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mercredi 3 août 2011

Réaction de Bernard Gousse PROMESSES D'AVENIR

Haïti: Chers Amis Compatriotes,
Le Sénat a pris une décision qui met malheureusement fin au cheminement qui devait me permettre de me mettre au service de mon pays. Malheureusement ... mais momentanément.
Ma désignation a soulevé un débat public salutaire où les forces saines de la population se sont exprimées en faveur du bien, de la vie, de l'éducation, contre le mal absolu incarné dans une barbarie s'étant abattue éhontément sur les bébés, les femmes âgées, les petites marchandes et les ouvriers.
Je remercie Monsieur le Président de la République, Michel J. Martelly, d'avoir désiré m'associer à l'oeuvre de son mandat populaire.
Je remercie les parents et amis qui n'ont jamais fléchi dans leur support. Je remercie surtout les anonymes rencontrés dans les rues, sur les places, qui, discrètement mais chaleureusement, m'ont encouragé dans un combat qui était devenu le leur.
Je remercie aussi mes compatriotes sénateurs du groupe des 16 pour la publicité faite autour de mon nom avec un zèle quotidien dont n'aurait pu faire preuve la meilleure agence de publicité. J'ai pu grâce à eux me prouver à moi-même et démontrer à mes compatriotes mon endurance à garder le font haut et la tête altière, le regard porté vers un destin collectif de grandeur, indifférent aux crachats et aux vulgaires piaillements. Je ne manquerai donc pas de leur faire parvenir leurs honoraires s'ils me soumettent une facture pour un travail décidément bien fait.
Le débat parlementaire du 2 août 2011 a permis que des sénateurs désintéressés défendissent le droit et les valeurs morales avec une opiniâtreté, un panache et une éloquence pour lesquels je les félicite. Ils n'ont pas été vaincus et ont, j'espère, suscité des vocations de parlementaires valeureux, nourris de courage et de science. La défaite fut celle, éphémère, du droit, et celle, peut-être définitive, de l'honneur du Sénat, alors que languissent sous les tentes et dans les masures, dans les écoles comme dans les conseils d'administration, dans une patience de plus en plus ténue, les espoirs déçus d'une Haïti studieuse, travailleuse et reconstruite.
Le combat dans lequel je suis engagé dépasse désormais ma personne ; je ne peux l'abandonner. L'horizon de ce combat ne s'arrête pas à la question de premier ministre. Le temps est venu pour que la dignité, le travail honnête et l'éducation soient les valeurs proposées en exemple et récompensées, pour que soient vaincues l'immoralité, la corruption, les richesses spontanées et l'arrogante ignorance.
La vie publique bien conçue, en dépit de ses vicissitudes, mérite que l'on s'y consacre quand la guident l'accès généralisé aux services sociaux de base, la modernisation de l'Etat, la libération des énergies créatrices et surtout le regain de la dignité nationale.
Je resterai donc parmi vous
Au revoir

GPR, Gousse Pi Rèd.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95669&PubDate=2011-08-03

Commentaire
Voilà un cas typique d'abus de pouvoir et d'hypocrisie de la part d'un groupe de sénateurs de la république qui alarment la population dans un sens contraire aux intérêts de la population en question. Je ne crois pas que le candidat Gousse soit un saint, mais personne ne l'est en Haiti. Surtout quand on utilise le pouvoir pour fomenter le crime, le faire savoir haut et fort avec tout le poids de l'arrogance, pour ensuite se plaindre contre la justice quand exceptionnellement elle essaie de s'imposer. Si Gousse s'est montré zélé dans l'accomplissement de sa tache de faire respecter la loi, on doit d'abord se demander de quel droit des partisans du régime qui l'accusent se permettent-ils de détruire un pays sous prétexte que leur chef a été victime de manipulation? Il y a des moyens légaux pour réagir et ils donnent des résultats, même dans le cas d'Haiti. La preuve? Lors du vrai coup d’état, celui que toute la communauté nationale et internationale a désapprouvé, le monde entier était au côté de la victime au point où le président américain en personne,Bill Clinton, est allé le réinstaller au pouvoir. Personne ne criait à la violation de la constitution à l’époque. C'est ce qu'il fallait faire. Mais après, avec quelle audace défendrait-on l’indéfendable...? Le père Lebrun (le supplice du collier enflammé appliqué aux adversaires politiques) une fois instauré, comment laver le cerveau de toute une nation pour lui faire comprendre que les conflits politiques se résolvent politiquement mais non par des assassinat ni en brûlant vifs ses adversaires? Si quelqu'un a une suggestion convaincante dans le sens contraire, j’écoute! Bernard Gousse devrait être fier d'avoir été rejeté pour un motif qui honore sa solidité morale. C'est le genre d'hommes dont ce pays a grand besoin.

