Haïti: Cela bouge dans l'hôtellerie. La ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, et Rolando Gonzalez Bunster de la firme américaine Haiti Hotel Corporation (HHC) ont signé un protocole d'accord ouvrant la voie à la construction d'un autre hôtel d'affaires de 250 chambres, le mardi 29 novembre 2011.
Jointe par le journal en début de soirée, Stéphanie Villedrouin a insisté sur l'aspect positif de la signature de ce protocole d'accord à la fin du panel sur le tourisme qui avait fait salle comble à la conférence sur les investissements au Karibe Convention Center, ce mardi.
« On devait envoyer le signal que les procédures pour construire cet hôtel dans les parages de l'aéroport Toussaint Louverture se sont allégées », a souligné la ministre du Tourisme, engagée à fournir à Haiti Hotel Corporation (HHC), Win group et les autres partenaires l'accompagnement, les incitatifs et autres moyens pour matérialiser ce projet.
Le chantier de cet hôtel (Hôtel des artistes) qui coûtera 47 millions de dollars américains démarre au début du mois de janvier 2012 et durera 15 mois, a confié au journal Martine Deverson, représentante de (HHC) en Haïti qui contre, outre M Bunster, M Edmund R. Miller (2e vice-president de HHC), M. Tom Murphy Junior, CEO et fondateur de Coastal Construction. 200 emplois permanents seront créés. 95 % seront des Haïtiens, a souligné Mme Deverson, ex-ministre du Tourisme.
Grégory Mevs de Win group, un associé du projet, a déclaré au journal que les cinq partenaires engagés dans ce projet sortent mercredi au plus tard un communiqué officiel.« Un communiqué officiel sort demain. Il fixera toutes les participations. La signature nous a un peu surpris par l'ampleur qu'elle a eu ce mardi », a confié l'homme d'affaires.
L'ATH exulte
« Le secteur touristique est en plein boom. La salle où se tenait l'atelier sur le tourisme était bondée de monde », a noté Pierre Chauvet de l'ATH, content que l'on commence à comprendre après des années de plaidoyer que « le tourisme peut être un des piliers du développement d'Haïti ». « C'est un fait acquis. Le tourisme est pris au sérieux. C'est pour moi la plus grande victoire », a ajouté Pierre Chauvet, qui a indiqué que la bataille pour changer l'image d'Haïti doit être permanente.
La signature de ce protocole d'accord est intervenue moins de vingt-quatre heures après celle entre Marriott international et la Digicel pour la construction d'un hôtel de 45 millions de dollars à Turgeau.
Le nombre de chambres d'hôtel dans la capitale et ses environs flirtera avec la barre des 1 200 dans les deux prochaines années avec l'achèvement d'autres chantiers dont celui de Oasis, de Best Western, d'El Rancho entre autres.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=99832&PubDate=2011-11-29
Commentaire
Ce n'est nullement une mauvaise nouvelle que de nouveaux hôtels viennent changer le visage de Port-au-Prince, au contraire. Il manque cependant un élément essentiel pour que cette tendance non seulement s'accentue, mais trouve aussi un environnement général favorable pour se poursuivre. A-t-on pensé à la construction d'un nouvel aéroport? Car il est évident que cet espace chauve, mal entretenu, bidonvillisé, où les chaumières crasseuses, les blocs dénudés par la pluie et le vent, abandonnés depuis des décennies autour de ce semblant de piste d'atterrissage, comme sur un champ de bataille, que nos politiciens malhonnêtes ont baptisé "Aéroport Toussaint Louverture" ne fait pas le poids. A moins qu'on ne veuille, à la manière des complexes comme Punta Cana (par exemple) en République Dominicaine ou Puerto Plata, que chaque propriétaire d’hôtel ait son propre piste d'atterrissage. Des "îlots de verdure" à l’intérieur de ce pays, immense chantier (pour ne pas dire autre chose) abandonné au hasard, susceptible de tomber aux main du premier pirate démagogue, sans aucune considération pour un peuple qui ne demande qu'a travailler, qu'à progresser. Chacun d'entre eux guette dans l'ombre, le moment de réaliser sa part de destruction. Ces Attila modernes plus dangereux que des sauterelles affamés (de pouvoir et d,argent)! Souhaitons au pays qu'à la faveur de ce faible petit vent de démocratie qui souffle sur le pays, ces "séquelles d'un passé peu glorieux" soient balayées pour qu'une nouvelle génération plus moderne, plus lucide, plus respectueux de son environnement physique et humain, plus intelligente prenne la relève! Le progrès aurait alors bien des chances de s'étaler sur tout le territoire d'Haiti.
Vivre dans un pays sans loi, c`est vivre dans l`esclavage de la peur. (Renos Dossous)
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mercredi 30 novembre 2011
mardi 29 novembre 2011
Haïti-Education : Plus de 800 mille bénéficiaires du programme de scolarisation gratuite de Martelly, selon le ministre de l’éducation
lundi 28 novembre 2011
P-au-P, 28 nov. 2011 [AlterPresse] --- Plus de 800 mille enfants bénéficient du « programme de scolarisation universelle gratuite » du président Michel Martelly, selon ce qu’annonce le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).
Le programme qui était initialement prévu pour toucher 772 mille enfants, bénéficie en réalité à 837 mille 489 écoliers et écolières, a fait savoir le ministre de l’éducation nationale, Réginald Paul, en dressant le bilan du programme, plus d’un mois après la rentrée.
Les enfants bénéficiaires se repartissent dans 6 mille 809 établissements de 8 départements géographiques.
Plus de la moitié de ces 800 mille enfants, soit 490 mille sont des élèves scolarisés dans des écoles publiques qui ont bénéficié dans le cadre du programme d’une suppression des 100 gourdes de frais scolaires annuels auparavant exigés, selon Reginald Paul.
Le ministre précise qu’en plus de payer ces 100 gourdes au profit des parents, l’Etat assure aussi un accompagnement aux écoles.
Par ailleurs le programme a permis la scolarisation de 139 mille 188 enfants dans les écoles publiques. Des subventions ont été octroyées à 208 mille 301 enfants dans des écoles privées.
A en croire Dimitri Nau, coordonateur général du programme, entre 38 et 40 millions de dollars sont disponibles dans le Fonds national d’éducation, créé pour financer le programme. Toutefois cette somme n’a pas pu être utilisée en raison de l’absence de législation concernant ce fonds.
C’est le trésor public qui jusqu’ici finance le programme de Martelly, selon Dimitri Nau, en mettant à la disposition du ministère de l’éducation 510 millions de dollars.
Par ailleurs, un budget de 41 millions de dollars devrait permettre le fonctionnement des écoles non publiques et publiques qui ont accueilli les élèves inscrites dans ce programme au cours de cette année.
Chaque enfant pris en charge dans le cadre du programme nécessite un financement de 90 dollars américains de l’Etat haïtien qui a en même temps aboli des frais scolaires dans certains cas, selon les responsables du ministère.
