Vivre dans un pays sans loi, c`est vivre dans l`esclavage de la peur. (Renos Dossous)
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jeudi 25 août 2011
Miss Haïti Universe : Jour 3 !
Haïti: Au troisième jour de son arrivée au Brésil, Anédie Azaël, miss Haïti candidate à Miss Univers 2011, se dit heureuse et fière. Aujourd'hui, entre deux essayages, elle nous décrit par une conversation sur BBM (Blackberry Messenger) l'ambiance de ce grand concours de beauté.
« Je suis arrivée au Brésil le samedi 20 août; depuis, je suis comme dans un rêve (lol). Tout se passe jusqu'à présent très bien. J'ai un bon feed-back des filles et du staff. Tout le monde ici apprécie mon énergie. Certains caméramans m'ont même confié que j'étais leur préférée (lol). Ma compagne de chambre est la miss des îles Caïmans, je l'aime beaucoup», nous écrit-elle, ravie de parler à Ticket et au Nouvelliste.
« L'horaire est très strict à Miss Univers », confie encore la jolie miss Haïti 2011. « Le réveil se fait de très tôt, on se maquille, on s'habille chic et on prend quelques cours. On est des miss quoi ?! (lol). Avec 89 candidates déjà sur le sol de Sao Paulo, parmi lesquelles plusieurs mannequins professionnelles, la course pour le titre de Miss Univers 2011 est ouverte. « Les filles sont très pros et la compétition est rude. Mais je suis forte (lol), affirme t-elle. Ce matin, j'ai accordé une interview à Telemundo qui sera diffusée une semaine avant la finale; ça aussi s'est bien passé. Demain on va finalement sortir de notre cocon et visiter le Brésil. Je suis super excitée (lol). Définitivement, je peux dire que je vais bien !», termine confiante, avec les émoticones grand sourire et clignement de l'oeil, celle qui relève le flambeau de notre pays en terre étrangère.
Dans un rapport présenté ce soir par la télévision « TV Em Analise y Criticas » qui suit de près le concours Miss Univers depuis plusieurs années, Anédie Azaël est en deuxième position avec 9.78 de moyenne, juste derrière Miss USA. Faut croire que notre miss fait déjà parler d'elle. Avec ce sourire contagieux, il ne pourrait en être autrement.
En attendant, vos votes peuvent placer miss Haïti Universe dans le top 16. N'arrêtez surtout pas d'encourager Haïti et de voter Anédie Azaël, sur le www.missuniverse.com/members/contestants, jusqu'au 12 septembre prochain. Cherchez Haïti dans la liste et Cliquez sur VOTE.
Des photos sont ajoutées jour après jour par Anédie sur son compte facebook : Anedie Azael. Ou encore regardez ses vidéos sur youtube en cliquant sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=lyH96pb8qT0
Ayiti an avan!
Gaëlle C. Alexis
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96399&PubDate=2011-08-24
Commentaire
Eh bien, oui. Pourquoi pas? C'est une autre manière de faire parler d'Haiti, de l'aider. Question d'en prolonger l'actualité. Evidemment, cela n'exclut pas la nécessité pour les politiciens de bien faire leur travail, eux qui sont si bien payés pour ça!
mercredi 24 août 2011
L’ULCC menace, le parquet répond
Le directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) Amos Durosier a écrit au Chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François pour lui demander de suspendre temporairement l’enquête ouverte sur les accusations de corruption qui pèsent sur le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
23/08/2011
Le directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) Amos Durosier a écrit au Chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François pour lui demander de suspendre temporairement l’enquête ouverte sur les accusations de corruption qui pèsent sur le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Il dit vouloir éviter toute « confusion » puisque sa direction a déjà engagé une enquête sur le même dossier. Me Jean François rétorque que l’existence de l’ULLCC ne saurait réduire les attributions du parquet qui est chargé de rechercher les infractions au terme de l’article 8 du code d’instruction criminelle.
Nous publions les deux lettres
Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)
Port-au-Prince, le 11 août 2011
Monsieur Sonel Jean-François Commissaire du gouvernement a.i. Près le Tribunal Civil de ce ressort, Parquet
Ce mercredi 10 aout 2011, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a eu connaissance des déclarations que vous avez faites dans les médias concernant l’invitation adressée au Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT), Monsieur Paul Antoine Bien-Aimé pour l’entendre dans le dossier relatif aux accusations de corruption contenues dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) rendu public à la fin du mois de juillet 2011. Dans votre intervention, vous avez également mentionné que vous vous rendriez, la semaine prochaine, dans les bureaux du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales à l’effet de poursuivre votre enquête.
La direction générale de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC ) rappelle qu’elle a été saisie par votre Parquet ,le 3 aout 2011 ,à l’effet d’enquêter sur cette affaire ,votre courrier coïncidant avec la décision déjà prise en ce sens au niveau de l’institution. Ainsi, à la date du 1er aout 2011, une équipe d’enquêteurs a été mise sur pied à l’effet de recueillir des informations sur les faits dénoncés conformément aux dispositions de l’article 11 du décret du 8 septembre 2004,qui donne à l’ULCC compétence pour constater les infractions de corruption ,à en rassembler les preuves, à en rechercher les auteurs et à les déférer à la justice.