mardi 2 août 2011

21 juin 2011 - 4 avril 1995 ma réponse a l'article de Daly Valet intitule "Ensauvagement!"

Je comprends si bien ta frustration… Un autre « poto mitan » de notre société – une autre encyclopédie, dédiée à changer le statu quo, et prête à mettre la main à la pâte pour apporter un changement pour le mieux de notre pays.

29/07/2011

Cher Daly,

Je comprends si bien ta frustration… Un autre « poto mitan » de notre société – une autre encyclopédie, dédiée à changer le statu quo, et prête à mettre la main à la pâte pour apporter un changement pour le mieux de notre pays. L’architecte d’une meilleure qualité de vie pour tout un chacun, disparu du jour au lendemain… enlevé par un groupe de "malfektè", sans nom et sans âme.
L’enquête se poursuit ? Toujours le même déjà vu ?
Tu te sens si révolté, si dégouté. Une fois de plus ! Le même scenario !
Tu demandes « quoi », mais qui répondra ?
Nous ne sommes ni le Chef de la Police, ni le commissaire du Gouvernement, ni le Ministre de la Justice ou le Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique.
Nous ne sommes pas des « chefs ». Le pouvoir ne nous appartient pas.
Hélas, nous sommes si impuissants… juste des participants neutres et détachés devant ce spectacle affreux et cruel.
Sommes-nous vraiment si impuissants ou souffrons-nous en réalité d’une apathie chronique, qui nous permet de tourner le dos confortablement et à chaque fois, en nous faisant croire que nous ne sommes pas concernés. Heureusement ce n’était pas moi… « Il l’a cherché » – « pourquoi avoir fouillé dans ce dossier » – « pourquoi avoir parlé trop fort » – « pourquoi ne pas avoir été silencieux »… tant d’excuses, tant d’explications pour nous donner bonne conscience.
Pourtant, en observant les réactions d’un peu partout, je dois dire que cette fois-ci la société toute entière semble se réveiller, se révolter et dire haut et fort « plus jamais ». Fini les meurtres, fini l’impunité…
L’enterrement du 21 juin dernier m’a renvoyée 16 ans en arrière… au 4 avril 1995. C’était aussi à l’église Saint Pierre, avec une foule dans l’attente de pouvoir payer ses respects. Des policiers encerclaient l’église, cette fois-là, pas en attente d’un dignitaire, mais plutôt pour éviter des dérapages et pour donner une sécurité à la paroisse, dont les représentants ont été menacés plusieurs fois durant les jours précédant les funérailles. Ce 4 avril, la défunte est arrivée en retard… le prêtre est arrivé en retard. L’église était pleine à craquer et les caméras ne s’arrêtaient pas de cliquer.
Le cercueil était aussi ouvert et partiellement couvert par le drapeau … la victime avait reçu des balles la défigurant au point ou même un maquillage expert ne pouvait plus cacher la brutalité et la cruauté des attaquants… comme il a été le cas de Guiteau Toussaint.
Il y avait cependant une très grande différence entre le 21 juin et ce jour du 4 avril 1995… aujourd’hui, cette grande peur palpable et omniprésente d’alors n’était pas au rendez-vous; les jours précédant l’enterrement, personne n’était forcée d’entendre les propos d’un journaliste renommé de la place qui « s’en torchait le cul avec la mort de cette garce » (sic). Aucune porte parole du gouvernement ne déclarait, à haute et intelligible voix, que la victime « avait mérité son sort ». La société, aujourd’hui, contrairement à celle de l’époque des évènements du 28 mars 1995, n’est pas restée muette.
En 1995 personne, à part les membres de la famille, des amis et collaborateurs proches, n’a condamné publiquement ce meurtre – sauf un étranger, un américain, qui, par ironie de la vie, a été si souvent la cible de critiques violentes de la défunte. Lui seul lui rendait ce respect et cet hommage que ni le Barreau de Port-au-Prince, ni les associations de droits de l’homme ou de la femme ni la société civile ne l’ont fait.
Même aujourd’hui, 16 ans après, qui élève sa voix pour condamner publiquement et officiellement le meurtre de Maître Mireille Durocher Bertin? Est-ce toujours la peur ou choisissons-nous de souffrir une fois de plus de notre amnésie partielle volontaire ? En condamnant publiquement le meurtre de Guiteau Toussaint nous avons fait un grand pas en avant et dans la bonne direction. Espérons seulement que cette mobilisation durera au-delà de l’espace d’un matin et ne sera pas enterrée avec la victime … comme elle a été enterrée si souvent déjà dans le passé.
La police et la justice doivent faire leur travail, certes, mais nous, nous devons au moins avoir la décence et le courage de nous révolter tous ensemble pour dire d’une voix commune « NON » :
NON, Nous ne voulons plus accepter cette impunité qui détruit les chances d’une amélioration de la qualité de notre vie dans l’embryon.
NON, Nous ne voulons pas léguer ce pays dans son état actuel à nos enfants.
NON, Nous ne voulons plus continuer à pleurer aujourd’hui et tout oublier demain.
NON, Nous refusons de vivre dans un pays qui tolère et accepte ces anomalies comme norme en fermant nos yeux et enfermant tous ces problèmes dans un tiroir le lendemain matin.
Assez est assez.
Après les longues années de léthargie profonde, commençons-nous à nous atteler à l’édification des bases d’une société plus responsable, plus juste, plus saine ?

