays qui ont coopéré avec la mission de l'OEA et ont facilité son travail.
J'espère que les conclusions de la mission seront pleinement prises en compte par les autorités haïtiennes et qu'elles se reflèteront dans les décisions juridiques établissant les résultats définitifs du premier tour du scrutin et définissant la poursuite du processus électoral. Le second tour de l'élection doit se dérouler dans le respect de la Constitution, de l'État de droit et de la volonté démocratique de la population haïtienne.
Je suis très préoccupée par le nombre d'irrégularités qui ont été signalées lors du premier tour et je plaide pour la transparence et le respect des normes électorales les plus élevées lors de la prochaine étape du scrutin. L'UE est prête à continuer d'apporter son soutien aux autorités haïtiennes dans le processus électoral en cours. La stabilité politique et des institutions démocratiques fonctionnant de manière satisfaisante sont des conditions sine qua non de la reconstruction et du développement d'Haïti.
Tous les groupes politiques d'Haïti ont le devoir de coopérer pour mettre fin à l'impasse électorale et orienter le processus de reconstruction. Je déplore le recours à la violence pour contester les résultats du vote et engage la population haïtienne à rester calme à l'heure où le processus électoral entre dans sa phase suivante."
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
Avec AFP
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88145&PubDate=2011-01-21
Commentaire
Un seul Haitien qui mourrait comme consequence de la situation actuel doit etre porte a l'actif de Preval qui en a un tres dense. La pression doit continuer car, comme Sophocle nous l'a appris, "il n'est point de pays qui soit a un seul homme". En chassant Preval, l'illegitime, on renforce l'argument selon lequel Duvalier doit etre poursuivi. C'est la corruption de la justice qui mine la confiance des citoyens dans la democratie.
L'édito
Le message de Washington
Haïti: En révoquant les visas d'une dizaine de personnalités proches du président de la République et pour la plupart membres influents du parti INITE, Washington veut aller droit au but. Un ministre du gouvernement, un sénateur de la République, un homme d'affaires, un membre du cabinet particulier du Chef de l'Etat et des militants du parti au pouvoir figurent au nombre des personnalités ciblées par les autorités américaines. Le communiqué de presse de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince publié le soir du 7 décembre dernier, après l'annonce des résultats préliminaires des élections du 28 novembre par le Conseil électoral provisoire, pourrait être considéré dans une certaine mesure comme l'expression du désaccord de la République étoilée au sujet du scrutin présidentiel.
Le deuxième signal lancé par les Etats-Unis pour exprimer leur réserve sur ces élections est la déclaration faite par Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, la semaine dernière sur l'éventuelle annulation des élections du 28 novembre suite au rapport d'une mission secrète conduite par Jacques Bernard en décembre dernier auprès du Conseil électoral provisoire. Cette mission a révélé que plus de 57 pour cent des procès-verbaux de la présidentielle étaient falsifiés. L'intervention de l'ambassadeur Susan Rice devant le Conseil de sécurité le jeudi 20 janvier en cours fait partie d'une campagne de sensibilisation de l'administration Obama auprès de la communauté internationale afin de faire pression sur Port-au Prince pour mettre en application les recommandations des experts de l'OEA sur la présidentielle du 28 novembre. Avec la décision adoptée hier par les autorités américaines de révoquer les visas des proches de Préval, les officiels haïtiens semblent ne pas disposer de marge de manoeuvre pour contourner les pressions américaines d'une part et celles de la communauté internationale d'autre part.
Le chantage des visas. Les autorités haïtiennes actuelles ne sont pas les premières à subir cette malencontreuse décision américaine quand Washington veut obtenir gain de cause pour une raison ou pour une autre. Pendant la période du coup d'Etat de 1991, des proches des militaires et des militaires eux-mêmes avaient connu le même sort que des collaborateurs de Jean-Bertrand Aristide lors de son second mandat. En février 1992, l'ambassadeur américain Alvin P. Adams avait convoqué tous les parlementaires haïtiens détenteurs de la carte verte au siège de l'ambassade et leur avait ordonné de ratifier l'accord de Washington sous peine de révoquer précieux sésame.
Après les excuses de Jose Miguel Insulza à René Préval sur le tollé provoqué par la fuite du rapport dans les médias, les autorités de Port-au-Prince se sentaient renforcées. Aujourd'hui René Préval et Gaillot Dorsinvil savent-ils de quoi demain sera fait ?
