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mercredi 20 juillet 2011

Haïti-Argentine : Le chancelier argentin attendu à Port-au-Prince

mardi 19 juillet 2011
P-au-P, 19 juil. 2011 [AlterPresse] --- Le ministre argentin des relations extérieures, du commerce international et des cultes, Hector Timerman, est attendu ce 20 juillet 2011 à Port-au-Prince pour une visite de 24 heures, apprend AlterPresse.
Hector Timmerman doit transmettre, en cette occasion, au président haïtien Michel Martelly l’invitation de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, à visiter son pays.
Le chancelier argentin et le chef d’État haitien aborderont également les relations bilatérales entre les deux Etats.
En outre, Hector Timerman aura à rencontrer diverses personnalités, dont le représentant du secrétaire général des Nations Unies, Mariano Fernandez.
Le chancelier argentin sera accompagné d’une délégation de haut niveau composée notamment du vice-ministre argentin des affaires étrangères, Alberto D’Arlotto.
A la fin de la semaine dernière, le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, a effectué une brève visite de travail dans le pays au cours de laquelle il a rencontré le chef de l’Etat haïtien et le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Mariano Fernandez. [kft gp apr 19/07/2011 9 :30]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article11293

Commentaire
Pour l'avoir déjà dit, nous ne sommes pas exonérés de l'obligation de le répéter, Haiti a besoin de la coopération internationale maintenant plus qe jamais. Mais il faut vraiment un environnement favorable a tout ce que cela peut offrir comme bénéfice pour le pays. Recevoir des dignitaires étrangers sans savoir trop ce qu'on peut leur offrir et ce dont on a besoin, semble un pur jeu d'enfant, une routine à laquelle on obéit automatiquement, faute de mieux. D'où la nécessité de nommer ce premier ministre dont le travail pourra être analysé à la loupe de cette reconstruction tant galvaudée depuis le tremblement de terre de janvier 2010. Soyons optimistes, croyons que les responsables résoudront finalement le problème pour sortir ce pays de l'impasse où ils l'ont fourré.

Gaillot Dorsainvil, de gré ou de force

Une décision historique: le chef du parquet de Port-au-Prince veut absolument auditionner le président du CEP et deux conseillers électoraux sur les nombreuses dénonciations de fraudes et de corruptions qui ont émaillé les dernières élections. Sonel Jean-François a déjà décerné des mandats d'arrêt contre Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Anténor Guerrier. « La police nationale - étant l'auxiliaire de la justice - compte bien exécuter les mandats », a déclaré le chef de la PNH, Mario Andrésol.
Haïti: « Trois chefs d'inculpation sont retenus contre ces conseillers électoraux : corruption de fonctionnaire, concussion et association de malfaiteurs », selon le chef du parquet de Port-au-Prince. « Nous avons déjà décerné les mandats d'arrêt contre Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Leonel Raphaël et nous attendons que la DCPJ les arrête et nous les amène au parquet. Nous sommes en concertation avec la Direction centrale de la police judiciaire, et la police est déterminée à arrêter ces messieurs », a indiqué Sonel Jean-François.
« Nous avons voulu qu'ils viennent au parquet afin de les auditionner, mais malheureusement ils ont refusé. Nous nous sommes trouvés dans l'obligation de les forcer à venir... », a-t-il renchéri, pour expliquer sa décision de décerner des mandats d'arrêt contre ces hauts fonctionnaires de l'Etat.
Selon le magistrat, il y a une enquête qui avait été ouverte sur le dossier par l'ex-commissaire du gouvernement, Harrycidas Auguste. « Certains membres du Conseil électoral provisoire ont comparu au parquet et ont été auditionnés, mais malheureusement Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Leonel Raphaël que nous avons invités, ne se sont pas présentés au parquet », s'est-il désolé.
« J'estime qu'ils ont défié l'autorité de la Justice alors qu'il y a présomption de corruption de fonctionnaires. Il y a une information qui est ouverte, il faut que nous les entendions sur les faits que la clameur publique leur reproche: il y a eu un scandale lors des dernières élections », a-t-il expliqué.
Selon Me Jean-François, le parquet est compétent pour poursuivre les membres d'une institution électorale provisoire. Seuls les membres du Conseil électoral permanent, a-t-il souligné, échappent à la justice ordinaire et sont passibles de la Haute Cour de justice s'ils sont accusés de crimes de haute trahison.
De son côté, le chef de la police nationale a fait savoir que l'institution qu'il dirige ne peut qu'exécuter les ordres de la justice. « La police nationale - étant l'auxiliaire de la justice - compte bien exécuter le mandat », a soutenu Mario Andrésol.
Par ailleurs, le président du Sénat a fait savoir que le Grand Corps n'a rien à voir dans cette affaire de mandat. Selon le sénateur Rodophle Joazil, la commission spéciale sénatoriale qui enquêtait sur les graves accusations de fraudes qui ont suivi les élections - a bien remis son rapport au Bureau du Sénat, mais aucune séance y relative n'est encore réalisée. « Ce serait une grave erreur de la part du commissaire du gouvernement si sa décision de décerner des mandats contre les juges électoraux est basée sur le travail de la commission », a-t-il lancé.
Pour sa part, le vice-président de la commission Justice et Sécurité de la Chambre basse a vivement critiqué la décision de Me Sonel Jean-François. Selon le député Fritz Emmanuel Bourjolly, le commissaire du gouvernement a violé la loi électorale en agissant ainsi. Le parlementaire a exhorté le magistrat de se ressaisir, puisque, a-t-il dit, seule la Haute Cour de justice peut décider du sort des conseillers électoraux.
Le débat est ouvert dans la société
Les avis sur une éventuelle arrestation des conseillers électoraux divergent, dépendamment de l'intérêt. Une décision exceptionnelle du parquet de Port-au-Prince, qui suscite beaucoup de réactions. Etant membres d'un Conseil électoral provisoire, sont-ils passibles par-devant les tribunaux de droit commun ? Non pour certains avocats, oui pour d'autres. Le débat est donc ouvert.