Aussi, la direction générale de l’ULCC se voit-elle dans l’obligation de vous informer qu’elle sera contrainte de surseoir à son enquête, si votre Parquet entendait continuer simultanément une enquête parallèle, et ce, par souci d’éviter toute confusion.
Amos Durosier, Directeur Général
La réponse du Chef du parquet :
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince.
Monsieur Amos DUROSIER Directeur Général de l’Unité de Lutte Contre la corruption (ULCC). En ses Bureaux,
Monsieur le Directeur Général,
Le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première Instance de Port-au-Prince a lu avec stupéfaction votre correspondance en date du 11 août, dans laquelle vous vous plaignez de ce qu’il s’est proposé de se transporter au Ministère de l’Intérieur dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte sur les faits soupçonnés de corruption relatés dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).Vous avez même osé, au mépris des principes de confidentialité et de sérieux qui doivent guider les actes de l’ULCC, diffuser cette lettre en acheminant copie au Ministre de l’Intérieur, le sieur Paul Antoine BIEN-AIME sous enquête et prendre ouvertement partie en menaçant de surseoir aux investigations au cas où le Chef du Parquet se rendrait, comme annoncé, à ce Ministère.
Monsieur le Directeur Général,
Il est clair que le décret du 8 Septembre 2004 confère à l’ULCC les prérogatives de constater les infractions de corruption, d’en rassembler les preuves, d’en rechercher les auteurs et les déférer à la justice. Mais ce texte n’enlève pas au Commissaire du Gouvernement son rôle d’Officier de Police Judiciaire attribué par l’article 8 du CIC, qui l’habilite à rechercher les infractions, réunir les indices pour en déférer les auteurs aux tribunaux. D’autant que, dans l’espèce présente, il n’y a pas que des agents de l’Etat en fonction à être soupçonnés.
Votre attitude, pour le moins suspecte, préoccupe le Parquet au plus haut point. Car, déjà, elle met en doute la crédibilité du rapport à sortir. Ce qui ne constitue une garantie ni pour la société ni pour les suspects.
Le Commissaire du Gouvernement saisit l’occasion pour vous transmettre, Monsieur le Directeur Général, ses salutations patriotiques.
Sonel JEAN-FRANCOIS, av Commissaire du Gouvernement a.i.
publié par
Eddy Laguerre
Commentaire
Dans cette affaire de corruption, il est évident qu'il y a beaucoup à cacher. Mais qui veut-on protéger? Préval, pour obtenir sa bénédiction au parlement où il jouit de la majorité que la fraude lui a procurée? Les parlementaires dont les accusations de corruptions (des chèques parallèles...) sont à l'ordre du jour? Le ministre mentionné et comparse, qui ridiculise la justice en plein jour et avec une facilité qui fait frémir? Car cette ironie de la justice, cette arrogance provocatrice ne s'observent en général que chez les mafieux qui savent à quoi s'en tenir dans presque toutes les circonstances, persuadés d'être au dessus de tout. Qui corrompt qui et pourquoi faire taire la justice? Cet étalage de provocations et de mépris pour les institutions du pays, dont la justice, montre jusqu'à quel point le pays, gouverné par de tels énergumènes, est pourri. Exception faite, évidemment de ses humbles habitants qui n'ont jamais voix au chapitre.
23/08/2011
Le directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) Amos Durosier a écrit au Chef du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François pour lui demander de suspendre temporairement l’enquête ouverte sur les accusations de corruption qui pèsent sur le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales. Il dit vouloir éviter toute « confusion » puisque sa direction a déjà engagé une enquête sur le même dossier. Me Jean François rétorque que l’existence de l’ULLCC ne saurait réduire les attributions du parquet qui est chargé de rechercher les infractions au terme de l’article 8 du code d’instruction criminelle.
Nous publions les deux lettres
Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC)
Port-au-Prince, le 11 août 2011
Monsieur Sonel Jean-François Commissaire du gouvernement a.i. Près le Tribunal Civil de ce ressort, Parquet
Ce mercredi 10 aout 2011, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a eu connaissance des déclarations que vous avez faites dans les médias concernant l’invitation adressée au Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales (MICT), Monsieur Paul Antoine Bien-Aimé pour l’entendre dans le dossier relatif aux accusations de corruption contenues dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) rendu public à la fin du mois de juillet 2011. Dans votre intervention, vous avez également mentionné que vous vous rendriez, la semaine prochaine, dans les bureaux du Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales à l’effet de poursuivre votre enquête.
La direction générale de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC ) rappelle qu’elle a été saisie par votre Parquet ,le 3 aout 2011 ,à l’effet d’enquêter sur cette affaire ,votre courrier coïncidant avec la décision déjà prise en ce sens au niveau de l’institution. Ainsi, à la date du 1er aout 2011, une équipe d’enquêteurs a été mise sur pied à l’effet de recueillir des informations sur les faits dénoncés conformément aux dispositions de l’article 11 du décret du 8 septembre 2004,qui donne à l’ULCC compétence pour constater les infractions de corruption ,à en rassembler les preuves, à en rechercher les auteurs et à les déférer à la justice.