Le ministre dit vouloir prendre l’engagement de poursuivre ce « programme de scolarisation universelle gratuite » et de préparer la nouvelle rentrée scolaire dès janvier 2012. [jep kft gp apr 28/11/11 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11960
Commentaire
Un pays qui a perdu des centaines d'instituteurs, de professeurs et d'étudiants pendant le tremblement de terre, peut-il les avoir remplacés si vite au point d'en former, en si peu de temps de nombreux autres pour répondre aux exigences du programme rêvé par le candidat Michel Martelly, depuis peu, président de la republique? On a le droit d'en douter. Combien d'instituteurs, combien de professeurs ont été réellement formés? Quel programme intensif ont-il suivi? Qui les a formés, où et comment? Les fonds prélevés sur les appels téléphoniques destinés à cette fin, sont-ils un prétexte pour accumuler des fonds, comme ça, tout simplement, ou va-t-on en toucher un mot au parlement pour qu'une loi détermine les modalités de leur utilisation? La demagogie peut nous coûter cher. Si après avoir dénigré l'école, l'université, les intellectuels, la nouvelle équipe réussit à réaliser cette prouesse qu'elle s'attribue, elle mériterait qu'on oublie ses excès de langage, notamment ceux de son représentant par excellence, le président de la république lui-même. Autrement, si tout cela n'est qu'un mirage, pour faire accroire que quelque chose est en train de se passer, comme nous le craignons, alors la difference avec celui qui nous disait que "la science corrompt la jeunesse" (Hitler, Mein Kampf) serait très mince.
P-au-P, 28 nov. 2011 [AlterPresse] --- Plus de 800 mille enfants bénéficient du « programme de scolarisation universelle gratuite » du président Michel Martelly, selon ce qu’annonce le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP).
Le programme qui était initialement prévu pour toucher 772 mille enfants, bénéficie en réalité à 837 mille 489 écoliers et écolières, a fait savoir le ministre de l’éducation nationale, Réginald Paul, en dressant le bilan du programme, plus d’un mois après la rentrée.
Les enfants bénéficiaires se repartissent dans 6 mille 809 établissements de 8 départements géographiques.
Plus de la moitié de ces 800 mille enfants, soit 490 mille sont des élèves scolarisés dans des écoles publiques qui ont bénéficié dans le cadre du programme d’une suppression des 100 gourdes de frais scolaires annuels auparavant exigés, selon Reginald Paul.
Le ministre précise qu’en plus de payer ces 100 gourdes au profit des parents, l’Etat assure aussi un accompagnement aux écoles.
Par ailleurs le programme a permis la scolarisation de 139 mille 188 enfants dans les écoles publiques. Des subventions ont été octroyées à 208 mille 301 enfants dans des écoles privées.
A en croire Dimitri Nau, coordonateur général du programme, entre 38 et 40 millions de dollars sont disponibles dans le Fonds national d’éducation, créé pour financer le programme. Toutefois cette somme n’a pas pu être utilisée en raison de l’absence de législation concernant ce fonds.
C’est le trésor public qui jusqu’ici finance le programme de Martelly, selon Dimitri Nau, en mettant à la disposition du ministère de l’éducation 510 millions de dollars.
Par ailleurs, un budget de 41 millions de dollars devrait permettre le fonctionnement des écoles non publiques et publiques qui ont accueilli les élèves inscrites dans ce programme au cours de cette année.
Chaque enfant pris en charge dans le cadre du programme nécessite un financement de 90 dollars américains de l’Etat haïtien qui a en même temps aboli des frais scolaires dans certains cas, selon les responsables du ministère.
Le ministre dit vouloir prendre l’engagement de poursuivre ce « programme de scolarisation universelle gratuite » et de préparer la nouvelle rentrée scolaire dès janvier 2012. [jep kft gp apr 28/11/11 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11960
Commentaire
Un pays qui a perdu des centaines d'instituteurs, de professeurs et d'étudiants pendant le tremblement de terre, peut-il les avoir remplacés si vite au point d'en former, en si peu de temps de nombreux autres pour répondre aux exigences du programme rêvé par le candidat Michel Martelly, depuis peu, président de la republique? On a le droit d'en douter. Combien d'instituteurs, combien de professeurs ont été réellement formés? Quel programme intensif ont-il suivi? Qui les a formés, où et comment? Les fonds prélevés sur les appels téléphoniques destinés à cette fin, sont-ils un prétexte pour accumuler des fonds, comme ça, tout simplement, ou va-t-on en toucher un mot au parlement pour qu'une loi détermine les modalités de leur utilisation? La demagogie peut nous coûter cher. Si après avoir dénigré l'école, l'université, les intellectuels, la nouvelle équipe réussit à réaliser cette prouesse qu'elle s'attribue, elle mériterait qu'on oublie ses excès de langage, notamment ceux de son représentant par excellence, le président de la république lui-même. Autrement, si tout cela n'est qu'un mirage, pour faire accroire que quelque chose est en train de se passer, comme nous le craignons, alors la difference avec celui qui nous disait que "la science corrompt la jeunesse" (Hitler, Mein Kampf) serait très mince.
lundi 28 novembre 2011
Haïti-Université : La Faculté des Sciences Humaines a boudé la rencontre avec le président la République
lundi 28 novembre 2011
P-au-P, 28 nov. 2011, [Alterpresse] --- Aucun des représentants de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) au Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti n’a participé à la rencontre avec le président de la république, Joseph Michel Martelly, le 24 novembre 2011 au palais national.
La rencontre visait essentiellement à lancer le processus de renforcement de l’UEH, selon le chef de l’Etat.
« Le président n’a aucun projet pour l’enseignement supérieur. Cette rencontre éclair ne peut rien accoucher de concret. Ce n’est qu’un show médiatique de plus », estime James Beltis, délégué des étudiants de la FASCH au Conseil.
Une note, publiée le même jour, à l’attention des étudiants de la communauté facultaire explique la position du représentant des étudiants. Cette note souligne les limites voire l’inutilité d’une telle rencontre.
« Techniquement, cette réunion est impossible. Comment pouvoir discuter démocratiquement pendant une heure avec plus de 40 personnes (membres du conseil de l’UEH) ? », s’interroge l’étudiant.
Rappelons que le président de la République avait déjà rencontré le recteur Vernet Henri et le vice-recteur à la recherche Fritz Deshommes, au cours de cette semaine.
Wilson Laleau, ancien vice-recteur aux affaires académiques de l’Université, est, pour sa part, l’actuel ministre du commerce et de l’industrie du gouvernement de Garry Conille.
« C’est une manœuvre habile du président pour bluffer l’université après avoir eu vent de la mobilisation des étudiants et professeurs pour exiger de meilleures conditions de travail », soutient l’étudiant de la FASCH.
« D’ailleurs même le motif de la rencontre n’a pas été notifié au Conseil », continue James Beltis.
Le délégué d’étudiants de l’Ecole Normale Supérieure ainsi que et le doyen de cette établissement, Berard Senatus, n’ont pas pris part, non plus, à cette rencontre.
La Faculté des Sciences Humaines est représentée au Conseil de l’Université par Hancy Pierre (coordonnateur Général), Anselme Rémy (délégué des professeurs) et James Beltis (Délégué des étudiants).
Contacté par AlterPresse, Hancy Pierre n’a pas voulu s’exprimer sur l’initiative de Michel Martelly.
« La faculté vit une ambiance d’insécurité et de persécutions. Je ne me sens pas en pleine jouissance de ma liberté d’expression », se contente-t-il simplement de répondre.
Dans une note de presse du 10 novembre dernier, Hancy Pierre avait critiqué l’attitude des responsables de l’Etat vis-à-vis de l’université.