Robenson Geffrard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95089&PubDate=2011-07-19

Commentaire
Ce n'est tout de même pas une mauvaise chose à un moment où l'on prétend que les citoyens se sentent concernés par ce qui se passe sur cette portion d’île. Que le débat continue! Mais surtout qu,il porte des résultats convaincants! Car on ne peut pas passer sa vie à frauder et à ne voir aucune réaction. Cela serait un fort mauvais exemple pour ceux qui sont appelés à prendre les rennes du pouvoir demain, les enfants et les jeunes. Les autorités actuelles ont très peu à faire pour encourager la population à les suivre. Et ce geste pourrait être le premier. Tout dépendra du zèle employé et des fruits qu'on en obtiendra.

mardi 19 juillet 2011

Haïti-Elections-Justice


Mandats d’amener contre Gaillot Dorsinvil et deux autres conseillers électoraux

Une décision sans précédent du parquet de Port-au-Prince qui, depuis plusieurs semaines, cherche en vain à interroger le président du CEP ainsi que ses collègues Leonel Raphaël et Ribel Pierre dans le cadre de l’enquête visant à établir s’ils avaient ou non monnayé les résultats des dernières élections au parfum de scandale ; deux autres conseillers, Jacques Belzin et Anténor Guerrier, momentanément indisponibles pour raisons de santé
Publié le samedi 16 juillet 2011
Le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, a confirmé samedi avoir délivré des mandats d’amener contre trois conseillers électoraux, parmi eux le président Gaillot Dorsinvil, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les graves accusations de fraudes électorales dont fait l’objet le Conseil électoral provisoire.
Outre M. Dorsinvil, le pasteur Leonel Raphaël et Ribel Pierre, respectivement secrétaire général et membre du CEP, sont aussi activement recherchés.
Le commissaire Jean-François a indiqué avoir passé des instructions à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin que les trois responsables soient appréhendés n’importe où en raison de leur refus systématique de répondre aux invitations du parquet.
Jeudi, les trois hommes ne s’y étaient pas présentés tandis que leurs collègues Jacques Belzin et Anténor Guerrier avaient invoqué des problèmes de santé et produit des certificats médicaux pour justifier leur absence.
A la tête d’un organisme largement discrédité et pratiquement dysfonctionnel, les intéressés n’avaient pas encore réagi samedi aux derniers développements de ce dossier.
Selon le magistrat, du point de vue constitutionnel le parquet est compétent pour poursuivre les membres d’une institution électorale provisoire. Seuls les membres du CEP permanent, estime Sonel Jean-François, échappent à la justice ordinaire et sont passibles de la haute cour de justice s’ils sont accusés de crimes de haute trahison.
Déjà dans le collimateur de l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, Gaillot Dorsinvil et ses pairs sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin de candidats (victorieux ou malheureux) aux dernières législatives dont les résultats plusieurs fois corrigés avaient été le point culminant d’un processus électoral marqué de bout en bout par des scandales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7891