Lemoine Bonneau
bonneau2005@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88162&PubDate=2011-01-21
commentaire
Pour qui Preval se prend-il? Il nous rappelle etrangement ces policiers corrompus qui, pour effacer les traces de certains de leurs forfaits, cherchent a retrouver les premiers ceux qui en ont ete temoins pour les eliminer avant qu'ils ne parlent. Qu'il soit entre l'arbre et l'ecorce, cela est evident. Mais il faut le pousser, il ne partira pas s'il n'y est pas force. La cachette, il ne la voit pas apres la presidence. Comme quoi tot ou tard, les mechants tombent dans leur propre piege.
Le message de Washington
Haïti: En révoquant les visas d'une dizaine de personnalités proches du président de la République et pour la plupart membres influents du parti INITE, Washington veut aller droit au but. Un ministre du gouvernement, un sénateur de la République, un homme d'affaires, un membre du cabinet particulier du Chef de l'Etat et des militants du parti au pouvoir figurent au nombre des personnalités ciblées par les autorités américaines. Le communiqué de presse de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince publié le soir du 7 décembre dernier, après l'annonce des résultats préliminaires des élections du 28 novembre par le Conseil électoral provisoire, pourrait être considéré dans une certaine mesure comme l'expression du désaccord de la République étoilée au sujet du scrutin présidentiel.
Le deuxième signal lancé par les Etats-Unis pour exprimer leur réserve sur ces élections est la déclaration faite par Cheryl Mills, chef de cabinet de la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, la semaine dernière sur l'éventuelle annulation des élections du 28 novembre suite au rapport d'une mission secrète conduite par Jacques Bernard en décembre dernier auprès du Conseil électoral provisoire. Cette mission a révélé que plus de 57 pour cent des procès-verbaux de la présidentielle étaient falsifiés. L'intervention de l'ambassadeur Susan Rice devant le Conseil de sécurité le jeudi 20 janvier en cours fait partie d'une campagne de sensibilisation de l'administration Obama auprès de la communauté internationale afin de faire pression sur Port-au Prince pour mettre en application les recommandations des experts de l'OEA sur la présidentielle du 28 novembre. Avec la décision adoptée hier par les autorités américaines de révoquer les visas des proches de Préval, les officiels haïtiens semblent ne pas disposer de marge de manoeuvre pour contourner les pressions américaines d'une part et celles de la communauté internationale d'autre part.
Le chantage des visas. Les autorités haïtiennes actuelles ne sont pas les premières à subir cette malencontreuse décision américaine quand Washington veut obtenir gain de cause pour une raison ou pour une autre. Pendant la période du coup d'Etat de 1991, des proches des militaires et des militaires eux-mêmes avaient connu le même sort que des collaborateurs de Jean-Bertrand Aristide lors de son second mandat. En février 1992, l'ambassadeur américain Alvin P. Adams avait convoqué tous les parlementaires haïtiens détenteurs de la carte verte au siège de l'ambassade et leur avait ordonné de ratifier l'accord de Washington sous peine de révoquer précieux sésame.
Après les excuses de Jose Miguel Insulza à René Préval sur le tollé provoqué par la fuite du rapport dans les médias, les autorités de Port-au-Prince se sentaient renforcées. Aujourd'hui René Préval et Gaillot Dorsinvil savent-ils de quoi demain sera fait ?
Lemoine Bonneau
bonneau2005@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88162&PubDate=2011-01-21
commentaire
Pour qui Preval se prend-il? Il nous rappelle etrangement ces policiers corrompus qui, pour effacer les traces de certains de leurs forfaits, cherchent a retrouver les premiers ceux qui en ont ete temoins pour les eliminer avant qu'ils ne parlent. Qu'il soit entre l'arbre et l'ecorce, cela est evident. Mais il faut le pousser, il ne partira pas s'il n'y est pas force. La cachette, il ne la voit pas apres la presidence. Comme quoi tot ou tard, les mechants tombent dans leur propre piege.
vendredi 21 janvier 2011
Haiti : La poursuite de Duvalier, du “show business”
mercredi 19 janvier 2011
P-au-P., 19 janv. 2010 [AlterPresse] --- La journaliste Liliane Pierre-Paul, victime du régime de Jean-Claude Duvalier, considère la poursuite entamée contre le dictateur, de retour en Haiti, comme un spectacle, alors que ce qui est nécessaire c’est une véritable justice.
« C’est du ‘show buisiness’ », déclare-t-elle à AlterPresse, exprimant son désir d’une « vraie justice », au lendemain de la comparution de l’ex président devant le commissaire du gouvernement et un juge d’instruction.
Duvalier, qui est arrivé à Port-au-Prince le 16 janvier, doit demeurer à la disposition de la justice pour des accusations de crimes de sang et détournements de fonds.