« Durant les deux dernières années, l’Université d’Etat d’Haïti en général (et la Faculté des Sciences Humaines en particulier) a été victime d’exactions, de violations et de répression de la part des autorités sans avoir de recours », avait-il soutenu. [efd kft gp apr 28/11/2011 08 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11959
Commentaire
Du temps où j'allais suivre des cours à la faculté des sciences humaines (1979-1980), il était inconcevable que le président Duvalier nous convoque et que nous ne nous présentions pas. C’était l’époque de la répression pure et dure. C'est donc un progrès, imperceptible, pour l'actuelle génération, mais progrès quand même. Cependant, il ne faut pas que quelqu'un commette l'imprudence d’interpréter ce progrès par rapport à notre Moyen-Age récent comme un privilège. C'est un droit! C'est le genre de droit auquel on ne peut se payer le luxe de renoncer. Le faire, ce serait trahir d'avance ceux qui vont venir après nous, c'est leur imposer d'avance la nécessité de recommencer ce que nous avons mal fait. Bravo, chers amis! Sans verser dans l'irrespect et la grossièreté qui caractérisent les relations entre l’exécutif et le législatif haïtiens actuels (spectacle on ne peut plus déprimant offert au pays et au monde!), vous pouvez et devez vous affirmer. Non pas pour vous donner le loisir d'une petite parade stérile, mais pour renforcer les acquis et continuer à en accumuler. Le monde avance et toute tentation régressive est coupable. Allons de l'avant pour une Haiti meilleure et vous n’êtes et ne serez jamais plus seuls!
P-au-P, 28 nov. 2011, [Alterpresse] --- Aucun des représentants de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) au Conseil de l’Université d’Etat d’Haïti n’a participé à la rencontre avec le président de la république, Joseph Michel Martelly, le 24 novembre 2011 au palais national.
La rencontre visait essentiellement à lancer le processus de renforcement de l’UEH, selon le chef de l’Etat.
« Le président n’a aucun projet pour l’enseignement supérieur. Cette rencontre éclair ne peut rien accoucher de concret. Ce n’est qu’un show médiatique de plus », estime James Beltis, délégué des étudiants de la FASCH au Conseil.
Une note, publiée le même jour, à l’attention des étudiants de la communauté facultaire explique la position du représentant des étudiants. Cette note souligne les limites voire l’inutilité d’une telle rencontre.
« Techniquement, cette réunion est impossible. Comment pouvoir discuter démocratiquement pendant une heure avec plus de 40 personnes (membres du conseil de l’UEH) ? », s’interroge l’étudiant.
Rappelons que le président de la République avait déjà rencontré le recteur Vernet Henri et le vice-recteur à la recherche Fritz Deshommes, au cours de cette semaine.
Wilson Laleau, ancien vice-recteur aux affaires académiques de l’Université, est, pour sa part, l’actuel ministre du commerce et de l’industrie du gouvernement de Garry Conille.
« C’est une manœuvre habile du président pour bluffer l’université après avoir eu vent de la mobilisation des étudiants et professeurs pour exiger de meilleures conditions de travail », soutient l’étudiant de la FASCH.
« D’ailleurs même le motif de la rencontre n’a pas été notifié au Conseil », continue James Beltis.
Le délégué d’étudiants de l’Ecole Normale Supérieure ainsi que et le doyen de cette établissement, Berard Senatus, n’ont pas pris part, non plus, à cette rencontre.
La Faculté des Sciences Humaines est représentée au Conseil de l’Université par Hancy Pierre (coordonnateur Général), Anselme Rémy (délégué des professeurs) et James Beltis (Délégué des étudiants).
Contacté par AlterPresse, Hancy Pierre n’a pas voulu s’exprimer sur l’initiative de Michel Martelly.
« La faculté vit une ambiance d’insécurité et de persécutions. Je ne me sens pas en pleine jouissance de ma liberté d’expression », se contente-t-il simplement de répondre.
Dans une note de presse du 10 novembre dernier, Hancy Pierre avait critiqué l’attitude des responsables de l’Etat vis-à-vis de l’université.
« Durant les deux dernières années, l’Université d’Etat d’Haïti en général (et la Faculté des Sciences Humaines en particulier) a été victime d’exactions, de violations et de répression de la part des autorités sans avoir de recours », avait-il soutenu. [efd kft gp apr 28/11/2011 08 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11959
Commentaire
Du temps où j'allais suivre des cours à la faculté des sciences humaines (1979-1980), il était inconcevable que le président Duvalier nous convoque et que nous ne nous présentions pas. C’était l’époque de la répression pure et dure. C'est donc un progrès, imperceptible, pour l'actuelle génération, mais progrès quand même. Cependant, il ne faut pas que quelqu'un commette l'imprudence d’interpréter ce progrès par rapport à notre Moyen-Age récent comme un privilège. C'est un droit! C'est le genre de droit auquel on ne peut se payer le luxe de renoncer. Le faire, ce serait trahir d'avance ceux qui vont venir après nous, c'est leur imposer d'avance la nécessité de recommencer ce que nous avons mal fait. Bravo, chers amis! Sans verser dans l'irrespect et la grossièreté qui caractérisent les relations entre l’exécutif et le législatif haïtiens actuels (spectacle on ne peut plus déprimant offert au pays et au monde!), vous pouvez et devez vous affirmer. Non pas pour vous donner le loisir d'une petite parade stérile, mais pour renforcer les acquis et continuer à en accumuler. Le monde avance et toute tentation régressive est coupable. Allons de l'avant pour une Haiti meilleure et vous n’êtes et ne serez jamais plus seuls!
dimanche 27 novembre 2011
Haiti-Duvalier : Seize organisations canadiennes demandent à Martelly de garantir les conditions d’un procès de l’ex dictateur
samedi 26 novembre 2011
Communiqué de la Concertation pour Haiti (regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien), suivi d’une lettre au président Michel Martelly, en date du 24 novembre
Documents parvenus le 26 novembre à AlterPresse
La Concertation pour Haïti demande impérativement au gouvernement haïtien de traduire l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier en justice. Dans une lettre adressée au président de la République Michel Martelly, Michel Frenette, représentant d’Amnistie internationale Canada francophone au sein de la Concertation pour Haïti (CPH) soutient au nom de la Concertation que la tenue d’un procès juste et équitable permettrait de rendre justice aux milliers de victimes du duvaliérisme. Cela permettrait ainsi de restaurer la confiance du peuple haïtien en un système de justice efficace.
Selon la Concertation pour Haïti : « Il est maintenant impératif que le gouvernement haïtien confirme publiquement sa volonté de non-ingérence dans le travail des autorités judiciaires afin qu’elles mènent à terme des enquêtes approfondies et impartiales sur les graves violations commises sous le régime Duvalier. Il s’agit d’une occasion unique dans l’histoire d’Haïti pour mettre enfin un terme au cycle incessant de l’impunité qui a toujours prévalu et de permettre ainsi la reconstruction de la mémoire collective en préservant la dignité du peuple haïtien tout entier. L’histoire a montré qu’il ne peut y avoir ni réconciliation véritable, ni entente nationale digne de ce nom qui ne passe par la voie de la vérité, de la justice et de la réparation ».