Commentaire
Gaillot Dorsainvil et quiconque a joué un rôle dans les dernières élections, s'il est respectable, répondra même sans avoir l'obligation de le faire devant le commissaire du gouvernement, à la convocation de ce dernier. Pourquoi? D'abord un devoir patriotique. Après ce gâchis, cet autre gaspillage de ressources, un art dans lequel les politiciens haïtiens sont passés maîtres (quand l'argent ne sort pas de leurs poches), toute initiative destinée à éclaircir le chaos est bienvenue. Mais en plus, s'il faut, comme le prétendent quelques-uns, que le commissaire intervienne seulement en cas de flagrant délit, y a-t-il délit plus flagrant que les tentatives de corruption du processus par l'imposition de Jude Célestin entre autres dégâts inqualifiables? Ou vous lancez ce pays sur la voie du progrès - et la justice en fait partie - ou vous vous lancez dans la mer des Caraïbes, car le reste du monde ne vous attendra pas. Plutôt que de connaitre la honte du rejet collectif qui vous guette...Ces sempiternels retardataires donneraient le seul exemple d’héroïsme qui leur soit encore permis. Préval lui-même devrait comparaître car rien de ce qui a été fait ne l'aurait été sans lui. Il était le président de la république et il gérait tout, absolument tout, depuis le palais national. L'imposition de Jude Célestin pour s'assurer une oasis d’impunité au cas où fait partie du plan macabre élaboré en la circonstance.

Martelly lance la "Semaine de la reconstruction"