Je l’espère de tout mon cœur.
A bientôt
Anne-Rose Schoen

Commentaires des lecteurs
jojoline | 01/08/2011
Madame Schoen, J'ai lu votre article et j'ai compris. Juste pour vous dire que je partage votre réflexion sur les souffrances que nous font subir des gens de nos connaissances ou parfois qui le font pour le compte d'autrui mal intentionné. Oh des crimes gratuits... qui sèment la terreur dans nos rangs!!! Oh que c'est triste de laisser planer le doute dans le cœur de personnes qui ne savent ou ne veulent pas dénoncer leur criminel de peur de faire assassiner les gens de leur entourage!!! Il est temps que les Haïtiens arrivent à mettre de coté leur peur et de revendiquer leur droit a la vie saine. Nous ne pouvons pas toujours pleurer nos morts dans le silence. Quand une bévue a été commise, il faut que la justice s'il y en a UNE en Haïti fasse son travail équitablement. Or j'irai plus loin... la justice ne devrait prendre en considération des gens qui perpétuent le crime soi-disant qu'ils font partie du gouvernement ou étant les amis du gouvernement. CELA DOIT S'ARRETER!!! Il y a entre-nous une GRANDE HAINE qui fait que la société dans laquelle nous vivons est très malade. On nous fait du mal et on s'efforce de rire parce que nous voulons avoir la vie sauve... Moi, je dis, vaut mieux MOURIR la tête haute au lieu de couver la souffrance provoquée par quelqu'un de votre entourage. Il faut dénoncer ses malfrats qui nous causent des blessures irréparables. En gardant silence, ils sauront qu'ils ont le pouvoir de démanteler tout sur leur passage. NON... que cette haine s'estompe... NON, que la violence humaine s'estompe... NON, les crimes gratuits doivent s'estomper... Nous ne pouvons pas continuer à NIER ces crimes. Comme vous chère madame, j'aimerais que le tribunal des grandes instances en Haïti prenne ses responsabilités pour juger toute personne fautive de crimes, de kidnapping causant la mort, de magouilles, de perversion, de fraudes, de complots contre la personne, d'abus de pouvoir qui provoque un déséquilibre mental d'autrui. Cela n'a pas de sens que nous vivons aujourd'hui avec la peur parce que le mental des gens est disloqué. Combien de parents, amis qui viennent se faire soigner à l'étranger pour cause de crimes odieux vécus par leur famille ou par eux. Les Haïtiens ne comprennent pas l'IMPORTANCE DE DENONCER. Vaut mieux mourir en dénonçant que de mourir en gardant le silence... on mourra quand même.