Fondée en 1994, la Concertation pour Haïti est un regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien en marche vers une société non-violente, plus juste et démocratique.
Montréal, le 24 novembre 2011
Son Excellence Monsieur Michel Martelly
Président de la République
Palais National
Rue Magny
Port-au-Prince
Haïti
Monsieur le Président de la République,
Fondée en 1994, la Concertation pour Haïti est un regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien en marche vers une société non-violente, plus juste et démocratique.
La Concertation pour Haïti s’adresse aujourd’hui à vous pour que le pouvoir exécutif garantisse aux autorités judiciaires l’indépendance, les moyens matériels et financiers et la sécurité indispensables pour que soit déféré à la justice l’ex-président Jean-Claude Duvalier, afin que ce dernier fasse l’objet d’un procès juste et équitable.
Déjà, les plaintes déposées ont été jugées recevables et le juge d’instruction a transmis le dossier au Commissaire du gouvernement. Il est maintenant impératif que le gouvernement haïtien confirme publiquement sa volonté de non-interférence dans le travail des autorités judiciaires afin qu’elles mènent à terme des enquêtes approfondies et impartiales sur les graves violations commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier. Non seulement parce que c’est son « devoir », comme l’a rappelé la Commission interaméricaine des droits de l’homme (Déclaration du 17 mai 2011). Mais aussi parce que c’est une occasion unique dans l’histoire d’Haïti pour enfin mettre un terme au cycle incessant de l’impunité qui a toujours prévalu. Pour vous, Monsieur le Président, qui aviez fait du rétablissement d’un État de droit un axe majeur de votre campagne électorale, c’est là une opportunité historique à ne pas manquer.
Tenir un procès juste et équitable, ce serait rendre justice aux milliers de victimes du duvaliérisme et restaurer la confiance des Haïtiens dans un système de justice renforcé. À l’inverse, mettre fin au processus confirmerait l’idée selon laquelle il n’y a pas de justice en Haïti, même pour les pires crimes.
Tenir un procès juste et équitable, ce serait également travailler à la « reconstruction de la mémoire collective et de la dignité du peuple haïtien tout entier » comme a tenté de le rappeler Amnistie internationale lors de la présentation de son rapport « On ne peut tuer la vérité », interrompue par les partisans de Jean-Claude Duvalier, le 22 septembre dernier.
Nous sommes conscients qu’aller de l’avant est une décision difficile à prendre et que bien des motifs, quelquefois d’apparence noble, pourront être évoqués pour s’y soustraire. Mais il n’y a pas d’échappatoire possible puisque l’histoire a montré qu’il ne peut y avoir ni réconciliation véritable, ni entente nationale digne de ce nom qui ne passe par la voie de la vérité, de la justice et de la réparation.
Nous sommes conscients également que mener à terme un procès juste et équitable à l’encontre de Jean-Claude Duvalier et d’autres agents de l’État placés sous ses ordres représente un immense défi pour le système judiciaire haïtien. Mais nous sommes convaincus qu’il peut être relevé avec le soutien technique de la communauté internationale. Si les autorités haïtiennes adressent une requête en ce sens au gouvernement et à la société civile du Canada, la Concertation pour Haïti fera pression pour qu’une réponse adéquate y soit apportée.
En Haïti, le Collectif contre l’impunité fait valoir que « l’impunité ne peut être le destin d’Haïti ». Donnez-leur raison, monsieur le Président, en profitant de ce rendez-vous exceptionnel de votre pays avec l’Histoire.
Soyez assuré de toute la considération des organismes signataires,
Michel Frenette Pour la Concertation pour Haïti
Organismes signataires :
Alternatives
Amnistie internationale Canada francophone
Association québécoise des organisations de coopération internationale (AQOCI)
Centre Justice et Foi
Centre international de solidarité ouvrière
Coalition pour la protection de l’environnement et le développement durable en Haïti (COPEDH)
Comité de solidarité/Trois-Rivières
Développement et Paix
Droits et Démocratie
Église Unie du Canada
Équitas
Handicap International
L’Entraide missionnaire
Regroupement des organismes canado-haïtiens pour le développement (ROCAHD)
Solidarité, Union, Coopération (SUCO)
YMCA du Québec
cc. Son Excellence monsieur Garry Conille Premier Ministre
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11957
COMMENTAIRE!!
Tonnerre!Foutre! Comme dirait sans hésiter Lionel Trouillot.
Mais nous prend-on pour des sauvages, des arriérés, des tarés qui ne font attention qu'à ce que les autres décident pour nous? Ce qu'ils décident de nous imposer? Devons-nous continuer à être utilisés pour la défense des intérêts d'autrui, de ceux qui, comme hier ou avant-hier, faisaient miroiter leurs morceaux de verre devant nos yeux afin de nous prendre les ressources dont nous disposions encore? Pour le moment, la dernière et la plus importante demeure notre dignité. Jusqu'à quand devrons-nous supporter d’être instrumentalisés (exactement comme des marionnettes) pour tout simplement camoufler les crimes de certains sournois? Les crimes ne sont-ils pas des crimes d'où qu'ils partent, où qu'ils soient perpétrés? Est-ce que les droits de l'homme doivent obligatoirement être une affaire d’intérêts individuels sélectifs ou de petits groupes bien financés? Est-ce que les droits de l'homme doivent être défendus, protégés par des aveugles, n'ayant d'yeux que pour certains crimes et se les bouchant sur d'autres? Les Duvalier ont commis des crimes, des atrocités, mais ils ne sont pas les derniers criminels en Haiti. Les autres ont-ils automatiquement l'immunité? Tartufes volontairement aveugles et hypocrites, répondez-nous! La mauvaise foi, la manipulation évidente dont font l'objet les victimes, les vrais victimes (non point ceux qui ont INTÉRÊT à l’être par procuration) des dictateurs, des tortionnaires, des délinquants armés et cravatés, disséminés à travers Haiti et le monde (y compris dans les pays les plus industrialisés, sinon d'où viennent les trafiquants d'armes?) ont raison d’être perplexes. Est-ce que la concentration sur Jean-Claude Duvalier, dont la poursuite judiciaire, si elle est honnête et objective, s’étend aux autres dictateurs et tortionnaires aussi, se justifie, n'est pas un prétexte pour nous détourner d'autres crimes tout aussi odieux que ceux commis moins récemment? Et ce non seulement en Haiti, mais aussi dans les pays mentionnés par ces organisations honorables, dont le Canada? Veut-on honnêtement découvrir, sans camouflage, sans fausse pudeur, sans cécité sélective, des criminels cachés sous des titres, des grades, des apparences qui sont loin d'être recommandables? Alors ouvrez vos portes à ceux qui ont des plaintes externes (à l'extérieur du Canada, dans les pays du tiers-monde mais au Canada aussi)mais locales aussi, et surtout faites-le sincèrement, sans arrières-pensées, et vous découvrirez des choses, des crimes. Le problème, c'est qu'il semble que la dénonciation des crimes les plus perfectionnés, ceux perpétrés par des policiers (utilisant les ressources les plus modernes), des fontionnaires haut placés, des amis ou des intimidateurs professionnels qui font peur, n'ont pas la même signification! L'hypocrisie a quand même ou, en tout cas, devrait avoir des limites. Une organisation nationale ou internationale qui utilise certains crimes pour en cacher d'autres risque à tout moment le discrédit. Est-ce que ces représentants hyper-expérimentés de ces organisations pourtant universellement connues et dotées des meilleurs instruments du monde, l'ignoreraient?