Des bâtiments symboliques de l'Etat au niveau de la rue du Champ de Mars seront les premiers à être reconstruits « bientôt » au centre-ville de Port-au-Prince. Contrairement à ce que pense plus d'un, il n'y aura pas de chasse aux sorcières contre les propriétaires. « Il faut définitivement quitter la logique de l'urgence et tourner le pays vers l'avenir, vers la reconstruction », a lancé le président Michel Martelly ce lundi, avertissant par ailleurs qu'il n'y aura pas de « don de logement ».
Haïti: Après sept mois de travail sur le plan directeur de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince, la maquette, avec des rues bien tracées et des bâtiments publics modernes, a été présentée ce lundi 18 juillet 2011 à la BRH, au cours de la « Semaine de la Reconstruction » lancée par le président Michel Martelly, en difficulté pour monter un gouvernement après plus de deux mois au pouvoir. Cette cérémonie s'est déroulée en présence des membres du gouvernement démissionnaire, de parlementaires, de diplomates étrangers et de membres des secteurs privé et bancaire.
« Il faut définitivement quitter la logique de l'urgence et tourner le pays vers l'avenir, vers la reconstruction », a fulminé le chef de l'Etat, reconnaissant que le problème de logement est insurmontable pour la plupart des Haïtiens.
Les tentes absorbent des ressources financières précieuses
« Les tentes représentent un risque sanitaire élevé, absorbent des ressources financières précieuses et n'apportent aucune dignité à ceux qui y vivent. Le gouvernement s'engage à accompagner respectueusement les déplacés pour lancer la reconstruction dans le respect de la propriété », a ajouté le président.
Face à la question d'utilité publique d'une grande partie du centre-ville, le chef de l'Etat a montré certaines réserves. « J'insiste sur le fait que les bâtiments publics qui seront construits le seront en toute légalité, en tenant compte des droits des propriétaires et des prescrits de la loi en matière d'utilité publique. La question d'utilité publique dans le centre-ville et au nord de Port-au-Prince est déjà l'objet de toute mon attention », a fait savoir le chef de l'Etat. Une sorte d'assurance pour le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Hervé Denis, qui s'est montré inquiet à ce sujet.
Au chapitre a logement, le président, qui a promis durant sa campagne 100 000 logements par année, a encore assuré que des réponses courageuses seront apportées en ce sens. « Trois axes majeurs, a-t-il souligné, seront retenus : le développement de nouveaux quartiers dans la périphérie de Port-au-Prince, la restructuration et l'urbanisation des quartiers existants et la densification des quartiers urbains par la construction en hauteur. »
« De concert avec mon gouvernement, nous veillerons à ce que tout ceci s'intègre dans un cadre global d'aménagement du territoire et dans une politique financière qui donnera accès à un crédit immobilier aux petites bourses. Il est entendu qu'il n'y aura pas de don de logement », a confié le locataire du palais national, soulignant que le projet « Kay Pam » initié par Guiteau Toussaint, assassiné en juin dernier, sera lancé officiellement ce mardi 19 juillet.
Les disponibilités financières existantes, a poursuivi le président, nous permettent aujourd'hui de commencer la construction des ministères et autres bâtiments symboliques de l'Etat, de mettre à la disposition des employés du secteur public comme de ceux du secteur privé un programme spécial de prêts immobiliers à des conditions préférentielles à travers la BNC et la BPH.
Le jeu politique sera assaini
En ce qui a trait à la reconstruction de Port-au-Prince, le président, empêtré dans le jeu politique, en a profité pour prôner le changement dans la mentalité. « Il s'agira à la fois de reconstruire l'homme haïtien, de reconstruire l'espace physique de l'homme haïtien. La reconstruction d'Haïti n'aurait pas de sens si elle ne s'accompagnait pas d'une réforme de notre mode de fonctionnement politique, institutionnel et administratif », a avancé le président.
« Le jeu politique sera assaini. Les institutions joueront leur rôle au profit des citoyens. Cet effort de dépassement de soi, cette responsabilité, mon gouvernement l'assumera », a soutenu Michel Martelly. Il estime également que la reconstruction ne devra pas profiter qu'à Port-au-Prince. « Elle signifiera également de notre pôle de développement, des opportunités économiques certaines et un code de construction définitif. Mon gouvernement qui sera installé sera instruit de l'appliquer et de le faire appliquer », a-t-il dit.
Par ailleurs, à écouter les différents intervenants au cours de la cérémonie, le centre-ville de Port-au-Prince sera flambant neuf durant les prochaines années. Si ce n'est pas un rêve comme on l'écoutait à travers une chanson ayant pour refrain : « Nous rêvons d'un autre Port-au-Prince », jouée dans la salle. Des bâtiments publics avec leur propre système de drainage, des rues bien tracées, des espaces verts, le renforcement des infrastructures mécaniques...Les responsables soutiennent que le centre commercial ne peut pas être déplacé et doit être la vitrine touristique de Port-au-Prince.
« Les constructions publiques conjuguées à une meilleure couverture policière joueront un rôle catalyseur de l'investissement privé au bas de la ville (...) et contribueront ainsi à la quête des objectifs de croissance, de réduction de la pauvreté et de la création d'emplois », a indiqué, de son côté, le gouverneur de la BRH, Charles Castel.

Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95039&PubDate=2011-07-18
Commentaire
Rêver fait certainement partie des droits de l'homme. Alors que personne n'accuse personne de trop en profiter. Cependant il serait bon que certains rêves soient réalistes et s'accompagnent de mesures qui les concrétisent ou, tout au moins, qui montrent la volonté de le faire. C'est vrai que rendre Martelly responsable de la paralysie actuelle du pays tiendrait de la mauvaise foi, mais une solution devra être trouvée bientôt, si tous ces rêves veulent avoir la chance de se métamorphoser en réalités. Il faut reconnaître, malgré tout, que Martelly a un point d'avance sur ses antagonistes du parlement car il comprend que les tentes sont un superbe gaspillage de millions tandis que les instruments pour monter un véritable chantier et reconstruire sont là et risquent même de s'oxyder faute d'utilisation. Des parlementaires intelligents, sous d'autres latitudes, prendraient au mot le président en lui fournissant l'occasion d'avoir un premier ministre et des ministres qui assumeraient un gouvernement fonctionnel dont ils auraient à répondre à tout moment. Mais l'intelligence, au même titre que la tolérance, le respect et l'optimisme n'est pas l'apanage des rétrogrades.