La présentatrice Liliane Pierre-Paul a été à plusieurs reprises arrêtée et persécutée durant le régime de Duvalier. Emprisonnée le 28 novembre 1980, dans le cadre d’une vaste répression contre la presse indépendante et le mouvement démocratique, elle a été exilée le 25 décembre de la même année avec plusieurs autres collègues.
La dictature avait alors fermé plusieurs médias, dont la station emblématique Radio Haiti Inter, où travaillait Pierre-Paul. Cette radio relayait les expressions critiques, les créations populaires et contribuait à animer le mouvement démocratique.
Liliane Pierre-Paul croit que le processus judiciaire lancé le 18 janvier n’a rien de « sérieux » et le considère comme une « réponse rapide » pour faire taire les secteurs et les organismes qui réclament justice, comme les organisations de défense des droits humains et des victimes de la dictature, dont certaines, dit-elle, font partie du gouvernement.
La journaliste rappelle que Duvalier est responsable de « violations systématiques des droits humains », mais que, durant les 25 dernières années, les gouvernements successifs n’ont rien fait pour lancer une procédure judiciaire contre l’ex dictateur, tandis que les victimes n’ont en général pas porté plainte.
C’est ce qui explique, selon elle, la situation de confusion juridique dans laquelle se trouve aujourd’hui l’affaire Duvalier.
« Je suis contre la vengeance », dit-elle, mais s’insurge contre ceux qui présentent Duvalier comme un « innocent », ce qui résulte des lacunes accumulées dans « le travail de mémoire ».
Liliane Pierre-Paul appelle à tirer des « leçons pour l’histoire ».
« Ce qui se passe avec les victimes de Duvalier ne doit pas se reproduire », conclut-elle. [gp apr 19/01/2010 18 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10547
Commentaire
Au moins une personne qui dit clairement ce qui se passe. Le gouvernement, faut-il le répéter, utilise l'affaire Duvalier pour faire diversion sans aucun intérêt réel pour aller au-delà du Show biz.
P-au-P., 19 janv. 2010 [AlterPresse] --- La journaliste Liliane Pierre-Paul, victime du régime de Jean-Claude Duvalier, considère la poursuite entamée contre le dictateur, de retour en Haiti, comme un spectacle, alors que ce qui est nécessaire c’est une véritable justice.
« C’est du ‘show buisiness’ », déclare-t-elle à AlterPresse, exprimant son désir d’une « vraie justice », au lendemain de la comparution de l’ex président devant le commissaire du gouvernement et un juge d’instruction.
Duvalier, qui est arrivé à Port-au-Prince le 16 janvier, doit demeurer à la disposition de la justice pour des accusations de crimes de sang et détournements de fonds.
La présentatrice Liliane Pierre-Paul a été à plusieurs reprises arrêtée et persécutée durant le régime de Duvalier. Emprisonnée le 28 novembre 1980, dans le cadre d’une vaste répression contre la presse indépendante et le mouvement démocratique, elle a été exilée le 25 décembre de la même année avec plusieurs autres collègues.
La dictature avait alors fermé plusieurs médias, dont la station emblématique Radio Haiti Inter, où travaillait Pierre-Paul. Cette radio relayait les expressions critiques, les créations populaires et contribuait à animer le mouvement démocratique.
Liliane Pierre-Paul croit que le processus judiciaire lancé le 18 janvier n’a rien de « sérieux » et le considère comme une « réponse rapide » pour faire taire les secteurs et les organismes qui réclament justice, comme les organisations de défense des droits humains et des victimes de la dictature, dont certaines, dit-elle, font partie du gouvernement.
La journaliste rappelle que Duvalier est responsable de « violations systématiques des droits humains », mais que, durant les 25 dernières années, les gouvernements successifs n’ont rien fait pour lancer une procédure judiciaire contre l’ex dictateur, tandis que les victimes n’ont en général pas porté plainte.
C’est ce qui explique, selon elle, la situation de confusion juridique dans laquelle se trouve aujourd’hui l’affaire Duvalier.
« Je suis contre la vengeance », dit-elle, mais s’insurge contre ceux qui présentent Duvalier comme un « innocent », ce qui résulte des lacunes accumulées dans « le travail de mémoire ».
Liliane Pierre-Paul appelle à tirer des « leçons pour l’histoire ».
« Ce qui se passe avec les victimes de Duvalier ne doit pas se reproduire », conclut-elle. [gp apr 19/01/2010 18 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10547
Commentaire
Au moins une personne qui dit clairement ce qui se passe. Le gouvernement, faut-il le répéter, utilise l'affaire Duvalier pour faire diversion sans aucun intérêt réel pour aller au-delà du Show biz.