Renos Dossous, Ottawa-Gatineau, Canada
rdossous7@hotmail.com
Communiqué de la Concertation pour Haiti (regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien), suivi d’une lettre au président Michel Martelly, en date du 24 novembre
Documents parvenus le 26 novembre à AlterPresse
La Concertation pour Haïti demande impérativement au gouvernement haïtien de traduire l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier en justice. Dans une lettre adressée au président de la République Michel Martelly, Michel Frenette, représentant d’Amnistie internationale Canada francophone au sein de la Concertation pour Haïti (CPH) soutient au nom de la Concertation que la tenue d’un procès juste et équitable permettrait de rendre justice aux milliers de victimes du duvaliérisme. Cela permettrait ainsi de restaurer la confiance du peuple haïtien en un système de justice efficace.
Selon la Concertation pour Haïti : « Il est maintenant impératif que le gouvernement haïtien confirme publiquement sa volonté de non-ingérence dans le travail des autorités judiciaires afin qu’elles mènent à terme des enquêtes approfondies et impartiales sur les graves violations commises sous le régime Duvalier. Il s’agit d’une occasion unique dans l’histoire d’Haïti pour mettre enfin un terme au cycle incessant de l’impunité qui a toujours prévalu et de permettre ainsi la reconstruction de la mémoire collective en préservant la dignité du peuple haïtien tout entier. L’histoire a montré qu’il ne peut y avoir ni réconciliation véritable, ni entente nationale digne de ce nom qui ne passe par la voie de la vérité, de la justice et de la réparation ».
Fondée en 1994, la Concertation pour Haïti est un regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien en marche vers une société non-violente, plus juste et démocratique.
Montréal, le 24 novembre 2011
Son Excellence Monsieur Michel Martelly
Président de la République
Palais National
Rue Magny
Port-au-Prince
Haïti
Monsieur le Président de la République,
Fondée en 1994, la Concertation pour Haïti est un regroupement d’organisations québécoises et canadiennes qui participent au mouvement de solidarité avec le peuple haïtien en marche vers une société non-violente, plus juste et démocratique.
La Concertation pour Haïti s’adresse aujourd’hui à vous pour que le pouvoir exécutif garantisse aux autorités judiciaires l’indépendance, les moyens matériels et financiers et la sécurité indispensables pour que soit déféré à la justice l’ex-président Jean-Claude Duvalier, afin que ce dernier fasse l’objet d’un procès juste et équitable.
Déjà, les plaintes déposées ont été jugées recevables et le juge d’instruction a transmis le dossier au Commissaire du gouvernement. Il est maintenant impératif que le gouvernement haïtien confirme publiquement sa volonté de non-interférence dans le travail des autorités judiciaires afin qu’elles mènent à terme des enquêtes approfondies et impartiales sur les graves violations commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier. Non seulement parce que c’est son « devoir », comme l’a rappelé la Commission interaméricaine des droits de l’homme (Déclaration du 17 mai 2011). Mais aussi parce que c’est une occasion unique dans l’histoire d’Haïti pour enfin mettre un terme au cycle incessant de l’impunité qui a toujours prévalu. Pour vous, Monsieur le Président, qui aviez fait du rétablissement d’un État de droit un axe majeur de votre campagne électorale, c’est là une opportunité historique à ne pas manquer.
Tenir un procès juste et équitable, ce serait rendre justice aux milliers de victimes du duvaliérisme et restaurer la confiance des Haïtiens dans un système de justice renforcé. À l’inverse, mettre fin au processus confirmerait l’idée selon laquelle il n’y a pas de justice en Haïti, même pour les pires crimes.
Tenir un procès juste et équitable, ce serait également travailler à la « reconstruction de la mémoire collective et de la dignité du peuple haïtien tout entier » comme a tenté de le rappeler Amnistie internationale lors de la présentation de son rapport « On ne peut tuer la vérité », interrompue par les partisans de Jean-Claude Duvalier, le 22 septembre dernier.
Nous sommes conscients qu’aller de l’avant est une décision difficile à prendre et que bien des motifs, quelquefois d’apparence noble, pourront être évoqués pour s’y soustraire. Mais il n’y a pas d’échappatoire possible puisque l’histoire a montré qu’il ne peut y avoir ni réconciliation véritable, ni entente nationale digne de ce nom qui ne passe par la voie de la vérité, de la justice et de la réparation.
Nous sommes conscients également que mener à terme un procès juste et équitable à l’encontre de Jean-Claude Duvalier et d’autres agents de l’État placés sous ses ordres représente un immense défi pour le système judiciaire haïtien. Mais nous sommes convaincus qu’il peut être relevé avec le soutien technique de la communauté internationale. Si les autorités haïtiennes adressent une requête en ce sens au gouvernement et à la société civile du Canada, la Concertation pour Haïti fera pression pour qu’une réponse adéquate y soit apportée.
En Haïti, le Collectif contre l’impunité fait valoir que « l’impunité ne peut être le destin d’Haïti ». Donnez-leur raison, monsieur le Président, en profitant de ce rendez-vous exceptionnel de votre pays avec l’Histoire.
Soyez assuré de toute la considération des organismes signataires,
Michel Frenette Pour la Concertation pour Haïti
Organismes signataires :
Alternatives
Amnistie internationale Canada francophone
Association québécoise des organisations de coopération internationale (AQOCI)
Centre Justice et Foi
Centre international de solidarité ouvrière
Coalition pour la protection de l’environnement et le développement durable en Haïti (COPEDH)
Comité de solidarité/Trois-Rivières
Développement et Paix
Droits et Démocratie
Église Unie du Canada
Équitas
Handicap International
L’Entraide missionnaire
Regroupement des organismes canado-haïtiens pour le développement (ROCAHD)
Solidarité, Union, Coopération (SUCO)
YMCA du Québec
cc. Son Excellence monsieur Garry Conille Premier Ministre
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11957
COMMENTAIRE!!
Tonnerre!Foutre! Comme dirait sans hésiter Lionel Trouillot.