Aussi, la direction générale de l’ULCC se voit-elle dans l’obligation de vous informer qu’elle sera contrainte de surseoir à son enquête, si votre Parquet entendait continuer simultanément une enquête parallèle, et ce, par souci d’éviter toute confusion.
Amos Durosier, Directeur Général
La réponse du Chef du parquet :
Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince.
Monsieur Amos DUROSIER Directeur Général de l’Unité de Lutte Contre la corruption (ULCC). En ses Bureaux,
Monsieur le Directeur Général,
Le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de première Instance de Port-au-Prince a lu avec stupéfaction votre correspondance en date du 11 août, dans laquelle vous vous plaignez de ce qu’il s’est proposé de se transporter au Ministère de l’Intérieur dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte sur les faits soupçonnés de corruption relatés dans le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH).Vous avez même osé, au mépris des principes de confidentialité et de sérieux qui doivent guider les actes de l’ULCC, diffuser cette lettre en acheminant copie au Ministre de l’Intérieur, le sieur Paul Antoine BIEN-AIME sous enquête et prendre ouvertement partie en menaçant de surseoir aux investigations au cas où le Chef du Parquet se rendrait, comme annoncé, à ce Ministère.
Monsieur le Directeur Général,
Il est clair que le décret du 8 Septembre 2004 confère à l’ULCC les prérogatives de constater les infractions de corruption, d’en rassembler les preuves, d’en rechercher les auteurs et les déférer à la justice. Mais ce texte n’enlève pas au Commissaire du Gouvernement son rôle d’Officier de Police Judiciaire attribué par l’article 8 du CIC, qui l’habilite à rechercher les infractions, réunir les indices pour en déférer les auteurs aux tribunaux. D’autant que, dans l’espèce présente, il n’y a pas que des agents de l’Etat en fonction à être soupçonnés.
Votre attitude, pour le moins suspecte, préoccupe le Parquet au plus haut point. Car, déjà, elle met en doute la crédibilité du rapport à sortir. Ce qui ne constitue une garantie ni pour la société ni pour les suspects.
Le Commissaire du Gouvernement saisit l’occasion pour vous transmettre, Monsieur le Directeur Général, ses salutations patriotiques.
Sonel JEAN-FRANCOIS, av Commissaire du Gouvernement a.i.
publié par
Eddy Laguerre
Commentaire
Dans cette affaire de corruption, il est évident qu'il y a beaucoup à cacher. Mais qui veut-on protéger? Préval, pour obtenir sa bénédiction au parlement où il jouit de la majorité que la fraude lui a procurée? Les parlementaires dont les accusations de corruptions (des chèques parallèles...) sont à l'ordre du jour? Le ministre mentionné et comparse, qui ridiculise la justice en plein jour et avec une facilité qui fait frémir? Car cette ironie de la justice, cette arrogance provocatrice ne s'observent en général que chez les mafieux qui savent à quoi s'en tenir dans presque toutes les circonstances, persuadés d'être au dessus de tout. Qui corrompt qui et pourquoi faire taire la justice? Cet étalage de provocations et de mépris pour les institutions du pays, dont la justice, montre jusqu'à quel point le pays, gouverné par de tels énergumènes, est pourri. Exception faite, évidemment de ses humbles habitants qui n'ont jamais voix au chapitre.
Des matières fécales déversées à nouveau dans des rivières
Haïti: Des matières fécales ont à nouveau été déversées dans les rivières du Plateau Central soulevant la grogne des habitants de la région, alors que la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (MINUSTAH) pointée dans l'affaire continue de nier toute responsabilité.
Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d'environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s'agit de l'ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l'occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu'il s'agit de l'oeuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s'agissait.
Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n'est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.
La route n'a pu être débloquée qu'après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d'organiser de nouvelles mobilisations jusqu'à ce que les militaires étrangers quittent le pays.
La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.
« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.
Des études scientifiques ont confirmé que l'épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d'une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du choléra.
Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.
Cenaré Philfrant, un dirigeant de l'organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu'il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l'ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd'hui à Marmont », déplore t-il.
Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération. Le président n'a jusqu'ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau central.
Ronel Odatte
Correspondant de Alterpresse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96365&PubDate=2011-08-23
Commentaire
Mais enfin y a-t-il des hommes dans ce pays? Les autorités locales, municipales, gouvernementales ne sont là que pour assister à un génocide moderne? Quel est l'objectif de cette persistance à déverser les déchets humains précisément dans les rivières? Quels plans macabres sous-tend une telle persistance? Pourquoi l'ONU est-elle mêlée à l'affaire? Les questions sont nombreuses, mais personne pour y répondre. La plus importante demeure pourquoi ce pays a-t-il sacrifié tant de millions de dollars à organiser des élections pour se trouver dans un état voisin de la sauvagerie des temps révolus, sans que personne ne soit responsable de personne? Les bases jetées par Préval sont profondes à ce point qu'il ne reste que l'enfer? Martelly devrait alors prendre une décision, la plus importante de sa vie: revenir à ses promesses de campagne, changer vraiment les choses. A -t-il une alternative? Ce qui est quand même suspect, c'est l'absence totale de réaction du président d'un tel pays en pareille circonstance. C'EST POURTANT EXTRÊMEMENT GRAVE!