lundi 18 juillet 2011

Haïti-Littérature : L’écrivain haïtien James Noel en résidence à la Villa Médicis à Rome

vendredi 15 juillet 2011
P-au-P, 15 juil. 2011 [AlterPresse] --- L’écrivain haïtien, James Noel, est parmi les 17 nouveaux pensionnaires pour l’année 2011 de la Villa Médicis à Rome, palais qui abrite l’Académie de France dans cette ville, apprend AlterPresse. Les pensionnaires on été nommés par le ministre français de la culture, Frederick Mitterand.
Durant 12 à 18 mois, James Noel aura à travailler sur un projet personnel aux côtés de deux autres écrivains, mais aussi de scénographe, architecte et compositeurs de musique entre autres.
Le poète aura ainsi l’occasion de se perfectionner dans son domaine et de partager avec d’autres artistes dans un cadre d’échanges culturels.
James Noel, 33 ans, écrit à la fois en créole et en français. Il a déjà publié plusieurs titres qui ont retenu l’attention, comme « Poèmes à double tranchants/Seul baiser pour muselière » et « Le sang visible du vitrier ».
Sa dernière œuvre, Kana Sutra, est actuellement selectionnée parmi les « coups de cœur » de la FNAC (Fédération Nationale d’Achats), chaine de magasins vendant des produits culturels. Kana Sutra, signalé lors du Festival Etonnants Voyageurs durant la mi-juin, est publié par les Editions Vents d’Ailleurs.
« La violence de l’écriture et l’écriture de la violence s’y renvoient leurs reflets en un acte miroir, où, parfois comme un jeu, parfois avec une rage délibérée, il revisite une humanité dégrisée de ses illusions », souligne l’introduction de l’écrivain Ananda Devi.
Dans ce livre, « James Noël revêt… ses multiples identités de poète, d’écrivain, d’homme, d’Haïtien, d’arbre, d’oiseau, de livre, celui qui, entre arrachement et enchantement préfère le déhanchement de l’âme », poursuit-elle.
Avant James Noel, le célèbre écrivain haïtien, Louis-Philippe Dalembert, avait lui aussi été sélectionné pour une résidence d’écriture à la Villa Médicis. [kft gp apr 15/07/2011 12 :10]

http://www.alterpresse.org/spip.php?article11282

Commentaire
Un signe très encourageant pour les lettres haïtiennes! Félicitations!

L’ambassadeur dominicain en Haïti réagit suite à l’assassinat de Roodline Lindor

L’ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silé, condamne dans un communiqué l’assassinat de l’étudiante Roodline Lindor dont le cadavre a déjà été rapatrié dans son pays d’origine.

15/07/2011
L’ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silé, condamne dans un communiqué l’assassinat de l’étudiante Roodline Lindor dont le cadavre a déjà été rapatrié dans son pays d’origine.
Le diplomate place ce meurtre dans le cadre de « la violence indiscriminée » qui sévit en République dominicaine, soulignant que deux des présumés assassins ont été déjà interpellés.
Parallèlement le groupe d’appui aux réfugiés et aux rapatriés (GARR) dénonce cette nouvelle attaque subie par une haïtienne sur le territoire dominicain. Le GARR invite les autorités haïtiennes à s’assurer que justice soit rendue à la famille victime. EL/LM
http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=24672&idtypetexte=

Commentaire
Nous l'avons dit et nous le répétons, ce crime doit être puni par la loi dominicaine comme tout autre commis dans les mêmes circonstances. Mais nous devons aussi éviter que des actes aussi regrettables servent de prétexte à des politiciens sans programme, qui ne cherchent qu'une occasion d'affirmer leur malice en manipulant les problèmes (en les magnifiant) entre les deux pays pour opposer, diviser Dominicains et Haitiens. Plusieurs rêvent de pêcher en eau trouble et ne rougiraient même pas en allant chercher si loin. Ils en ont déjà l'habitude.

Qui a peur de Monsieur Bernard Honorat Gousse ?