Présentation d'un plan d'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince
Haïti: Les membres de la Fondation Prince Charles et ceux de Duany Plater Zyberk (DPZ), ont présenté, mercredi, une ébauche avancée du plan de construction et d'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince, à la presse et à des hommes d'affaires haïtiens, lors d'une rencontre-débats à l'hôtel Montana.
La Fondation Prince Charles et Duany Plater sont les deux firmes chargées d'élaborer, pour le compte du gouvernement haïtien, dans le cadre de la reconstruction, le plan pour la construction du centre historique de la capitale, financé par la Banque centrale et l'Etat haïtien.
Ce plan consiste en la construction d'une cinquantaine d'îlots. Il prend en compte des édifices de l'administration publique, des établissements scolaires, des espaces culturels, des places publiques, des jardins, des parkings, des magasins, ainsi que des habitats. « Il s'agit d'immeubles qui comprendront entre deux et quatre étages », a indiqué l'architecte urbaniste Andrés Duany co-fondateur de DPZ, la firme chargée de l'aspect technique de la conception et de la réalisation du plan de construction.
Ce plan du nouveau centre-ville se rapporte à un espace de 200 hectares. Cette surface délimitée s'étendra au nord de la rue des Césars, au Sud de la rue Saint Honoré, à l'est de la rue Capois et à l'ouest au bord de mer. L'arrêté présidentiel déclarant le bas de la ville d'utilité publique (relatif à cette délimitation) a été publié le 2 septembre 2010.
D'après Andrés Duany, « les auteurs du plan de la construction tiennent compte de la nature du sol de tout le centre-ville et de son risque sismique ». « A cet effet, les maisons seront construites à partir des matériaux résistants au tremblement de terre », a rassuré M. Duany. D'après lui, « ce plan ne tient pas seulement compte des modes de construction parasismique, mais aussi du style architectural des bâtiments historiques et de la réalité socioéconomique du pays ».
Dans le cadre de la réalisation, le directeur général de la Fondation Prince Charles, Hank Dittmar, souhaite l'implication des acteurs socioéconomiques, des experts haïtiens et organisations locales et internationales dans l'exécution de ce plan. Celui-ci sera, selon M. Dittmar, créateur d'emplois. « Il facilitera l'exploitation et l'utilisation des ressources matérielles du pays », a-t-il souhaité.
Depuis leur arrivée mardi, les membres de la Fondation Prince Charles et de Duany Plater Zyberk, enchaînent les rencontres aves les représentants du secteur privé, notamment avec le Comité de facilitation. Ces rencontres visent à finaliser un plan général et définitif reflétant la vision commune des acteurs.
Le Comité de facilitation est composé du ministre de l'Économie et des Finances, Ronald Baudin (président) et du ministre des Travaux publics, Jacques Gabriel (vice-président). « Ce comité a pour mission de valider le plan final de construction et d'aménagement du centre-ville », a indiqué l'architecte Paul Emile Simon, membre du Comité de facilitation. Le plan définitif sera prêt d'ici la fin du mois de février après que toutes les rencontres eurent lieu avec tous les acteurs socioéconomiques. « A partir delà, on pourra commencer à parler du plan d'exécution et de réalisation qui se feront au fur a mesure que les fonds seront obtenus », a souligné Paul Emile Simon. Entre-temps, les échanges se poursuivront avec les propriétaires fonciers et de bâtiments en vue de définir leur projet dans le cadre de la reconstruction du centre historique de la capitale.
Le president de la Chambre haïtiano-américaine de commerce, René-Max Auguste considère « ce plan de construction du nouveau centre-ville comme étant un pas positif dans le cadre de la reconstruction du pays ». Il souhaite un partenariat public/privé dans le cadre des investissements dans le pays.
Toutefois, de l'avis d'un responsable d'une firme d'aménagement et d'urbanisme, gardant l'anonymat, le plan ne tient compte d'« aucune étude socioéconomique ». « Le diagnostic et le schéma d'aménagement de la région métropolitaine n'ont pas été réalisé dans le cadre de la conception de ce plan », a-t-il révélé.
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88071&PubDate=2011-01-20
Commentaire
Souhaitons que ce plan arrive a son stade de realisation et que surtout il tienne compte de tous les aspects obligatoires pour rendre le travail realise viable et utile a la natiion!
La Fondation Prince Charles et Duany Plater sont les deux firmes chargées d'élaborer, pour le compte du gouvernement haïtien, dans le cadre de la reconstruction, le plan pour la construction du centre historique de la capitale, financé par la Banque centrale et l'Etat haïtien.