http://www.lematinhaiti.com/contenu.php?idtexte=24919&idtypetexte=

Commentaire
Les criminels tapis dans l'ombre de l'impunité veillent toujours pour voir ce qui va se passer. Mais en dénonçant constamment, en rappelant, en rendant toujours présentes leurs scélératesses, nous leur enlevons le sommeil, nous leur disons que la perversion de la conscience a aussi ses limites. On peut mentir aux autres, les intimider, les faire assassiner quand ils ne pensent pas comme nous, mais il y a cette voix, celle qui poursuivait Caen qui ne s'éteint jamais. A moins que la folie (qui malheureusement n'est pas exclusivement le sort des criminels) ait pris la place de la lucidité. Mais cela aussi est un prix à payer quand on choisit le crime plutôt que la tolérance caractéristique des sociétés véritablement civilisées.

Le GPR se fissure

Un camp présidentiel est en train de se constituer au Parlement où Michel Martelly peinait à trouver la majorité nécessaire à la ratification du choix de Bernard Gousse, candidat à la Primature. Après Emmanuel Fritz-Gerald Bourjolly le premier à avoir abandonné le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) pour rejoindre le camp du chef de l'État ce sont cinquante huit députés qui ont signé ce lundi une déclaration au Karibe Convention Center, et ont donné naissance à la majorité présidentielle à la Chambre basse. D'autres vont suivre, annonce-t-on et des sénateurs aussi seraient sur le point de basculer dans le camp présidentiel. Retour à la genèse de ce revirement spectaculaire.
Haïti: « Le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) n'est plus majoritaire à la Chambre des députés », jubile Emmanuel Fritz-Gerald Bourjolly, jusque-là secrétaire-rapporteur du bloc qui avait brisé le rêve de l'entrepreneur Daniel Gérard Rouzier de diriger le premier gouvernement de son ami Michel Joseph Martelly. Une dizaine de députés membres du GPR est prête à rallier le camp du chef de l'Etat, selon le représentant d'Aquin à la 49e législature. Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly abandonne le navire GPR au lendemain de sa participation active à la tournée dans le Sud du chef de l'Etat dans le cadre de la Semaine du tourisme.
D'autres défections sont attendues aussi au sein du groupe constitué par les 16 sénateurs hostiles au choix de Bernard Gousse - Premier ministre désigné -, prédit le député d'Aquin, mettant en avant de profonds malaises entre les parlementaires du GPR. « Je me suis retiré du bloc pour supporter les projets de développement de Martelly et défendre les intérêts du pays et de ma circonscription », a expliqué Bourjolly, élu deux fois de suite à la Chambre des députés, respectivement sous la bannière de la Fusion des sociaux-démocrates et celle de la plateforme Inite.
Si les malaises révélés par le député se précisent au Sénat, ils ouvriront la voie à Bernard Gousse, candidat à la Primature.
La commission spéciale qui analyse les pièces du Premier ministre désigné devra publier son rapport entre mardi et mercredi. Interrogé par des journalistes lors de sa tournée dans le département du Sud, le chef de l'Etat entend soutenir jusqu'au bout le Premier ministre désigné, au grand dam du groupe des 16 sénateurs qui ne jurent que par le désistement de M. Gousse. « Le Premier ministre désigné a déposé ses pièces; il attend le verdict du Sénat », a indiqué Michel Martelly, dans l'espoir d'une majorité présidentielle en perspective déjà à la Chambre basse. Entre 54 et 57 députés, dit-il, doivent nous rejoindre rapidement. Mis à part Fritz-Gérald Bourjolly, le député de Cavaillon, Andy Dorfeuille de Ansan m nou fò s'est décidé à rejoindre le camp présidentiel. Le président, estime-t-il, a la volonté de sortir le pays de la situation actuelle.
Lettre aux sénateurs du Sud
En attendant le verdict du Grand Corps, des élus, des professionnels, des étudiants et citoyens du département du Sud demandent aux sénateurs Fritz Carlos Lebon, Francky Exius et Yvon Bissereth de prendre position en faveur de la ratification du choix du Premier ministre désigné, Me Bernard Gousse. « En nous référant à certaines dispositions annoncées par le président Michel Martelly, visant à améliorer les conditions de vie des couches économiquement et socialement défavorisés, à développer le département du Sud, en tant que mandants, nous vous demandons de supporter le chef de l'Etat en ratifiant le Premier ministre désigné », lit-on dans la lettre paraphée par au moins cinq députés représentant des circonscriptions du département du Sud. Le président de la République, insistent les signataires, doit concrétiser ses promesses de campagne et démarrer les grands chantiers de la reconstruction nationale.
Jusqu'à vendredi dernier, le
Premier ministre désigné et des sénateurs du groupe des 16 poursuivaient les négociations, selon le sénateur Nènèl Cassy. « En dépit des discussions, il n'y a aucune possibilité qu'il soit ratifié », a fait savoir le sénateur des Nippes. Le revirement de tout membre du groupe des 16, dit-il, entamerait à la fois son honneur et sa dignité d'homme d'Etat.
Claude Gilles
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95585&PubDate=2011-08-01