Haïti: par Robert Jean-Louis

Nous vivons dans un pays constitutionnellement dirigé par un exécutif bicéphale, dont l'une des têtes - celle du président de la République - émergeant de joutes électorales, est porteuse de projets sociaux, et l'autre, - celle du Premier ministre -, émanation de la première, n'existe que pour faire bénéficier à la population les réformes promises.
La tête pensante, si intelligente soit-elle, ne peut rien, quasiment rien, sans son alter ego agissant.
C'est dans cette situation préoccupante que se trouve notre pays, du fait de ne pas avoir un Premier ministre accepté par le Pouvoir législatif. Il y a bien une deuxième tête, mais elle est zombifiée, obligée qu'elle est, selon les prescrits constitutionnels, d'expédier les affaires courantes.
Le chef de l'État a d'abord offert à la nation un citoyen de grande valeur, Monsieur Daniel Gérard Rouzier. Très peu pour nous, lui ont presque répondu en choeur les députés fraîchement élus. Vous voulez nous imposer un Premier ministre jamaïcain, qui n'est, de surcroît, même pas reconnaissant envers son pays d'accueil : il s'enrichit impudemment, alors qu'aucun geste n'est fait pour renflouer les caisses de l'État. Arguments éminemment fallacieux, évidemment .
Suite à cette déconvenue, Monsieur Michel Martelly a porté son choix sur Monsieur Bernard Honorat Gousse. Cette fois, c'est au tour des sénateurs de prendre la mouche.
Pourquoi cet acharnement à contrer toute velléité de mise en place d'un gouvernement conduit par des hommes (les féministes voudront bien m'excuser puisque, dans ma caboche, le mot homme inclut tout aussi bien les femmes) reconnus pour leur compétence et leur probité ?
La réponse est peut-être cruelle, mais elle est réelle. On ne veut pas de ces gens-là au timon des affaires car on pourra difficilement bénéficier de certains « privilèges ». Ces gens-là sont politiquement incorrects. Pour tout dire, ils gênent. Une couleuvre, celle de M. Martelly, est déjà passée, bien difficilement il est vrai. Mais nom de Dieu, on ne nous fera pas avaler une deuxième!
Contrecarrer cette dérive institutionnelle devient un impératif car il y va de la survie même de l'État qui semble être pris en otage par un pouvoir législatif totipotent. La Constitution donne au pouvoir exécutif la possibilité d'intervenir à deux niveaux : d'abord, au niveau du choix du chef de gouvernement, puis au moment de la présentation de la politique générale de ce dernier par devant chacune des deux Chambres. Le niveau I est du ressort exclusif du chef de l'État, le niveau II nécessite les actions concertées du Premier ministre et du président de la République.
Le chef de l'État face au pouvoir législatif
Si le chef de l'État à la prérogative de choisir son Premier ministre, il a également la charge de « veiller au respect et à l'exécution de la Constitution ».
Le choix du premier ministre, une prérogative présidentielle
Le Premier ministre est choisi par le président de la République. C'est là une exigence constitutionnelle. Et ceci, quelles que soient les conditions de température et de pression au niveau des Chambres.
Il est vrai que le chef de l'État doit faire son choix en consultation avec le président du Sénat et celui de la Chambre des députés. Mais s'il est tenu de leur demander leur avis, qu'il prendra vraisemblablement en compte, il n'est pas néanmoins lié ni par celui du président-sénateur ni par celui du président-député.
En fait, il tient de ces deux personnages des renseignements d'une extrême importance quant à la configuration des deux Chambres : les partis politiques représentés au Parlement (à la Chambre haute et à la Chambre basse), les noms des chefs de partis et ceux de leur directoire, leur programme politique, les regroupements éventuels de ces partis en blocs, la durée des mandats des sénateurs...
La Constitution fait au chef de l'État un crédit d'intelligence. Les parlementaires signataires de la pétition, par le fait de forcer le chef de l'exécutif à revoir sa copie avant même la réception des pièces du Premier ministre désigné, selon les normes constitutionnelles, ont prouvé leur total irrespect vis-à-vis de la fonction présidentielle.
Où est donc cette sérénité dont on brûle tellement d'envie de sentir transpirer chez un sage ?
Faire respecter les prescrits de la Constitution, un devoir du président. Quand les choses ne vont pas bien, quand les choses ne sont pas à leur place, il faut chercher le nord. Et notre boussole est la Constitution.
Le citoyen ou la citoyenne désignée par le président de la République pour être premier ministre peut se présenter indifféremment soit par devant le Sénat soit par devant la Chambre des députés pour remettre les pièces réclamées à l'article 157 de la Constitution.
Dans le cas de Monsieur Gousse, les pièces à présenter seraient les suivantes :
1° son acte de naissance prouvant qu'il est né Haïtien;
2° l'acte de naissance de son père prouvant que lui aussi est né Haïtien. Cette pièce suffit à établir la qualité d'Haïtien d'origine, selon la Constitution de 1957, sous l'égide de laquelle est né Monsieur Gousse ;
3° une déclaration faite sur l'honneur (il existe encore des citoyens qui connaissent encore la valeur de ce mot !) disant qu'il n'a jamais renoncé à sa nationalité haïtienne ;
4° un certificat émanant soit du ministère de la Justice soit des services de police disant qu'il n'a jamais été condamné à une peine afflictive et infamante, qui pourrait être assortie de la privation de la jouissance des droits civils et politiques ;
5° une attestation du Barreau de Port-au-Prince affirmant qu'il est régulièrement inscrit à l'Ordre;
6° une attestation du juge de paix (ou du maire) du lieu de son domicile disant qu'il réside dans la localité depuis au moins 5 ans.
7° le décret publié sous l'administration de Monsieur Gérard Latortue, alors Premier ministre, accordant décharge de leur gestion à un certain nombre de citoyens ayant été comptables des deniers publics, dont Monsieur Gousse, ancien ministre de la Justice.
Les prescrits de l'article 157 sont alors respectés. Gageons que cette fois la commission sénatoriale n'aura pas à déceler des irrégularités dans le dossier.