Ce plan consiste en la construction d'une cinquantaine d'îlots. Il prend en compte des édifices de l'administration publique, des établissements scolaires, des espaces culturels, des places publiques, des jardins, des parkings, des magasins, ainsi que des habitats. « Il s'agit d'immeubles qui comprendront entre deux et quatre étages », a indiqué l'architecte urbaniste Andrés Duany co-fondateur de DPZ, la firme chargée de l'aspect technique de la conception et de la réalisation du plan de construction.
Ce plan du nouveau centre-ville se rapporte à un espace de 200 hectares. Cette surface délimitée s'étendra au nord de la rue des Césars, au Sud de la rue Saint Honoré, à l'est de la rue Capois et à l'ouest au bord de mer. L'arrêté présidentiel déclarant le bas de la ville d'utilité publique (relatif à cette délimitation) a été publié le 2 septembre 2010.
D'après Andrés Duany, « les auteurs du plan de la construction tiennent compte de la nature du sol de tout le centre-ville et de son risque sismique ». « A cet effet, les maisons seront construites à partir des matériaux résistants au tremblement de terre », a rassuré M. Duany. D'après lui, « ce plan ne tient pas seulement compte des modes de construction parasismique, mais aussi du style architectural des bâtiments historiques et de la réalité socioéconomique du pays ».
Dans le cadre de la réalisation, le directeur général de la Fondation Prince Charles, Hank Dittmar, souhaite l'implication des acteurs socioéconomiques, des experts haïtiens et organisations locales et internationales dans l'exécution de ce plan. Celui-ci sera, selon M. Dittmar, créateur d'emplois. « Il facilitera l'exploitation et l'utilisation des ressources matérielles du pays », a-t-il souhaité.
Depuis leur arrivée mardi, les membres de la Fondation Prince Charles et de Duany Plater Zyberk, enchaînent les rencontres aves les représentants du secteur privé, notamment avec le Comité de facilitation. Ces rencontres visent à finaliser un plan général et définitif reflétant la vision commune des acteurs.
Le Comité de facilitation est composé du ministre de l'Économie et des Finances, Ronald Baudin (président) et du ministre des Travaux publics, Jacques Gabriel (vice-président). « Ce comité a pour mission de valider le plan final de construction et d'aménagement du centre-ville », a indiqué l'architecte Paul Emile Simon, membre du Comité de facilitation. Le plan définitif sera prêt d'ici la fin du mois de février après que toutes les rencontres eurent lieu avec tous les acteurs socioéconomiques. « A partir delà, on pourra commencer à parler du plan d'exécution et de réalisation qui se feront au fur a mesure que les fonds seront obtenus », a souligné Paul Emile Simon. Entre-temps, les échanges se poursuivront avec les propriétaires fonciers et de bâtiments en vue de définir leur projet dans le cadre de la reconstruction du centre historique de la capitale.
Le president de la Chambre haïtiano-américaine de commerce, René-Max Auguste considère « ce plan de construction du nouveau centre-ville comme étant un pas positif dans le cadre de la reconstruction du pays ». Il souhaite un partenariat public/privé dans le cadre des investissements dans le pays.
Toutefois, de l'avis d'un responsable d'une firme d'aménagement et d'urbanisme, gardant l'anonymat, le plan ne tient compte d'« aucune étude socioéconomique ». « Le diagnostic et le schéma d'aménagement de la région métropolitaine n'ont pas été réalisé dans le cadre de la conception de ce plan », a-t-il révélé.
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88071&PubDate=2011-01-20
Commentaire
Souhaitons que ce plan arrive a son stade de realisation et que surtout il tienne compte de tous les aspects obligatoires pour rendre le travail realise viable et utile a la natiion!
Que nous réserve Duvalier ?
Le Nouvelliste avait rendez-vous ce jeudi avec Jean-Claude Duvalier pour une interview exclusive, quelques heures après qu'il se soit éclipsé du Karibe, à la barbe de toute la presse, pour prendre logement dans une nouvelle adresse. Nous avons été reçus par sa compagne Véronique Roy. Récit d'une rencontre.
Haïti: Sur la terrasse de son nouveau lieu de résidence, sanglé dans un costume, une tenue qu'il n'a pas quittée depuis dimanche, Jean-Claude Duvalier converse avec des amis dans ce qui semble être un tranquille échange de blagues et de souvenirs.
Tout se passe dans une atmosphère feutrée. La cour de l'imposante bâtisse où il loge est plongée dans le noir, la seule lumière qui donne sur la vaste cour éclaire un immense escalier comme on en voit dans les maisons cossues, bâties dans les années 50. Quatre voitures sont garées sans ordre précis. Un seul policier est en vue. Cinq hommes parlent dans l'escalier.