Commentaire
En attendant que les politiciens finissent de jongler avec les fonctions qu'ils occupent le peuple souffre. C'est normal dans un système mal défini où la personnalité des individus joue davantage que les normes établies. Chacun sait ce qu'il veut, mais personne ne se demande ce qui conviendrait à la majorité. Si un enfant pourrait gouverner un pays bien organisé, un génie échouerait là où tout s'improvise et dépend de la volonté d'un petit clan dont les membres refusent de s'entendre.

Des parlementaires vont porter plainte

Haïti: Des parlementaires dont les noms ont été cités dans le dernier rapport du RNDDH rejettent les allégations de corruption et de détournement de fonds dans le cadre de leur contrat avec le Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales en octobre 2010, alors qu'ils étaient en pleine campagne électorale. Invités de "Panel Magik" ce lundi, Guy Gérard Georges et Antoine Rodon Bien-Aimé, respectivement députés de Cerca - Cavajal et de Torbeck / Chantal annoncent leur intention de porter plainte contre le Réseau National de Défense des Droits de l'Homme dont le rapport, disent-ils, aurait une visée politique.
« Qu'est ce qui empêche quelqu'un qui a été député et qui ne l'est plus de vendre ses services comme consultant à un ministère », se demande Guy Gérard Georges. Rejetant les allégations de corruption avancées par le RNDDH dans le cadre de son dernier rapport, ( dans lequel il cite un sénateur, onze députés en fonction et dix autres de la 48e législature qui ont émargé au payroll du ministre de l'intérieur et des collectivités territoriales), le député de Cerca-Cavajal y voit plutôt un avantage pour l'institution en question qui, dit-il, peut bénéficier des expériences des anciens élus.
Spécialiste en communication, le parlementaire confirme avoir mis ses compétences au service du Ministère de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales de octobre 2010 à avril 2011. « Le dernier chèque que j'ai reçu du ministère date du 1er juin pour le service fourni du 1er au 24 avril. Depuis le 25 avril, date à laquelle les députés sont entrés en fonction, j'émarge au budget de la Chambre Basse », a fait savoir Guy Gérard Georges.
L'élu de Cerca-Cavajal rejette la position du RNDDH selon laquelle les 100 000 gourdes auraient été une façon détournée de donner de l'argent aux candidats de INITE pour financer leur campagne électorale. « Ce serait erroné de croire qu'on peut financer les campagnes électorales avec cette petite somme », rétorque Guy Gérard Georges.
« On ne peut pas choisir ses conseillers parmi ses ennemis ou les gens qu'on ne connait pas, a pour sa part indiqué Antoine Rodon Bien Aimé rejetant la thèse de népotisme avancée dans le cadre de cet affaire par le Réseau National de Défense des Droits de l'Homme. Le député de Chantal/Torbeck se questionne sur la provenance des sources du rapport du RNDDH, estimant que ce rapport a une portée politique.
Accusant le rapport du RNDDH de violation de leur droit et de diffamation, les parlementaires annoncent qu'ils vont porter plainte. Un cabinet d'avocats a déjà été contacté en ce sens, ont confirmé les élus de INITE.