Toutefois, les parlementaires ayant pour devise « Pourquoi faire court quand on peut faire long », vous vous trompez dans de grandes largeurs si vous pensez que l'équation : 9 commissaires étudiant un ensemble de 7 documents d'une page chacun « égalent » 48 heures.
Tout est donc limpide quand on se réfère à la Constitution, et, comme le dit si bien le brocard, interpretatio cessat in claris, c'est-à-dire que quand un texte est clair, il n'y a pas à l'interpréter, toute demande additionnelle faite au candidat Premier ministre par l'autorité parlementaire apporte avec elle au minimum un parfum de manoeuvre dilatoire. A un degré de plus, qualifiée d'excès de pouvoir, elle est sanctionnable. Car, il est une réalité qui veut qu'une autorité, quelle qu'elle soit, ne dispose pratiquement jamais d'un pouvoir originaire illimité. Si elle ne respecte pas les limites qui lui ont été posées par la Constitution - ou par la loi -, elle agit ultra vires. Les parlementaires ont fait le serment de faire respecter la constitution. Ils ne doivent pas lui faire dire ce qu'elle n'a jamais dit. Pas de résolution prise infra petita donc - elle ne peut être constitutionnelle - ni de résolution ultra petita - elle n'est pas non plus constitutionnelle.
Les chefs d'État et de gouvernement font face au pouvoir législatif
En toute logique - on voudrait nous faire croire qu'en politique il n'y a pas de logique -, ce n'est qu'après avoir reçu validation de ses pièces que le premier ministre désigné entre dans l'arène politique pour de vrai. Les grandes manoeuvres peuvent alors commencer.
Le Premier ministre désigné n'est toutefois pas seul sur le champ de bataille ; il reçoit l'appui du président de la République qui doit veiller au grain. Ces deux chefs de l'exécutif, l'élu et le pressenti, doivent accorder leurs violons. Ils doivent se mettre d'accord sur la déclaration de politique générale ; ils doivent se mettre d'accord sur la formation du gouvernement.

Le programme de politique générale
Tenir le gouvernail de la barque nationale signifie qu'il y a déjà une voie tracée et une direction à suivre. C'est cette route que le président de la République, de concert avec le Premier ministre, mais aussi avec les chefs de partis politiques, tout spécialement ceux représentés au Parlement, doit construire. Le président a présenté un programme de campagne sur lequel ou plutôt grâce auquel il a été élu ; le Premier ministre a ses petites idées, et parfois même plus ; les partis politiques ont leurs programmes de gouvernement déjà bien charpentés. Il faut permettre à ces derniers d'inclure certaines de leurs priorités dans le programme de politique générale avec promesse ferme du Premier ministre de les faire avancer comme s'il s'agissait des siennes propres. C'est grâce à ces négociations au sommet qu'un parti politique peut espérer voir mettre en pratique les grandes idées sans lesquelles il n'aurait aucune raison d'être. C'est aussi grâce à ces négociations que se constitue une majorité politique au Parlement.
La politique générale que doit conduire le chef de gouvernement n'est alors ni celle de Monsieur Martelly ni celle de Monsieur Gousse ; elle est, dans les faits, une politique née de discussions patriotiques menées par les membres influents de la classe politique, dans un réel respect mutuel.