Finie la cohue du Karibe. Pas de horde de journalistes et de photographes à l'affût qui guettent chaque geste de l'ancien dictateur. Aucune trace de la petite foule des sympathisants qui rappelle, chacun à coup de réminiscences bruyantes, son engagement duvaliériste.
Ici, à Montagne Noire, dans cet hôtel qui ne s'affiche pas comme tel, on est loin de l'effervescence du retour inattendu qui flotte partout où Jean-Claude Duvalier met les pieds depuis son retour.
Depuis dimanche, le jour de son arrivée surprise en Haïti après 25 ans d'absence, Duvalier vit ses premiers moments de tranquillité dans cette nouvelle adresse dans ce quartier aisé de Pétion-Ville où la hauteur des murs ne laisse pas deviner la richesse des villas qui longent la rue qui monte en pente raide.
La vue embrasse la baie de Port-au-Prince et porte loin. De la terrasse Duvalier revoit la ville qu'il n'a pas encore eu le loisir de redécouvrir. Sa seule sortie fut pour aller au parquet rencontrer le juge qui instruit son dossier en référence à son passé de dictateur à vie.
Les plaintes se multiplient. De corruption, association de malfaiteurs et détournement de fonds, est venue s'ajouter l'accusation de crimes contre l'humanité déposée par quatre victimes de son régime qui a fait régner une paix de cimetière sur Haïti pendant quatorze ans.
D'ailleurs, le juge est revenu le voir ce jeudi. Duvalier a changé de domicile sans avertir la justice, et un rappel à l'ordre lui a été signifié. Dorénavant, vingt-quatre heures à l'avance, il doit notifier tout changement d'adresse. Duvalier n'est pas en résidence surveillée, ni en prison, mais il n'est pas libre de ses mouvements. Il en fut ainsi une bonne partie de sa vie.
Le rendez-vous pour l'interview exclusive a été négocié pour deux médias. Tout s'effondre quand la femme de l'ancien président, Véronique Roy, se présente pour excuser l'ancien président. « Il veut souffler. On vous promet que l'on fera l'interview un autre jour, demain, peut-être ».
Interrogée sur le sentiment qui traverse Duvalier depuis son retour, sa compagne, dans une étonnante maîtrise des deux langues, nous explique en français et en créole que l'ancien président à vie est heureux d'être dans son pays.
« Son corps était en France, mais il a toujours été ici. Il a tout suivi et de près. Des fois, j'étais en Haïti et c'est lui qui m'informait de la situation sur place », nous lance-t-elle.
Sur leur arrivée de dimanche, madame Roy, (elle a gardée son nom et personne ne sait s'ils sont unis par les liens du mariage), confie que le retour a été longuement réfléchi. « On aurait dû venir le 12 janvier, date commémorative du terrible tremblement de terre. C'est à cause de moi que notre arrivée a été décalée, j'étais alitée », s'excuse-t-elle.
« Il voulait venir voir ses parents, ses amis, ses sympathisants qui étaient dans la souffrance. Il y a eu des morts parmi eux, et c'était dur pour lui de vivre tous ces événements dramatiques de son pays à travers les images des télévisions françaises et de ce que rapportait la presse », raconte Véronique Roy, la voix coupée par une quinte de toux, vestige de cette grippe qui l'avait clouée au lit et empêchée de prendre l'avion pour être là le 12 janvier.
« Sa mère, Simone Ovide Duvalier, est de Léogane et il voulait voir cette ville pour qui il a un fort attachement et qui a été détruit par le tremblement de terre», ajoute-t-elle en usant de la troisième personne du singulier pour parler de Jean-Claude Duvalier.
Sur leur arrivée, elle préfère parler de l'accueil que des motivations. « Nous avons choisi d'arriver par le dernier vol de dimanche soir pour être certains de ne pas créer d'effervescence. Il n'y a pas grand-monde à l'aéroport le dimanche soir. Nous avons été les premiers étonnés de tout ce que notre arrivée a déclenché. »
Interrogée également sur les rumeurs de maladie qui entoure son homme, Mme Roy évite la question par une boutade: « Chaque trois mois on disait que François Duvalier allait mourir, cela a duré quatorze ans. Le président René Préval, on le donne aussi pour malade et on le dit même mourant des fois... »
Avant de partir, en promettant que Jean-Claude Duvalier accordera l'interview promise au Nouvelliste une prochaine fois, la dame dans un blaser bleu marine dont les boutons dorés scintillent, insiste: « Il est content d'être là, c'est un Haïtien qui aime son pays de façon charnelle ».Rien sur les motivations politiques du retour ne sortira des lèvres de Madame.