Le RNDDH attend de pied ferme
« Cela ne nous fait pas peur. On attend qu'ils aillent porter plainte et que des clarifications soient portées sur le fait que les noms de ces parlementaires se trouvent sur le payroll du MICT », a répondu Pierre Esperance, incapable de dire si oui ou non s'il a des copies de ces chèques.
Insistant davantage sur ce fait, le directeur Exécutif de l'organisme de défense des droits de l'homme croit qu'il est anormal que des candidats, proches du pouvoir en place, en pleine campagne électorale, puissent obtenir un contrat au sein d'un ministère. « Pourquoi des candidats d'autres partis politiques n'ont pas pu obtenir un de ces vingt deux contrats », se demande Pierre Espérance, convaincu qu'il y a eu corruption et détournement de fonds.
« Le RNDDH a fait un travail objectif et impartial. Cependant, nous ne pouvons pas empêcher que des groupes politiques en profitent », explique Pierre Espérance rejetant la position des parlementaires pour qui le rapport du réseau serait intéressé. Le défenseur des droits humains en a aussi profité pour répondre à certaines interrogations concernant les sources de financement du réseau qui, dit-il sans donner trop de précisions, proviennent de la Hollande, de la Suède, du Canada et d'autres pays étrangers.
ULCC ne prend pas le dossier à la légère
« Nous allons ouvrir une enquête », a fait savoir Amos Durosier, directeur de l'Unité de Lutte Contre la Corruption, qui confirme avoir déjà reçu le rapport du RNDDH. Sans vouloir faire de commentaire sur le document qu'il n'avait pas encore lu ce lundi matin, le professeur Durosier explique toutefois qu'il n'existe aucune loi empêchant un ministre de recourir à des services d'autant de consultants qu'il le souhaite, pourvu qu'il soit capable de justifier les besoins.
Amos Durosier en a profité pour clarifier certains points concernant la modernisation du système de paiement au ministère des Finances qui empêche un fonctionnaire d'encaisser plus d'un chèque à moins que le concerné soit professeur. « S'il n'est pas professeur, le système bloque automatiquement le décaissement de chaque chèque pour tout fonctionnaire de l'Etat », a expliqué le responsable de l'ULCC.

Danio Darius
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95586&PubDate=2011-08-01

Commentaire
Ils ont donc été suffisamment échaudés au sein des ministères pour prendre des mesures. Cela n'est pas mauvais, mais il est néanmoins étrange que le professeur Amos Durosier justifie, avant d'avoir lu le document de la Commission des droits humains, le comportement de ceux qui obtiennent des contrats dans les conditions mentionnées. Cela fait frémir quant à la possibilité de voir une telle opération se répéter au sein du gouvernement actuel pour lequel il travaille ...à combattre la corruption. Étrange! Étrange! Étranges, les propos du directeur de l'unité de lutte contre la corruption! A moins que le même problème y existe déjà présentement et qu'il ait du mal à y faire face donc à se contredire. Serait-ce le cas d'affirmer que c'est "du pareil au même"? Attendons la fin!