Mais nous prend-on pour des sauvages, des arriérés, des tarés qui ne font attention qu'à ce que les autres décident pour nous? Ce qu'ils décident de nous imposer? Devons-nous continuer à être utilisés pour la défense des intérêts d'autrui, de ceux qui, comme hier ou avant-hier, faisaient miroiter leurs morceaux de verre devant nos yeux afin de nous prendre les ressources dont nous disposions encore? Pour le moment, la dernière et la plus importante demeure notre dignité. Jusqu'à quand devrons-nous supporter d’être instrumentalisés (exactement comme des marionnettes) pour tout simplement camoufler les crimes de certains sournois? Les crimes ne sont-ils pas des crimes d'où qu'ils partent, où qu'ils soient perpétrés? Est-ce que les droits de l'homme doivent obligatoirement être une affaire d’intérêts individuels sélectifs ou de petits groupes bien financés? Est-ce que les droits de l'homme doivent être défendus, protégés par des aveugles, n'ayant d'yeux que pour certains crimes et se les bouchant sur d'autres? Les Duvalier ont commis des crimes, des atrocités, mais ils ne sont pas les derniers criminels en Haiti. Les autres ont-ils automatiquement l'immunité? Tartufes volontairement aveugles et hypocrites, répondez-nous! La mauvaise foi, la manipulation évidente dont font l'objet les victimes, les vrais victimes (non point ceux qui ont INTÉRÊT à l’être par procuration) des dictateurs, des tortionnaires, des délinquants armés et cravatés, disséminés à travers Haiti et le monde (y compris dans les pays les plus industrialisés, sinon d'où viennent les trafiquants d'armes?) ont raison d’être perplexes. Est-ce que la concentration sur Jean-Claude Duvalier, dont la poursuite judiciaire, si elle est honnête et objective, s’étend aux autres dictateurs et tortionnaires aussi, se justifie, n'est pas un prétexte pour nous détourner d'autres crimes tout aussi odieux que ceux commis moins récemment? Et ce non seulement en Haiti, mais aussi dans les pays mentionnés par ces organisations honorables, dont le Canada? Veut-on honnêtement découvrir, sans camouflage, sans fausse pudeur, sans cécité sélective, des criminels cachés sous des titres, des grades, des apparences qui sont loin d'être recommandables? Alors ouvrez vos portes à ceux qui ont des plaintes externes (à l'extérieur du Canada, dans les pays du tiers-monde mais au Canada aussi)mais locales aussi, et surtout faites-le sincèrement, sans arrières-pensées, et vous découvrirez des choses, des crimes. Le problème, c'est qu'il semble que la dénonciation des crimes les plus perfectionnés, ceux perpétrés par des policiers (utilisant les ressources les plus modernes), des fontionnaires haut placés, des amis ou des intimidateurs professionnels qui font peur, n'ont pas la même signification! L'hypocrisie a quand même ou, en tout cas, devrait avoir des limites. Une organisation nationale ou internationale qui utilise certains crimes pour en cacher d'autres risque à tout moment le discrédit. Est-ce que ces représentants hyper-expérimentés de ces organisations pourtant universellement connues et dotées des meilleurs instruments du monde, l'ignoreraient?
Renos Dossous, Ottawa-Gatineau, Canada
rdossous7@hotmail.com
samedi 26 novembre 2011
EDITO : Quelle vitrine pour notre secteur privé ?
Haïti: A quelques jours de l'ouverture de la conférence des investisseurs « Invest in Haiti » qui sera organisée par la Banque interaméricaine de développement et la Fondation Clinton, les langues se délient, les positions se précisent, mais surtout les portes s'ouvrent pour le secteur privé haïtien.
Selon les dernières listes qui circulent en petit comité, pour faire de la place aux locaux, l'assistance attendue a dû être plus que doublée. On ajoute à tour de bras des noms. Il y aura une forte représentativité des Haïtiens, selon ce qui se dit.
L'oubli des premiers jours était dû au fait qu'il n'y avait pas de gouvernement pour être le vis-à-vis des organisateurs. Mais diriez-vous, les organisations du secteur privé étaient bien en place, pourquoi ne les a-t-on pas consultées ?
Choc de culture et doute sur la force de frappe de notre secteur privé, consent à dire au détour d'une conversation à bâtons rompus, après promesse du confortable « sous le couvert de l'anonymat », un expatrié qui n'a pas sa langue dans la pochette de son blazer.
« Le secteur privé haïtien se comporte en ayant droit qui attend qu'on le courtise, qu'on le rejoigne sur les hauteurs où elle niche » (sic) alors qu'elle devrait être au devant de la scène, friande d'opportunités et de joint-venture de toute sorte pour enrichir son capital de savoir-faire et accéder à de nouveaux leviers financiers.
Que constate-t-on ? questionne l'ami d'Haïti : le secteur privé ne parle pas. Ne se projette pas. Ne construit pas le rêve d'un demain meilleur. Ne partage rien avec le reste de la population. Ne se campe pas en capitaine d'une équipe encore moins en ce buteur qui doit scorer pour faire gagner la bataille du mieux vivre, reproche-t-il.
« Les patrons de ce pays n'ont ni philosophie ni porte-parole », selon lui.
« Au lieu de se plaindre de tout et encore moins au dernier moment, le secteur privé haïtien devrait annoncer ses intentions, faire valoir ses prétentions, publier le catalogue de ses investissements sur place, monter son plan d'affaires et surtout réclamer des fonds, des moyens. Etre partie de la solution, pas des problèmes.»
« Mardi, le chic absolu serait une contre-conférence, un forum alternatif organisé par le secteur privé haïtien pour présenter le décompte de tous les emplois déjà créés depuis le séisme et des investissements en cours. Parler du présent, prendre option pour le futur, se faire voir et connaître pendant le show des grands amis qui ne vont faire que des annonces », estime en stratège cet ami d'Haïti, qui désenchante de ne pas voir les Haïtiens se prendre en main.
Pour cela, il faudrait que les hommes d'affaires décident d'être la vitrine d'un pays qui veut aller de l'avant et sortent de derrière le paravent de l'indigence, ce cache-misère de nos fortunes et infortunes.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=99733&PubDate=2011-11-25
Commentaire
Cet éditorial met le doigt sur une plaie béante: la mentalité élitiste de tous les secteurs (de professionnel, des affaires, étudiant, et même politique) de ce pays. Avoir accès à un poste, à une promotion en Haiti, peut produire exactement le contraire de ce qu'il produit ailleurs, une paralysie. On atteint un "niveau élevé" pour y rester, c'est à dire pour tout paralyser afin que rien ne permette à d'autres de jouir un jour de ce même privilège. Pour atteindre une fin aussi machiavélique, il faut beaucoup de sacrifices. Des autres! Nos leaders, c'est un titre qu'on apprécie beaucoup en Haiti, ont donc intérêt à s'exhiber quand il y a une vitrine, une galerie pour se pavaner. Autrement, on gaspille son temps! La partie la moins noble (selon cette mentalité ancien régime) du travail, qui consiste à vraiment travailler, aller à la base, consulter les clients potentiels, créer son créneau au sein de la population, s'adresser à des devanciers plus expérimentés donc capables de nous faire bénéficier de leurs connaissances, de leurs expériences, c'est se ravaler. Cela ne se conçoit pas. C'est comme ces nobles qui se sont fait déplacer par les bourgeois parce que trop paresseux, trop sensibles au jugement des autres (ceux qui critiquent sans rien faire), mais surtout trop parasites. Le travail se fera tout seul, c'est une espèce de devise sacrée. Rétrograde, mais devise quand même. Heureusement qu'il y a encore des esprits lucides pour leur dire à ces perpétuels retardataires ce qu'ils n'aiment pas entendre trop souvent! Quelques-uns se réveilleront, sans doute, et feront la différence, traceront le chemin que d'autres pourront emprunter.
Selon les dernières listes qui circulent en petit comité, pour faire de la place aux locaux, l'assistance attendue a dû être plus que doublée. On ajoute à tour de bras des noms. Il y aura une forte représentativité des Haïtiens, selon ce qui se dit.
L'oubli des premiers jours était dû au fait qu'il n'y avait pas de gouvernement pour être le vis-à-vis des organisateurs. Mais diriez-vous, les organisations du secteur privé étaient bien en place, pourquoi ne les a-t-on pas consultées ?