Dans un communiqué signé de sa main transmis à l'Agence France Presse, Duvalier avait déclaré hier "Je démens, de la manière la plus formelle qui soit, toutes déclarations politiques (...) qui me seraient imputées par un prétendu porte-parole, et faisant tout particulièrement allusion à des scénarios en relation avec le processus électoral en cours en Haïti". Une façon ordonnée de mettre de l'ordre dans son entourage ou renoncement à la politique active ? Impossible de vérifier les hypothèses avec Mme Roy.
« Ce n'est pas à moi de parler, c'est lui qui en dira plus, patience », lâche-t-elle, mi navrée mi amusée, dans un demi sourire.
Avec un tel porte-parole si habile dans l'art de bien parler sans rien révéler, nul doute que Duvalier peut avoir des plans dont on ne saura pas de sitôt la véritable teneur.
Avec les Duvalier, l'effet de surprise joue encore à fond, indique un des journalistes du Nouvelliste qui a assisté à l'entretien avec Véronique Roy, sitôt la dame partie. « Regardez comment ils se sont éclipsés du Karibe à la barbe des journalistes ce jeudi », lance-t-il à mi-voix.
Un nouveau couple Duvalier est en Haïti. Vingt-cinq ans après le départ précipité dans la nuit du 7 février 1986 dans ce même aéroport qui a vu revenir Baby Doc dimanche, personne ne sait encore ce que nous réserve ce retour inexpliqué ?
Frantz Duval
duvalf@hotmail.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88077&PubDate=2011-01-20
Commentaire
En attendant, la justice semble suivre son cours. Heureusement! Maintenant reste à savoir s'il s'agit d'un autre coup de Préval pour desserrer l'étau autour de son cou après les fraudes scandaleuses qui ont assombri les élections. Question de se faire oublier pour, le moment venu, s'éclipser comme il a toujours fait en tout et laisser le pays dans le pétrin. Malheur à ceux qui font confiance aux lâches et aux irresponsables !
Haïti: Sur la terrasse de son nouveau lieu de résidence, sanglé dans un costume, une tenue qu'il n'a pas quittée depuis dimanche, Jean-Claude Duvalier converse avec des amis dans ce qui semble être un tranquille échange de blagues et de souvenirs.
Tout se passe dans une atmosphère feutrée. La cour de l'imposante bâtisse où il loge est plongée dans le noir, la seule lumière qui donne sur la vaste cour éclaire un immense escalier comme on en voit dans les maisons cossues, bâties dans les années 50. Quatre voitures sont garées sans ordre précis. Un seul policier est en vue. Cinq hommes parlent dans l'escalier.
Finie la cohue du Karibe. Pas de horde de journalistes et de photographes à l'affût qui guettent chaque geste de l'ancien dictateur. Aucune trace de la petite foule des sympathisants qui rappelle, chacun à coup de réminiscences bruyantes, son engagement duvaliériste.
Ici, à Montagne Noire, dans cet hôtel qui ne s'affiche pas comme tel, on est loin de l'effervescence du retour inattendu qui flotte partout où Jean-Claude Duvalier met les pieds depuis son retour.
Depuis dimanche, le jour de son arrivée surprise en Haïti après 25 ans d'absence, Duvalier vit ses premiers moments de tranquillité dans cette nouvelle adresse dans ce quartier aisé de Pétion-Ville où la hauteur des murs ne laisse pas deviner la richesse des villas qui longent la rue qui monte en pente raide.
La vue embrasse la baie de Port-au-Prince et porte loin. De la terrasse Duvalier revoit la ville qu'il n'a pas encore eu le loisir de redécouvrir. Sa seule sortie fut pour aller au parquet rencontrer le juge qui instruit son dossier en référence à son passé de dictateur à vie.
Les plaintes se multiplient. De corruption, association de malfaiteurs et détournement de fonds, est venue s'ajouter l'accusation de crimes contre l'humanité déposée par quatre victimes de son régime qui a fait régner une paix de cimetière sur Haïti pendant quatorze ans.
D'ailleurs, le juge est revenu le voir ce jeudi. Duvalier a changé de domicile sans avertir la justice, et un rappel à l'ordre lui a été signifié. Dorénavant, vingt-quatre heures à l'avance, il doit notifier tout changement d'adresse. Duvalier n'est pas en résidence surveillée, ni en prison, mais il n'est pas libre de ses mouvements. Il en fut ainsi une bonne partie de sa vie.
Le rendez-vous pour l'interview exclusive a été négocié pour deux médias. Tout s'effondre quand la femme de l'ancien président, Véronique Roy, se présente pour excuser l'ancien président. « Il veut souffler. On vous promet que l'on fera l'interview un autre jour, demain, peut-être ».