Une grande quantité de matières fécales a en effet été déversée sur une ligne de canalisation d'environ 15 mètres de long tôt dans la matinée du 21 août. Les déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon, qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite.
Le Fort Marmont (15 kilomètres de Hinche) est lui aussi souillé par ces déchets. Il s'agit de l'ancien lieu de prédilection de Charlemagne Péralte, héros et grande figure de la résistance haïtienne à l'occupation américaine (1915-1934).
Les habitants soutiennent qu'il s'agit de l'oeuvre de la MINUSTAH qui a, selon eux, déversé un container rempli de matières fécales dans la canalisation. Des témoins rapportent avoir vu de leurs propres yeux dimanche à 4 heures 30 du matin, un camion de la MINUSTAH accomplir le méfait. Sur le moment, ils affirment avoir ignoré de quoi il s'agissait.
Des soldats de la MINUSTAH, accompagnés des agents de la police nationale qui étaient présents, ont démenti ces accusations. Un casque bleu indien a indiqué que « la MINUSTAH n'est impliquée ni de loin ni de près dans cet incident regrettable ».
Le 6 août des matières fécales avaient été déversées dans la rivière Guayamouc. Une communication de la MINUSTAH rejetant les allégations à propos de son implication dans cette opération a provoqué la furie des habitants.
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté le 21 août contre les casques bleus, les accusant de salir leur zone de résidence. Elles ont débloqué la circulation sur la route nationale #3, qui passe par Hinche.
La route n'a pu être débloquée qu'après une heure et demie de vives tensions, ponctuée par des coups de feu et des jets de pierre. Malgré le retour au calme les protestataires projettent d'organiser de nouvelles mobilisations jusqu'à ce que les militaires étrangers quittent le pays.
La crainte demeure également très vive dans la région. Se baigner dans la rivière Ahibon est une pratique courante, et son eau est consommée naturellement par les habitants.
« Maintenant tout le monde va être contaminé. Ce canal va drainer toutes ces matières fécales vers cette rivière qui nous est la plus proche (Ahibon), on est tous en danger », confient des habitants.
Des études scientifiques ont confirmé que l'épidémie de cholera est apparue dans le pays après que des matières fécales, en provenance d'une base de casques bleus népalais dans le Plateau Central, ont été déversées dans la nature. A date environ 6 mille personnes sont décédées du choléra.
Les autorités sanitaires du département du Centre ont fait état de 3200 cas de choléra entre juin et août 2011 dans la seule commune de Hinche.
Cenaré Philfrant, un dirigeant de l'organisation paysanne Mouvement Paysan de Papaye, se dit révolté devant ce qu'il qualifie de « méchanceté des forces onusiennes qui veulent à tout prix polluer notre environnement. Ils l'ont fait à Mirebalais, à Sully et aujourd'hui à Marmont », déplore t-il.
Cenaré Philfrant invite le président Michel Martelly à organiser le départ du contingent onusien responsable de cette opération. Le président n'a jusqu'ici pas réagi aux faits enregistrés dans le Plateau central.
Ronel Odatte
Correspondant de Alterpresse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96365&PubDate=2011-08-23
Commentaire
Mais enfin y a-t-il des hommes dans ce pays? Les autorités locales, municipales, gouvernementales ne sont là que pour assister à un génocide moderne? Quel est l'objectif de cette persistance à déverser les déchets humains précisément dans les rivières? Quels plans macabres sous-tend une telle persistance? Pourquoi l'ONU est-elle mêlée à l'affaire? Les questions sont nombreuses, mais personne pour y répondre. La plus importante demeure pourquoi ce pays a-t-il sacrifié tant de millions de dollars à organiser des élections pour se trouver dans un état voisin de la sauvagerie des temps révolus, sans que personne ne soit responsable de personne? Les bases jetées par Préval sont profondes à ce point qu'il ne reste que l'enfer? Martelly devrait alors prendre une décision, la plus importante de sa vie: revenir à ses promesses de campagne, changer vraiment les choses. A -t-il une alternative? Ce qui est quand même suspect, c'est l'absence totale de réaction du président d'un tel pays en pareille circonstance. C'EST POURTANT EXTRÊMEMENT GRAVE!
mardi 23 août 2011
Le président Martelly a finalement rencontré les présidents des deux chambres
22/08/2011
Le président de la République, Joseph Michel Martelly, a finalement rencontré, au cours du weekend écoulé, les présidents des deux chambres dans la résidence privée du Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive. Les discussions ont porté sur la désignation du prochain Premier Ministre. Sorel Jacinthe (président de la chambre des Députés) et Jean Rodolphe Joazile (président du Sénat) ne se sont pas étendus sur le contenu de cette rencontre qui a duré plusieurs heures.
Les politiques ont discuté sur le profil du prochain chef de la Villa d’Accueil qui doit être honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de diminuer les risques de polarisation politique et de conduire des politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la population, selon le président du Sénat. Cependant, il n’a voulu donner aucun nom au cours de son entrevue accordée à la rédaction du Matin.