lundi 1 août 2011

Les bodyguards avaient planifié le crime soutient la veuve de Dionald Polyte

Jeudi, 28 juillet 2011 10:58
Le président de la chambre des députés, Sorel Jacinthe, presse les autorités judiciaires de réaliser une enquête sérieuse sur l'assassinat du député de Pestel / Beaumont, Dionald Polyte.
Afin de contribuer à l'enquête le président de la chambre basse a dépêché une commission parlementaire dans la région. Cette commission présidée par le député Ronald Lareche a débuté mardi l'audition des 8 personnes se trouvant à bord du véhicule afin de déterminer les circonstances du drame.
L'un des membres de la commission, Benoît Laguerre, promet que les conclusions de l'enquête n'auront aucune couleur politique.
Le président de la chambre basse assure avoir mis tout en branle pour collecter des informations sur le crime. On doit savoir s'il s'agit d'un assassinat prémédité et commandé, d'un accident ou d'un guet-apens, insiste M. Jacinthe, ami personnel du défunt.
Dans le même temps, les enquêteurs de la Police judiciaire ont pris en charge le dossier. Tout en s'impliquant dans l'enquête, la chambre basse se prépare à rendre un dernier hommage au député Dionald Polyte. Aucune date n'a pour l'instant été retenue pour les funerailles du député de Pestel / Beaumont.
De son coté, la veuve Marie Eva Dutreuil Polyte accuse les gardes du corps du député d'avoir planifié le crime. Selon Mme Polyte il s'agit d'un assassinat puisque les agents de sécurité ont empêché aux occupants du véhicule d'utiliser leurs téléphones.
En ce qui a trait au passé douteux de ces deux bodyguards, Mme Polyte concède qu'ils avaient été engagés afin de donner la réplique aux adversaires du député. Nombre de personnes avaient souhaité le renvoi de ces agents de sécurité encombrants, révèle Mme Polyte.

LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19340

Commentaire
Compte tenu des circonstances, il semble qu'on n'ait pas à chercher très loin. Mais il est prudent de laisser l’enquête suivre son cours normal. Que la vérité soit découverte et que les membres de la famille sachent au moins a quoi s'en tenir. Qui a commis le crime? Pourquoi? A-t-il été une simple initiative des bandits ou a-t-il été commandite? Voila les questions auxquelles on doit répondre.

Un cyclone pourrait frapper Haiti cette semaine

Un cyclone pourrait frapper Haïti, notamment la partie Nord du pays, à partir de mercredi prochain. L’onde tropicale qui traverse le pays depuis le début du weekend a de fortes chances de se transformer, selon la météo.

31/07/2011

Un cyclone pourrait frapper Haïti, notamment la partie Nord du pays, à partir de mercredi prochain. L’onde tropicale qui traverse le pays depuis le début du weekend a de fortes chances de se transformer, selon la météo.
« La possibilité qu'une dépression puis un cyclone se forme est encore plus évidente car les conditions environnementales ne cessent d'être favorables à la formation d'un système cyclonique tard aujourd'hui ou demain », indique Le Centre national de météorologique d’Haïti (CNM) sur son site internet, ce dimanche matin.
Les responsables du CNM disent suivre attentivement la trajectoire et l'évolution de ce système. EL/LM

Commentaire
Encore un autre? On n'en finira pas avec ces menaces constantes sur la tête des victimes du dernier tremblement de terre qui peinent jusqu'à présent à trouver un logement décent. Mais comme il n'y a pas urgence pour les forces politiques en présence, s'entendre ou ne pas s'entendre pour changer le cours de la politique locale, c'est exactement la même chose, le même résultat.



Anonyme a ajouté un nouveau commentaire sur votre message "Un cyclone pourrait frapper Haiti cette semaine" :

J'ai beaucoup apprecie les informations publiees sur le net concernant les graves cyclones qui dans un proche temps vont frapper le pays, mais,il faut qu'on precise normalement lez zones qui sont les plus concernees pour que le reste de notre pauvre population ne soit pas chute face aux enormes dangers.