Interrogée sur le sentiment qui traverse Duvalier depuis son retour, sa compagne, dans une étonnante maîtrise des deux langues, nous explique en français et en créole que l'ancien président à vie est heureux d'être dans son pays.
« Son corps était en France, mais il a toujours été ici. Il a tout suivi et de près. Des fois, j'étais en Haïti et c'est lui qui m'informait de la situation sur place », nous lance-t-elle.
Sur leur arrivée de dimanche, madame Roy, (elle a gardée son nom et personne ne sait s'ils sont unis par les liens du mariage), confie que le retour a été longuement réfléchi. « On aurait dû venir le 12 janvier, date commémorative du terrible tremblement de terre. C'est à cause de moi que notre arrivée a été décalée, j'étais alitée », s'excuse-t-elle.
« Il voulait venir voir ses parents, ses amis, ses sympathisants qui étaient dans la souffrance. Il y a eu des morts parmi eux, et c'était dur pour lui de vivre tous ces événements dramatiques de son pays à travers les images des télévisions françaises et de ce que rapportait la presse », raconte Véronique Roy, la voix coupée par une quinte de toux, vestige de cette grippe qui l'avait clouée au lit et empêchée de prendre l'avion pour être là le 12 janvier.
« Sa mère, Simone Ovide Duvalier, est de Léogane et il voulait voir cette ville pour qui il a un fort attachement et qui a été détruit par le tremblement de terre», ajoute-t-elle en usant de la troisième personne du singulier pour parler de Jean-Claude Duvalier.
Sur leur arrivée, elle préfère parler de l'accueil que des motivations. « Nous avons choisi d'arriver par le dernier vol de dimanche soir pour être certains de ne pas créer d'effervescence. Il n'y a pas grand-monde à l'aéroport le dimanche soir. Nous avons été les premiers étonnés de tout ce que notre arrivée a déclenché. »
Interrogée également sur les rumeurs de maladie qui entoure son homme, Mme Roy évite la question par une boutade: « Chaque trois mois on disait que François Duvalier allait mourir, cela a duré quatorze ans. Le président René Préval, on le donne aussi pour malade et on le dit même mourant des fois... »
Avant de partir, en promettant que Jean-Claude Duvalier accordera l'interview promise au Nouvelliste une prochaine fois, la dame dans un blaser bleu marine dont les boutons dorés scintillent, insiste: « Il est content d'être là, c'est un Haïtien qui aime son pays de façon charnelle ».Rien sur les motivations politiques du retour ne sortira des lèvres de Madame.
Dans un communiqué signé de sa main transmis à l'Agence France Presse, Duvalier avait déclaré hier "Je démens, de la manière la plus formelle qui soit, toutes déclarations politiques (...) qui me seraient imputées par un prétendu porte-parole, et faisant tout particulièrement allusion à des scénarios en relation avec le processus électoral en cours en Haïti". Une façon ordonnée de mettre de l'ordre dans son entourage ou renoncement à la politique active ? Impossible de vérifier les hypothèses avec Mme Roy.
« Ce n'est pas à moi de parler, c'est lui qui en dira plus, patience », lâche-t-elle, mi navrée mi amusée, dans un demi sourire.
Avec un tel porte-parole si habile dans l'art de bien parler sans rien révéler, nul doute que Duvalier peut avoir des plans dont on ne saura pas de sitôt la véritable teneur.
Avec les Duvalier, l'effet de surprise joue encore à fond, indique un des journalistes du Nouvelliste qui a assisté à l'entretien avec Véronique Roy, sitôt la dame partie. « Regardez comment ils se sont éclipsés du Karibe à la barbe des journalistes ce jeudi », lance-t-il à mi-voix.
Un nouveau couple Duvalier est en Haïti. Vingt-cinq ans après le départ précipité dans la nuit du 7 février 1986 dans ce même aéroport qui a vu revenir Baby Doc dimanche, personne ne sait encore ce que nous réserve ce retour inexpliqué ?
Frantz Duval
duvalf@hotmail.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88077&PubDate=2011-01-20
Commentaire
En attendant, la justice semble suivre son cours. Heureusement! Maintenant reste à savoir s'il s'agit d'un autre coup de Préval pour desserrer l'étau autour de son cou après les fraudes scandaleuses qui ont assombri les élections. Question de se faire oublier pour, le moment venu, s'éclipser comme il a toujours fait en tout et laisser le pays dans le pétrin. Malheur à ceux qui font confiance aux lâches et aux irresponsables !
Inscription à :
Articles (Atom)