La formation du gouvernement
Le premier ministre ne peut toutefois pas mener ce projet à bon port sans le concours d'hommes et de femmes du pays, qu'il faut sélectionner en fonction de leur compétence et leur probité. Le choix n'est pas facile, surtout qu'il n'est pas toujours laissé à ce futur responsable toute la latitude nécessaire. Les négociations passent aussi par là. Chef d'équipe, le Premier ministre se doit de rencontrer chacun de ses futurs ministres individuellement, les écouter pour savoir les points qu'ils considèrent comme prioritaires, leur parler pour leur faire savoir ce qu'il attend d'eux.... Il est important pour lui de savoir les « plus » et les « moins » de chacun des futurs collaborateurs... Le Premier ministre désigné doit se construire une équipe de battants, une équipe qui doit à tout prix gagner.
Alors, qui a peur de Monsieur Gousse ? Qui a eu peur de Monsieur Rouzier ? Qui aura peur de Monsieur X. ou de Madame Y. dans un proche avenir, en cas de non acceptation de Monsieur Gousse ?, car, il faut penser que Monsieur Martelly aura à coeur de présenter, à nouveau, un citoyen ayant le même profil, avec peut-être cette fois-ci, en sus, un total anonymat politique. Alors ?
pourquoi ces hommes et ces femmes, chez qui on ne peut découvrir qu'un seul défaut, celui d'être droits dans leurs chaussures (donc ayant peu de chance de se laisser conter !), deviendraient-ils des pestiférés, à un point tel qu'ils seraient interdits de se présenter au Sénat. Sont-ce donc vraiment ces citoyens-là qui puent ?, ou plutôt...
Pourquoi, Messieurs et Mesdames les parlementaires, ne pas leur ouvrir toutes grandes les portes de votre tribune, leur donnant ainsi l'occasion de pouvoir s'exprimer devant vous et devant la nation toute entière? Let the sunshine in !
Nous sommes tous fatigués de ces guerres de tranchées. Nous sommes fatigués d'entendre à longueur d'émissions radiophoniques des propos désobligeants tenus par des sénateurs de la République (nos supposés modèles) sur des hommes et des femmes de notre pays.
La raison de ce refus délibéré d'utiliser leur propre tribune. La peur de subir la contradiction. Ils craignent de ne pas pouvoir « soutenir le compas » face à un Premier ministre qui leur est largement supérieur intellectuellement et qui est décidé à en découdre brillamment sous le regard des caméras.
A Monsieur le député de Croix-des-Bouquets de faire mentir les paroles qu'il a trop facilement placées dans la bouche de Monsieur Gousse, et qui ne sont en fait que celles de l'homme de la rue.

Il n'y a cependant rien à craindre du côté des candidats à la fonction de Premier ministre.
Je crois savoir que Monsieur Bernard Gousse, comme avant lui, Monsieur Daniel Gérard Rouzier, et comme après lui, Monsieur X. ou Madame Y. est quelqu'un qui voit grand, qui voit pays, donc qui est capable de transcendance.
Ni l'un ni l'autre ne sont de mauvais bougres. Ils ne sont pas les Big Bad Wolf, les Grands méchants loups de la comptine . Ces messieurs et ces dames sont, évidemment des humains ; ils ne sont par ailleurs ni grands ni méchants.
Ils sont là pour changer le visage de l'administration !
Ils sont là pour changer le visage de l'État !
Ils sont là pour changer l'image du pays.
Et c'est parce que ces citoyens sont animés d'une profonde volonté de changement que nous leur souhaitons toute la réussite possible.


Robert Jean-Louis
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=94946&PubDate=2011-07-15

Commentaire
La vie d'un pays est en jeu mais les sénateurs veulent jouer à un jeu dangereux, macabre même. Ils veulent continuer à manigancer pour préserver leurs privilèges sans faire le travail qui vient avec. C'est une manière peu honnête de faire de l'argent, mais dans un pays comme Haiti, c'est un crime. Si du moins ils disaient clairement ce qui fait de Bernard Gousse un personnage peu qualifié pour le poste, ils nous épargneraient tellement de temps et d'attentes inutiles! Or pour un pays sous-développé c'est grave, c'est terrible. Peut-être devraient-ils voyager un peu plus pour savoir ce que cela veut dire. Et pourtant il y a Internet qui permet de voir, de comparer, d'apprendre à beaucoup moins de frais. Réveillez-vous, messieurs, que le temps presse, la nation haïtienne n'en peut plus! Oubliez ne serait-ce qu'un tout petit moment vos intérêts personnels! Votre comportement n'est pas moins cruel qu'un génocide. Sauf que vous tuez à petit feu.