Par ailleurs, le sénateur du Nord, Moise Jean-Charles affirme que le président de la République, Joseph Michel Martelly aurait soumis une liste de trois noms aux présidents des deux chambres et il reviendrait à eux de choisir l’un des trois. Ce comportement a été fustigé par le président de la chambre haute et a contribué à ce que la réunion se termine en queue de poisson, selon le sénateur du Nord.
Moise Jean-Charles a tenu à rappeler au chef de l’Etat qu’il revient à lui de choisir un nom et d’inviter les présidents des deux chambres à réagir en vue de chercher une majorité autour de ce nom. Ce qui est une prérogative constitutionnelle inhérente au premier mandataire de la nation, selon l’élu du Nord farouche opposant de Michel Martelly.
D’autres sujets ont été également abordés au cours de cette réunion dont le renouvellement du mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction nationale (CIRH), la formation d’un nouveau Conseil électoral (CEP) et l’épineuse question de la constitution amendée.
Joseph Chanoine Charles
http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=25325&idtypetexte=
Commentaire
Ces parlementaires ont donc un concept très médiocre de la délicatesse et du respect! Comment un parlementaire à qui on offre l'honneur de choisir parmi trois candidats peut-il s'offusquer au point de gâcher une réunion avec le président de son pays? L’éducation semble ici le problème le plus épineux dans cette affaire. N'occupe pas toujours un poste, dans un milieu comme Haiti, celui qui est le mieux qualifié pour s'y trouver. Des gens qui occupent une position dont dans des conditions normales, dans un pays équilibré, ils entendraient seulement parler, perdent quelquefois la tête. C'est vrai que le président lui-même est un grand improvisateur (la nature même de sa proposition l'indique), mais est-ce une raison suffisante pour ne pas s'asseoir en hommes civilisés, discuter des problèmes du pays et suivre ensemble la démarche qu'il faut pour le mener à bon port? Ce pays qui est déjà au bord de la noyade. Messieurs les parlementaires, un peu plus de décence! Pour le meilleur ou pour le pire, surtout pour le pire, vous représentez un pays!
Le président de la République, Joseph Michel Martelly, a finalement rencontré, au cours du weekend écoulé, les présidents des deux chambres dans la résidence privée du Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive. Les discussions ont porté sur la désignation du prochain Premier Ministre. Sorel Jacinthe (président de la chambre des Députés) et Jean Rodolphe Joazile (président du Sénat) ne se sont pas étendus sur le contenu de cette rencontre qui a duré plusieurs heures.
Les politiques ont discuté sur le profil du prochain chef de la Villa d’Accueil qui doit être honnête, compétent, ouvert au dialogue, capable de diminuer les risques de polarisation politique et de conduire des politiques publiques répondant aux besoins et aspirations de la population, selon le président du Sénat. Cependant, il n’a voulu donner aucun nom au cours de son entrevue accordée à la rédaction du Matin.
Par ailleurs, le sénateur du Nord, Moise Jean-Charles affirme que le président de la République, Joseph Michel Martelly aurait soumis une liste de trois noms aux présidents des deux chambres et il reviendrait à eux de choisir l’un des trois. Ce comportement a été fustigé par le président de la chambre haute et a contribué à ce que la réunion se termine en queue de poisson, selon le sénateur du Nord.
Moise Jean-Charles a tenu à rappeler au chef de l’Etat qu’il revient à lui de choisir un nom et d’inviter les présidents des deux chambres à réagir en vue de chercher une majorité autour de ce nom. Ce qui est une prérogative constitutionnelle inhérente au premier mandataire de la nation, selon l’élu du Nord farouche opposant de Michel Martelly.
D’autres sujets ont été également abordés au cours de cette réunion dont le renouvellement du mandat de la Commission intérimaire pour la reconstruction nationale (CIRH), la formation d’un nouveau Conseil électoral (CEP) et l’épineuse question de la constitution amendée.
Joseph Chanoine Charles
http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=25325&idtypetexte=
Commentaire
Ces parlementaires ont donc un concept très médiocre de la délicatesse et du respect! Comment un parlementaire à qui on offre l'honneur de choisir parmi trois candidats peut-il s'offusquer au point de gâcher une réunion avec le président de son pays? L’éducation semble ici le problème le plus épineux dans cette affaire. N'occupe pas toujours un poste, dans un milieu comme Haiti, celui qui est le mieux qualifié pour s'y trouver. Des gens qui occupent une position dont dans des conditions normales, dans un pays équilibré, ils entendraient seulement parler, perdent quelquefois la tête. C'est vrai que le président lui-même est un grand improvisateur (la nature même de sa proposition l'indique), mais est-ce une raison suffisante pour ne pas s'asseoir en hommes civilisés, discuter des problèmes du pays et suivre ensemble la démarche qu'il faut pour le mener à bon port? Ce pays qui est déjà au bord de la noyade. Messieurs les parlementaires, un peu plus de décence! Pour le meilleur ou pour le pire, surtout pour le pire, vous représentez un pays!