Choc de culture et doute sur la force de frappe de notre secteur privé, consent à dire au détour d'une conversation à bâtons rompus, après promesse du confortable « sous le couvert de l'anonymat », un expatrié qui n'a pas sa langue dans la pochette de son blazer.
« Le secteur privé haïtien se comporte en ayant droit qui attend qu'on le courtise, qu'on le rejoigne sur les hauteurs où elle niche » (sic) alors qu'elle devrait être au devant de la scène, friande d'opportunités et de joint-venture de toute sorte pour enrichir son capital de savoir-faire et accéder à de nouveaux leviers financiers.
Que constate-t-on ? questionne l'ami d'Haïti : le secteur privé ne parle pas. Ne se projette pas. Ne construit pas le rêve d'un demain meilleur. Ne partage rien avec le reste de la population. Ne se campe pas en capitaine d'une équipe encore moins en ce buteur qui doit scorer pour faire gagner la bataille du mieux vivre, reproche-t-il.
« Les patrons de ce pays n'ont ni philosophie ni porte-parole », selon lui.
« Au lieu de se plaindre de tout et encore moins au dernier moment, le secteur privé haïtien devrait annoncer ses intentions, faire valoir ses prétentions, publier le catalogue de ses investissements sur place, monter son plan d'affaires et surtout réclamer des fonds, des moyens. Etre partie de la solution, pas des problèmes.»
« Mardi, le chic absolu serait une contre-conférence, un forum alternatif organisé par le secteur privé haïtien pour présenter le décompte de tous les emplois déjà créés depuis le séisme et des investissements en cours. Parler du présent, prendre option pour le futur, se faire voir et connaître pendant le show des grands amis qui ne vont faire que des annonces », estime en stratège cet ami d'Haïti, qui désenchante de ne pas voir les Haïtiens se prendre en main.
Pour cela, il faudrait que les hommes d'affaires décident d'être la vitrine d'un pays qui veut aller de l'avant et sortent de derrière le paravent de l'indigence, ce cache-misère de nos fortunes et infortunes.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=99733&PubDate=2011-11-25
Commentaire
Cet éditorial met le doigt sur une plaie béante: la mentalité élitiste de tous les secteurs (de professionnel, des affaires, étudiant, et même politique) de ce pays. Avoir accès à un poste, à une promotion en Haiti, peut produire exactement le contraire de ce qu'il produit ailleurs, une paralysie. On atteint un "niveau élevé" pour y rester, c'est à dire pour tout paralyser afin que rien ne permette à d'autres de jouir un jour de ce même privilège. Pour atteindre une fin aussi machiavélique, il faut beaucoup de sacrifices. Des autres! Nos leaders, c'est un titre qu'on apprécie beaucoup en Haiti, ont donc intérêt à s'exhiber quand il y a une vitrine, une galerie pour se pavaner. Autrement, on gaspille son temps! La partie la moins noble (selon cette mentalité ancien régime) du travail, qui consiste à vraiment travailler, aller à la base, consulter les clients potentiels, créer son créneau au sein de la population, s'adresser à des devanciers plus expérimentés donc capables de nous faire bénéficier de leurs connaissances, de leurs expériences, c'est se ravaler. Cela ne se conçoit pas. C'est comme ces nobles qui se sont fait déplacer par les bourgeois parce que trop paresseux, trop sensibles au jugement des autres (ceux qui critiquent sans rien faire), mais surtout trop parasites. Le travail se fera tout seul, c'est une espèce de devise sacrée. Rétrograde, mais devise quand même. Heureusement qu'il y a encore des esprits lucides pour leur dire à ces perpétuels retardataires ce qu'ils n'aiment pas entendre trop souvent! Quelques-uns se réveilleront, sans doute, et feront la différence, traceront le chemin que d'autres pourront emprunter.
vendredi 25 novembre 2011
Haiti-Droits Humains : Le GARR souhaite la présence de l’Etat à la frontière avec la République Dominicaine
jeudi 24 novembre 2011
P-au-P, 24 nov. 2011 [AlterPresse] --- Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) révèle que plusieurs ressortissants haïtiens sont morts (certains par strangulation) et d’autres sont blessés et portés disparus en République Dominicaine et appelle l’Etat haïtien à leur protection et à leur sécurité, dans un rapport transmis à AlterPresse.
Depuis la soirée du 9 novembre 2011, des ressortissants dominicains ont orchestré des attaques à l’encontre des Haïtiens, notamment à “La Descubierta”, une localité de la République voisine, en représailles à l’assassinat d’un dominicain dans la zone de Savann Bonm, commune de Cornillon/Grand-Bois (Ouest).
Trois Haitiens ont été tués et trois autres blessés, indique le rapport du GARR. Les cadavres des trois Haïtiens ont été trouvés en territoire dominicain, selon des témoignages.
L’un de ces cadavres a été transporté et remis aux parents tandis que les deux autres non identifiés ont été vus près de la caserne dominicaine de Cacique. D’après des témoins, ils commençaient à entrer en putréfaction.
Ces trois haïtiens ont été identifiés sous les noms de Anil Déjouie (22 ans, mort étranglé), travailleur en territoire dominicain, Dieubon ainsi connu (mort par strangulation), Gabriel Michel (39 ans et père de six enfants), cultivateur depuis 20 ans, toujours selon le rapport.
Un autre rapport publié par le Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) sur ce même incident rapporte trois cas d’Haïtiens blessés observés dans un hôpital à Barahona dont Cael Bellevue, 49 ans originaire de Mathurin, localité située tout près de Savann Bonm et Bernard Baptiste, 29 ans, connu en République Dominicaine sous le nom de Julio César, originaire de Terre Froide (commune de Fonds-Verrettes).
Les deux hommes, ont été agressés à Descubierta (RD) dans la nuit du 9 novembre 2011, souligne le rapport du GARR.
« De nombreuses personnes sont portées disparues ou se seraient mises à couvert, selon les témoignages recueillis sur place auprès de leurs parents », signale le rapport faisant état de tensions qui ont régné suite à l’incident survenu à Savann Bonm.
Le GARR, dans son rapport, souligne l’origine de l’incident en mettant l’accent sur les problèmes liés au manque de protection de la population haïtienne évoluant en République Dominicaine, notamment les couches pauvres qui travaillent dans ce pays.
L’absence d’autorités de l’Etat dans des points frontaliers où s’effectuent des échanges importants entre les populations des deux pays ainsi que la présence de civils armés dans les zones reculées qui sont acceptés tant par la population que par les autorités sont autant de causes signalées dans le rapport.
Le GARR recommande aux autorités haïtiennes à garantir le droit à la vie et à la sécurité de leurs ressortissants.
Il demande à l’Etat, à court terme, de fournir une assistance aux autorités locales pour une prise en charge humanitaire à Cornillon/Grand-Bois suite à l’incident.
Le GARR invite l’Etat à renforcer sa présence dans les deux marchés frontaliers qui ont lieu dans deux sections de la commune de Cornillon/Grandbois.
« Il faut une présence permanente non seulement de la police, mais aussi d’autres agents tels la Mairie », souhaite l’organisme de droits humains.[emb kft gp apr 23/11/11 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11942
Commentaire
Où est l'État haïtien? Où est le gouvernement haïtien? A quoi servent-ils? Qui doivent-ils défendre en quelles circonstances? Ils sont les premiers responsables de ce qui se passe sur la frontière des deux pays! Les Dominicains eux savent qu'ils peuvent compter sur leur gouvernement. Mais revenons sur la terre de Toussaint Louverture! Quel est le but d'un gouvernement en Haiti?