Une escalade grave, imprudente et inutile, selon Mirlande Manigat

Haïti: C'est imprudent et inutile l'escalade à laquelle ont est en train d'assister entre l'Exécutif et le Parlement dans le processus pour désigner le Premier ministre, a relevé Mirlande Manigat lors d'une interview à l'émission Panel Magik sur le 100.9 le jeudi 28 juillet 2011. La secrétaire générale du RDNP,sortie de son silence depuis la fin des élections présidentielles,croit que l'escalade peut enmener le pays sur des sentiers imprévus. Il faut faire très attention, a conseillé M. Manigat qui a aussi relevé une mauvaise approche de la constitution de 1987 par les forces aujourd'Hui en présence: l'Exécutif et le Parlement.
"La mauvaise lecture de la constitution, la mauvaise approche de la relation qui devrait exister entre l'Exécutif et le Parlement sont les deux principaux facteurs qui expliquent cette escalade", a martélé la constitutionaliste. « Depuis la campagne électorale, il était prévisible que l'un des partis, INITE, allait avoir une forte présence au Parlement. Par rapport à ce fait, je m'étais dit que si je parvenais à remporter les élections j'allais choisir le Premier ministre en consultation avec le président de la chambre basse, celui du sénat de la République et en négociant avec tous les groupes représentés au parlement », avait prévu Mirlande Manigat qui croit Michel Martelly doit impérativement harmoniser ses relations avec le Parlement.
« Le président ne peut pas imposer son Premier ministre aux parlementaires. Il est contraint de négocier avec eux », explique l'ancienne candidate à la présidence qui a attiré l'attention sur le fait que cette réalité n'est pas inédite dans l'histoire récente d'Haïti. Sous le premier gouvernement de René Préval, les parlementaires ont rejeté à cinq reprises un premier ministre qu'il a désigné.
RDNP dans l'opposition à sa manière
On ne peut pas s'autoproclamer leader de l'opposition, a dit Mirlande Manigat, rejetant l'idée selon laquelle les partis politiques et d'autres secteurs de la société civile soient tétanisés après les élections ayant porté au pouvoir Michel Joseph Martelly. « Chaque parti fait l'opposition à sa manière. En d'autres termes, il y a plusieurs oppositions », a fait savoir la leader du RDNP qui dit en représenter une.
« Il ne s'agit pas seulement de critiquer ce que fait le pouvoir en place. Au niveau du RDNP, on observe et réagit dans le cadre de ce qu'on appelle le cabinet fantôme, comme si on était au pouvoir afin de savoir ce que nous nous aurions fait », a confié Mirlande Manigat pour qui l'opposition de son parti serait plutôt professionnelle.
Il y a quelques semaines, le parti a lancé les cours d'été du RDNP qui vise la formation de plusieurs centaines de jeunes dans les métiers du bâtiments et à inculquer aux étudiants finissants les techniques de réalisation de leur mémoire de sortie, a révélé Mme Manigat, soulignant être active avec le RDNP
Mirlande Hyppolite Manigat a obtenu 31.7% des voix exprimées lors de la dernière élection présidentielle. Une élection au cours de laquelle 78% des personnes en âge de voter ne se sont pas rendues aux urnes. Une réalité qui est extrêmement préoccupante sur le plan de l'action politique et de l'engagement politique, a fait remarquer Mirlande Manigat. Elle envisage avec les membres de son parti de prendre des initiatives en vue d'éviter la répétition de ce fort taux d'abstention lors des élections à venir.
Danio Darius
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95473&PubDate=2011-07-28

Commentaire
Heureusement qu'une partie de l'opposition (le RNDP) travaille tandis qu'une autre (INITE) défend ses propres intérêts, oubliant tout ce qui n'est pas profit immédiat! Si les autres parties de l'opposition se convertissaient eux-aussi en institution de formation plutôt que de se limiter à faire ce qui leur convient exclusivement, il y aurait un peu plus d'espoir pour avancer. Aussi madame Manigat devra-t-elle se convertir en professeure de toute la nation pour que les autres suivent. Très bon exemple en tout cas!