L'éducation gratuite : un slogan
Haïti: Léo Litholu et Lavaud Fréderic, respectivement responsables de l'Union des parents d'élèves progressistes haïtiens (UPEPH) et de la Confédération nationale des éducateurs haïtiens (CNEH) critiquent le programme de l'éducation gratuite du président de la République. Selon le responsable de l'UPEPH ce programme ne serait que pur slogan. Pour sa part, le coordonnateur de la CNEH pense que la décision du chef de l'Etat de reporter la rentrée cette année ne fait que causer des préjudices à plusieurs éléments du système.
Le coordonateur de l'UPEP, Léo Litholu continue de dénoncer le programme de l'éducation gratuite du président de la République qu'il qualifie de pur slogan. Invité à panel Magik ce lundi, le syndicaliste critique le fait que jusqu'à présent aucune liste des écoles qui feront partie de ce programme n'a été rendue publique par l'équipe du chef de l'Etat.
Lors d'une visite dans la ville de Jacmel il y a quelque semaines, le chef de l'Etat avait révélé qu'il serait en possession d'une liste contenant toutes les informations pertinentes concernant plus de 100 000 enfants qui seront touchés par le programme. « Je ne sais pas où le président a déniché ces données », a dit Léo Litholu. En vue de vérifier les chiffes avancées par le chef de l'Etat, le responsable de l'UPEPH confie avoir été au ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle. Mais personne n'était en mesure de confirmer ces informations, a t-il indiqué.
146 000 enfants qui n'ont jamais été scolarisés jusqu'à présent pourront entrer à l'école cette année, selon les derniers chiffres avancés par le président qui a demandé au ministère de reporter la rentrée pour la deuxième semaine du mois d'octobre. « On ne peut pas aborder le problème de l'éducation en termes de quantité », a fait savoir Léo Litholu dénonçant le système éducatif actuel qui serait selon lui à plusieurs vitesses.
« Il faut poser le problème dans une perspective de changement du système. Aujourd'hui, il existe en Haïti 60 261 enseignants au niveau fondamental. Parmi ces derniers, on compte plus de 47 000 qui n'ont pas la formation de base initiale pour devenir enseignants. Le pire, 40% de ces 47 000 n'ont même pas réussi leur examen de neuvième année fondamentale », a confié Leo Litholu citant le rapport de la commission instituée par l'ancien président René Préval en 2008 sur la question de l'éducation.
Exigeant la publication de la loi sur les frais scolaires, Léo Litholu a par ailleurs dénoncé un groupe d'individus membres d'une organisation appelée association des jeunes pour le développement de Pétion-Ville et de la fondation Rose et blanc qui réclament des parents et des professeurs d'école dans la ville de l'Arcahaie de l'argent au nom du programme de l'éducation gratuite.
Le report de la rentrée scolaire est préjudiciable
« Si la décision des autorités de reporter la rentrée vise à leur donner du temps pour pouvoir construire beaucoup plus d'écoles et pour augmenter le nombre des enseignants dans le système ce serait tant mieux. Mais si ce n'est pour ces raisons, ce serait un pur préjudice causé aux professeurs qui ne percevront aucun salaire pour le mois de septembre», déclare Lavaud Fréderic, coordonnateur du Confédération nationale des éducateurs haïtiens. Le syndicaliste en a profité pour dénoncer les responsables du ministère de l'éducation nationale qui doivent plusieurs mois d'arriérés de salaire à des professeurs qui sont contraints d'avoir d'autres activités parallèles.
Autres éléments importants du système, les parents seront malgré tout contraints de payer dix mois de scolarité pour leurs enfants qui eux ne suivront que neuf mois de cours cette année, regrette le responsable du CNEH qui croit que la décision du chef l'Etat ne changera pas le système.
Danio Darius
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96291&PubDate=2011-08-22
Commentaire
Eh oui, on est bien parti, pour un pays qui confronte déjà assez de problèmes, sans dévier l’éducation de son cours normal. Ce n'est pas que l’éducation soit normale en HAITI, mais si on pense y toucher, pourquoi ne pas le faire pour un changement transparent, positif? Il ne sert à rien de compliquer ce qui est déjà considérablement chaotique. Jusqu'à présent, le pourcentage retenu sur les frais d'appels venant de l’extérieur manque de clarté. L'EXPLIQUER, c’était pourtant le premier pas à faire pour rendre une telle décision populaire. Mais malheureusement, nous sommes en HAITI où les traditions, surtout les mauvaises, tardent à disparaître! Mais nous ne nous tairons point. Cela doit changer! Nous y croyons fermement! Sainte improvisation, éloigne-toi de nous!
Le coordonateur de l'UPEP, Léo Litholu continue de dénoncer le programme de l'éducation gratuite du président de la République qu'il qualifie de pur slogan. Invité à panel Magik ce lundi, le syndicaliste critique le fait que jusqu'à présent aucune liste des écoles qui feront partie de ce programme n'a été rendue publique par l'équipe du chef de l'Etat.