Tandis que ce parlement (nominal seulement) gaspille les ressources du pays pour résoudre un problème qu'il a lui-même crée: un affrontement inutile avec la présidence baptisé "l'affaire Bélizaire", le pays végète. Au nom de quel principe, des parlementaires qui devraient constamment justifier le privilège dont ils bénéficient, ont-ils le droit de paralyser un pays? Au nom de quelle norme, de quelle règle propre à une société civilisée, un président peut-il se lancer tête baissée, dans les pièges que lui tendent ses adversaires, exposant l'avenir de tout un pays? Tandis que ces deux acteurs ou groupes d'acteurs jouent leur RÔLE, font semblant de défendre on ne sait plus quoi, nous assistons à l extinction de tout un pays, d'une communauté qui inquiète. L inquiétude vient d'abord du peuple, de ceux qui souffrent. Mais il y a aussi le côté Dominicain. Ce peuple voisin souhaiterait que les choses changent. Il le voudrait car cela conviendrait à Haiti, et par voie de conséquence, aussi au pays qui partage avec lui cette frontière poreuse. Devons-nous attendre constamment que le président dominicain Léonel Fernandez ou son successeur fasse sonner le signal d'alarme afin que la communauté internationale (re)vienne à notre secours? Il l'a fait du temps de Préval, qui consacrait son temps à autre chose qu'au pays. Doit-il encore le faire, dans le même contexte, pour aider Michel Martelly? Où commence et où finit la dignité pour ces gens qui occupent Haiti comme les pirates occupaient la côte occidentale de l’île avant que Louis XIV n'officialise cette occupation dont nous connaissons déjà l'histoire? Libérez ce pays et ayez la décence de vous trouver d'autres occupations, Messieurs.
P-au-P, 24 nov. 2011 [AlterPresse] --- Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) révèle que plusieurs ressortissants haïtiens sont morts (certains par strangulation) et d’autres sont blessés et portés disparus en République Dominicaine et appelle l’Etat haïtien à leur protection et à leur sécurité, dans un rapport transmis à AlterPresse.
Depuis la soirée du 9 novembre 2011, des ressortissants dominicains ont orchestré des attaques à l’encontre des Haïtiens, notamment à “La Descubierta”, une localité de la République voisine, en représailles à l’assassinat d’un dominicain dans la zone de Savann Bonm, commune de Cornillon/Grand-Bois (Ouest).
Trois Haitiens ont été tués et trois autres blessés, indique le rapport du GARR. Les cadavres des trois Haïtiens ont été trouvés en territoire dominicain, selon des témoignages.
L’un de ces cadavres a été transporté et remis aux parents tandis que les deux autres non identifiés ont été vus près de la caserne dominicaine de Cacique. D’après des témoins, ils commençaient à entrer en putréfaction.
Ces trois haïtiens ont été identifiés sous les noms de Anil Déjouie (22 ans, mort étranglé), travailleur en territoire dominicain, Dieubon ainsi connu (mort par strangulation), Gabriel Michel (39 ans et père de six enfants), cultivateur depuis 20 ans, toujours selon le rapport.
Un autre rapport publié par le Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) sur ce même incident rapporte trois cas d’Haïtiens blessés observés dans un hôpital à Barahona dont Cael Bellevue, 49 ans originaire de Mathurin, localité située tout près de Savann Bonm et Bernard Baptiste, 29 ans, connu en République Dominicaine sous le nom de Julio César, originaire de Terre Froide (commune de Fonds-Verrettes).
Les deux hommes, ont été agressés à Descubierta (RD) dans la nuit du 9 novembre 2011, souligne le rapport du GARR.
« De nombreuses personnes sont portées disparues ou se seraient mises à couvert, selon les témoignages recueillis sur place auprès de leurs parents », signale le rapport faisant état de tensions qui ont régné suite à l’incident survenu à Savann Bonm.
Le GARR, dans son rapport, souligne l’origine de l’incident en mettant l’accent sur les problèmes liés au manque de protection de la population haïtienne évoluant en République Dominicaine, notamment les couches pauvres qui travaillent dans ce pays.
L’absence d’autorités de l’Etat dans des points frontaliers où s’effectuent des échanges importants entre les populations des deux pays ainsi que la présence de civils armés dans les zones reculées qui sont acceptés tant par la population que par les autorités sont autant de causes signalées dans le rapport.
Le GARR recommande aux autorités haïtiennes à garantir le droit à la vie et à la sécurité de leurs ressortissants.
Il demande à l’Etat, à court terme, de fournir une assistance aux autorités locales pour une prise en charge humanitaire à Cornillon/Grand-Bois suite à l’incident.
Le GARR invite l’Etat à renforcer sa présence dans les deux marchés frontaliers qui ont lieu dans deux sections de la commune de Cornillon/Grandbois.
« Il faut une présence permanente non seulement de la police, mais aussi d’autres agents tels la Mairie », souhaite l’organisme de droits humains.[emb kft gp apr 23/11/11 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11942
Commentaire
Où est l'État haïtien? Où est le gouvernement haïtien? A quoi servent-ils? Qui doivent-ils défendre en quelles circonstances? Ils sont les premiers responsables de ce qui se passe sur la frontière des deux pays! Les Dominicains eux savent qu'ils peuvent compter sur leur gouvernement. Mais revenons sur la terre de Toussaint Louverture! Quel est le but d'un gouvernement en Haiti?
Tandis que ce parlement (nominal seulement) gaspille les ressources du pays pour résoudre un problème qu'il a lui-même crée: un affrontement inutile avec la présidence baptisé "l'affaire Bélizaire", le pays végète. Au nom de quel principe, des parlementaires qui devraient constamment justifier le privilège dont ils bénéficient, ont-ils le droit de paralyser un pays? Au nom de quelle norme, de quelle règle propre à une société civilisée, un président peut-il se lancer tête baissée, dans les pièges que lui tendent ses adversaires, exposant l'avenir de tout un pays? Tandis que ces deux acteurs ou groupes d'acteurs jouent leur RÔLE, font semblant de défendre on ne sait plus quoi, nous assistons à l extinction de tout un pays, d'une communauté qui inquiète. L inquiétude vient d'abord du peuple, de ceux qui souffrent. Mais il y a aussi le côté Dominicain. Ce peuple voisin souhaiterait que les choses changent. Il le voudrait car cela conviendrait à Haiti, et par voie de conséquence, aussi au pays qui partage avec lui cette frontière poreuse. Devons-nous attendre constamment que le président dominicain Léonel Fernandez ou son successeur fasse sonner le signal d'alarme afin que la communauté internationale (re)vienne à notre secours? Il l'a fait du temps de Préval, qui consacrait son temps à autre chose qu'au pays. Doit-il encore le faire, dans le même contexte, pour aider Michel Martelly? Où commence et où finit la dignité pour ces gens qui occupent Haiti comme les pirates occupaient la côte occidentale de l’île avant que Louis XIV n'officialise cette occupation dont nous connaissons déjà l'histoire? Libérez ce pays et ayez la décence de vous trouver d'autres occupations, Messieurs.
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