Lors d'une visite dans la ville de Jacmel il y a quelque semaines, le chef de l'Etat avait révélé qu'il serait en possession d'une liste contenant toutes les informations pertinentes concernant plus de 100 000 enfants qui seront touchés par le programme. « Je ne sais pas où le président a déniché ces données », a dit Léo Litholu. En vue de vérifier les chiffes avancées par le chef de l'Etat, le responsable de l'UPEPH confie avoir été au ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle. Mais personne n'était en mesure de confirmer ces informations, a t-il indiqué.
146 000 enfants qui n'ont jamais été scolarisés jusqu'à présent pourront entrer à l'école cette année, selon les derniers chiffres avancés par le président qui a demandé au ministère de reporter la rentrée pour la deuxième semaine du mois d'octobre. « On ne peut pas aborder le problème de l'éducation en termes de quantité », a fait savoir Léo Litholu dénonçant le système éducatif actuel qui serait selon lui à plusieurs vitesses.
« Il faut poser le problème dans une perspective de changement du système. Aujourd'hui, il existe en Haïti 60 261 enseignants au niveau fondamental. Parmi ces derniers, on compte plus de 47 000 qui n'ont pas la formation de base initiale pour devenir enseignants. Le pire, 40% de ces 47 000 n'ont même pas réussi leur examen de neuvième année fondamentale », a confié Leo Litholu citant le rapport de la commission instituée par l'ancien président René Préval en 2008 sur la question de l'éducation.
Exigeant la publication de la loi sur les frais scolaires, Léo Litholu a par ailleurs dénoncé un groupe d'individus membres d'une organisation appelée association des jeunes pour le développement de Pétion-Ville et de la fondation Rose et blanc qui réclament des parents et des professeurs d'école dans la ville de l'Arcahaie de l'argent au nom du programme de l'éducation gratuite.
Le report de la rentrée scolaire est préjudiciable
« Si la décision des autorités de reporter la rentrée vise à leur donner du temps pour pouvoir construire beaucoup plus d'écoles et pour augmenter le nombre des enseignants dans le système ce serait tant mieux. Mais si ce n'est pour ces raisons, ce serait un pur préjudice causé aux professeurs qui ne percevront aucun salaire pour le mois de septembre», déclare Lavaud Fréderic, coordonnateur du Confédération nationale des éducateurs haïtiens. Le syndicaliste en a profité pour dénoncer les responsables du ministère de l'éducation nationale qui doivent plusieurs mois d'arriérés de salaire à des professeurs qui sont contraints d'avoir d'autres activités parallèles.
Autres éléments importants du système, les parents seront malgré tout contraints de payer dix mois de scolarité pour leurs enfants qui eux ne suivront que neuf mois de cours cette année, regrette le responsable du CNEH qui croit que la décision du chef l'Etat ne changera pas le système.
Danio Darius
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96291&PubDate=2011-08-22
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Eh oui, on est bien parti, pour un pays qui confronte déjà assez de problèmes, sans dévier l’éducation de son cours normal. Ce n'est pas que l’éducation soit normale en HAITI, mais si on pense y toucher, pourquoi ne pas le faire pour un changement transparent, positif? Il ne sert à rien de compliquer ce qui est déjà considérablement chaotique. Jusqu'à présent, le pourcentage retenu sur les frais d'appels venant de l’extérieur manque de clarté. L'EXPLIQUER, c’était pourtant le premier pas à faire pour rendre une telle décision populaire. Mais malheureusement, nous sommes en HAITI où les traditions, surtout les mauvaises, tardent à disparaître! Mais nous ne nous tairons point. Cela doit changer! Nous y croyons fermement! Sainte improvisation, éloigne-toi de nous!
Comme une mauvaise blague
edito
Haïti: Pendant la Guerre de Sécession aux Etats-Unis d'Amérique, entre 1861 et 1865, l'armée de l'Union, qui se battait contre celle des Confédérés, avait de des hommes et de l'argent - celui des Etats riches et industriels du Nord qui affrontaient les Etats agricoles et plutôt pauvres du Sud- s'équipa en conséquence et remporta la victoire.
L'armée s'offrit à foison le nec plus ultra des armes et des équipements. Profitant de la situation, un entrepreneur astucieux vendit des chaussures à l'armée d'Abraham Lincoln, qui étaient de si mauvaise qualité qu'après quelques pas les semelles se décollèrent.
Tancé de s'expliquer sur sa camelote, l'homme d'affaires argumenta tranquillement que ses bottes n'étaient pas faites pour l'infanterie mais pour la cavalerie. CQFD : il ne fallait pas marcher avec.
La dernière démarche de l'ONU nous rappelle les fameuses chaussures de cet futé homme d'affaire yankee.
Selon le site spécialisé www.francebtp.com, « les Nations Unies recherchent des ingénieurs pour Haïti ».
Après le cri du président Michel Martelly qui souhaite que la mission de stabilisation de l'Onu présente en Haïti se transforme en mission de développement, on espérait que l'organisme onusien se serait empressé de donner suite à la requête présidentielle.
Détrompez-vous.
Selon l'articulet de Anthony Laurent sur francebtp.com publié en ligne ce 22 août, « les Nations Unies recherchent actuellement des ingénieurs, avec au moins cinq ans d'expérience, pour travailler sur la démolition de bâtiments endommagés par le séisme de janvier 2010 à Port-au-Prince. »
« Le projet de l'United Nationals Office of Project Services (UNOPS) est de démolir 1 800 maisons et de déblayer 160 000 mètres cubes de décombres. Le travail des ingénieurs sélectionnés débutera en septembre prochain et durera jusqu'en mars 2012. »
Après le 12 janvier 2010, s'il y a une chose que nous pouvons faire sans aide, c'est bien de démolir nos décombres, de récupérer tout ce qui y est récupérable et de passer à autre chose.
Des ingénieurs ? Oui. Pour construire ? Oui. Pas pour venir se la couler douce dans notre enfer. Il y a assez de touristas dans nos murs...n'est-ce pas ?
Quand il y a trop de millions à dépenser on achète de la glace au Pôle nord !
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96297&PubDate=2011-08-22
Commentaire
Si l'on ne connaissait pas le sérieux de l'auteur de cet éditorial, on aurait pu croire qu'il s'agit là d'une blague inventée de toute pièce pour discréditer l'honorable ONU. Malheureusement pour l'ONU, la vérification faite à travers le réseau Internet donne raison à l’intéressé. Que faire quand un organisme international se moque de la misère d'un peuple? Les élites de ce peuple, si elles sont intelligentes, se rapprochent et élaborent un plan de développement qu'ils appliquent de façon à faire mentir les pronostics mal intentionnés. Ce sont les mêmes qui ont précédé la proclamation de l’indépendance. En effet avait-on jamais vu ce contresens, des esclaves triomphant contre ceux qui les soumettaient? Et nous savons ce qui s'est passé. La seule fois où nous avons vu les élites de ce pays réaliser ensemble quelque chose qui les dépassait! Quel tare, quel frein, quel handicap mental, social ou historique les empêche de récidiver?
Haïti: Pendant la Guerre de Sécession aux Etats-Unis d'Amérique, entre 1861 et 1865, l'armée de l'Union, qui se battait contre celle des Confédérés, avait de des hommes et de l'argent - celui des Etats riches et industriels du Nord qui affrontaient les Etats agricoles et plutôt pauvres du Sud- s'équipa en conséquence et remporta la victoire.
L'armée s'offrit à foison le nec plus ultra des armes et des équipements. Profitant de la situation, un entrepreneur astucieux vendit des chaussures à l'armée d'Abraham Lincoln, qui étaient de si mauvaise qualité qu'après quelques pas les semelles se décollèrent.
Tancé de s'expliquer sur sa camelote, l'homme d'affaires argumenta tranquillement que ses bottes n'étaient pas faites pour l'infanterie mais pour la cavalerie. CQFD : il ne fallait pas marcher avec.
La dernière démarche de l'ONU nous rappelle les fameuses chaussures de cet futé homme d'affaire yankee.
Selon le site spécialisé www.francebtp.com, « les Nations Unies recherchent des ingénieurs pour Haïti ».
Après le cri du président Michel Martelly qui souhaite que la mission de stabilisation de l'Onu présente en Haïti se transforme en mission de développement, on espérait que l'organisme onusien se serait empressé de donner suite à la requête présidentielle.
Détrompez-vous.
Selon l'articulet de Anthony Laurent sur francebtp.com publié en ligne ce 22 août, « les Nations Unies recherchent actuellement des ingénieurs, avec au moins cinq ans d'expérience, pour travailler sur la démolition de bâtiments endommagés par le séisme de janvier 2010 à Port-au-Prince. »
« Le projet de l'United Nationals Office of Project Services (UNOPS) est de démolir 1 800 maisons et de déblayer 160 000 mètres cubes de décombres. Le travail des ingénieurs sélectionnés débutera en septembre prochain et durera jusqu'en mars 2012. »
Après le 12 janvier 2010, s'il y a une chose que nous pouvons faire sans aide, c'est bien de démolir nos décombres, de récupérer tout ce qui y est récupérable et de passer à autre chose.
Des ingénieurs ? Oui. Pour construire ? Oui. Pas pour venir se la couler douce dans notre enfer. Il y a assez de touristas dans nos murs...n'est-ce pas ?
Quand il y a trop de millions à dépenser on achète de la glace au Pôle nord !
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=96297&PubDate=2011-08-22
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Si l'on ne connaissait pas le sérieux de l'auteur de cet éditorial, on aurait pu croire qu'il s'agit là d'une blague inventée de toute pièce pour discréditer l'honorable ONU. Malheureusement pour l'ONU, la vérification faite à travers le réseau Internet donne raison à l’intéressé. Que faire quand un organisme international se moque de la misère d'un peuple? Les élites de ce peuple, si elles sont intelligentes, se rapprochent et élaborent un plan de développement qu'ils appliquent de façon à faire mentir les pronostics mal intentionnés. Ce sont les mêmes qui ont précédé la proclamation de l’indépendance. En effet avait-on jamais vu ce contresens, des esclaves triomphant contre ceux qui les soumettaient? Et nous savons ce qui s'est passé. La seule fois où nous avons vu les élites de ce pays réaliser ensemble quelque chose qui les dépassait! Quel tare, quel frein, quel handicap mental, social ou historique les empêche de récidiver?
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